Comment transposer 50 projets sur mon territoire ?

30 novembre 2020 V du 18-12

Comment transposer 50 projets sur mon territoire ?

Pour peu que l’on soit maire d’une commune de 1000 habitants, la question paraît ridicule. Elle l’est si on en reste là.

Mais la couverture nationale par 1250 communautés de communes et d’agglomération fournit une échelle de territoire où trouver les compétences de proximité nécessaires au développement des projets.

Cela ne veut pas dire que les projets  sont développés systématiquement à cette échelle. L’expérience montre que chaque projet a son échelle de territoire optimale, de la maison à la région ; et donc aussi son équipe projet et ses financements.

Nous devons donc rechercher des communautés de projet. Et ne pas raisonner seulement collectivité territoriale même si l’élu territorial est clé, mais bien aussi avec les habitants, les actifs venant travailler d’ailleurs, les entrepreneurs et les établissements d’enseignement.

Quelques pistes :

Organisation des compétences

Pour transposer les projets sur votre territoire, il est proposé d’identifier localement un élu, un citoyen et un fonctionnaire municipal sur chacun des 4 champs de projet  quantifiables, alimentation-déplacements-bâtiments-énergies renouvelables et sur les champs transverses de la biodiversité et de l’éducation populaire-formation;

Ces groupes auront pour première charge d’identifier et de mettre en forme les projets efficaces inventés sur le territoire local ou ailleurs. Une première identification pourra alors être opérée pour établir un plan d’action. Et la communication préparée pour annoncer le lancement local.

La connaissance approchée des émissions locales de gaz à effet de serre, comme celle du gisement local de chaque projet sont clé. Vous trouverez la méthode et un outil qui permet d’approcher ces émissions, gratuitement dans ce document : https://agirlocal.org/methode-identification-50-projets/

Localement, les territoires ont chacun leurs caractéristiques (population, emploi, revenu médian mais aussi part de surface agricole utile dans le total du territoire, type et âge du bâti, infrastructures de transport, production d’énergie renouvelable, potentiel de biodiversité, établissements d’enseignement, compétences locales) et donc leurs gisements locaux.

Une cinquantaine de projets identifiés permettra à chaque territoire d’adapter ceux parmi les 50 qui sont localement les plus efficaces et d’en inventer d’autres si nécessaire.

Coût :

Tout projet a un coût financier. Sauf les changements de comportement.

La place de l’éducation populaire et de la formation est évidemment essentielle en matière de comportements. Ce qui permet d’enclencher un cercle vertueux : économies d’argent réinvestissables dans des projets plus coûteux qui développent encore plus de bien être, d’emplois, de compétences…

Commencer par là est d’autant plus profitable que le CO2 émis reste un siècle dans l’atmosphère ; ce qui conduit à commencer par les projets les plus efficaces, les moins chers, les plus faciles à mettre en oeuvre. Les changements de comportement en sont un, pas le seul.

Parmi les projets efficaces qui ont un coût, ce critère simple permet de choisir, compte-tenu des financements disponibles, les meilleurs rapports efficacité-coût,: la TeCO2 économisée à l’euro dépensé.

Mode de décision :

Nous avons à faire deux types de projets ; ceux que l’on peut décider seul, comme habitant, entrepreneur ou élu et ceux que  l’on ne peut faire qu’ensemble.

Les projets que l’on peut décider  seuls ont cet avantage : ils donnent directement du pouvoir d’achat à ceux qui les mènent à bien, d’autant plus de pouvoir d’achat qu’ils sont efficaces. Et permettent de réinvestir. Pourvu que l’on tienne les comptes de ces actions.

Mais ceux que l’on doit faire ensemble ont le même avantage, collectif et en retour, individuels.

D’où cette idée de mettre au point un compte analytique transition, communal, intercommunal, d’entreprise… permettant de mesurer dans la durée les investissements et dépenses faites, les économies réalisées. Aux deux bouts, l’Etat et les habitants pourraient faire de même.

Agirlocal, ensembles

Ce n’est pas pour ajouter une association de plus que nous avons créé Agirlocal; c’est pour y arriver, ensembles, à écarter la menace climatique.

Pour adhérer: contact@agirlocal.eu

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