lettre à Thierry Coulhon

Jouy le Moutier le 15 novembre 2020

Monsieur,

En lisant l’article du Monde qui vous est consacré, j’ai pensé utile d’attirer votre attention sur deux anomalies (dont j’ignore ce que vous en connaissez). Je le fais d’autant plus que votre parcours signe des préoccupations au delà de votre actuelle mission et donc l’accès à un réseau de décideurs en conséquence.

La première anomalie porte sur le changement climatique et l’action locale propre à contribuer à l’écarter. En deux mots, l’urgence est déclarée jusqu’au plus haut niveau de l’Etat mais l’empreinte carbone n’est pas calculée à la commune par les pouvoirs publics pour être mise à disposition des élus locaux mais aussi des habitants et de entrepreneurs du cru. Comme si Pasteur s’était intéressé à la fièvre et avait négligé les microbes, évité d’inventer la vaccination. 30 millions de ménages, parmi lesquels 5 millions d’entrepreneurs et une demi millions d’élus locaux doivent bien valoir quelques milliers de décideurs brillants. On connaît le fonctionnement en silos et le gisement de solutions qu’apporte le travail en transverse. L’approche territoriale est transverse par nature, multidimensionnelle par construction. L’empreinte carbone locale est une matrice de découverte. Plus largement, l’évaluation territoriale est un levier de mise en mouvement efficace des acteurs locaux.

Il y a un an, j’ai jeté aux orties mes réserves de haut fonctionnaire à la retraite et tiré les conséquences de cette situation ; en deux pages : https://agirlocal.org/pourquoi-comment-agir-local/  Mais il serait productif que la recherche s’intéresse à cette anomalie et plus encore qu’elle développe, avec des moyens sans commune mesure avec les miens, les outils que j’ai pu esquisser.

La deuxième anomalie est identifiée de longue date. On sait les bureaucraties centrées sur leur nombril et ignorer ceux qu’elles sont censées servir. Le service public devient le public qui sert le service. C’est le cas en matière d’efficacité énergétique. La récente invention du service d’accompagnement de la rénovation énergétique en est un chef d’œuvre. Usine à gaz pour les porteurs de projet locaux, elle est propre à écoeurer les meilleures volontés.

Sauf à penser dans le cas évoqué que le montage est prémédité et vise un tout autre objectif, là aussi la recherche pourrait éclairer les modes d’organisation ; pas seulement sur cet étroit mais vital exemple. Les cas de systèmes internet fermés sont innombrables ; à la façon du gag du rond point cher à Raymond Devos où l’on rentre sans problème mais d’où l’on ne peut sortir, toutes les issues étant en sens interdit. Quiconque a tenté de se procurer sa carte grise par internet sait de quoi il s’agit. Les sites d’organismes privés ne sont pas en reste, la législation bancaire non plus.

La construction d’outils qui centrent l’organisation quelle qu’elle soit sur celles et ceux qu’elle sert et non l’inverse serait un pas décisif ; contraindre ensuite tout  changement d’organisation à passer par un test pratique par les utilisateurs potentiels est une deuxième étape, évidemment politique. Surtout si elle conduit à obliger par la loi à tenir un centre d’appel qui ne commence pas par vous êtes mort, tapez un. Et ne finit pas par vous êtes trop nombreux rappelez plus tard puis raccroche.

Tant qu’à faire de la recherche, il ne me paraît pas inutile de chercher aussi ce qui peut servir à vivre mieux, encore plus à survivre. Sur un cas très particulier, j’ai développé avec quelques centaines puis quelques milliers d’acteurs locaux un outil qui décompose le système que nous faisons avec la terre et la biomasse en une douzaine de dimensions.  Exprimée en termes de vie quotidienne, locale, cette auto évaluation (@d aménagement durable) a fait la démonstration de son intérêt par les développements qu’elle a suscité. https://agirlocal.org/par-ou-commencer/

En espérant n’avoir pas enfoncé trop de portes ouvertes,

Très cordialement

Jean-Michel Vincent

0620721336

PS je vous envoie aussi cette lettre par courrier

pourquoi comment agir local

9 novembre 2020

Pourquoi agir local ?

 

« Lavez vous les mains et tout ira bien »

Graeme MacKay et un dessinateur argentin; source INTA, texte imv

 

La démarche agir local, repose sur un constat et une ouverture :

25 COP et 15 ans de politiques nationales de transition n’ont pas arrêté les émissions de gaz à effet de serre. Elles croissent en France comme le constate le Haut Conseil pour le Climat.

C’est pourquoi il est proposé d’emprunter un chemin que nous avons pas essayé : l’action locale, méthodique, outillée, massive.

Ce qui n’exclut évidemment pas les actions internationales et nationales mais vise à les compléter en s’articulant avec elles, en mode projet, locaux, efficaces.

La démarche agirlocal a plusieurs vertus : l’acceptabilité est discutée sur les lieux de vie, les projets sont à portée de décision locale, les gains de pouvoir d’achat, de bien être et d’emplois aussi. les lobbies auront plus de mal à la contrer.

Cette démarche, agir local, demande de créer les conditions de son efficacité :

A l’expérience, pour être efficace, l’action locale demande une ingénierie publique tiers de confiance et une vitrine à projet :

– L’ingénierie publique pour franchir les falaises techniques, institutionnelles, financières qui se dressent devant les acteurs des projets locaux.

– La vitrine à projets pour ne pas réinventer l’eau sucrée aux quatre coins des territoires.

Ce que je vous propose de construire.

Cette construction des conditions d’efficacité ne part pas de zéro ;

Elle est commencée de longue date, avec l’ingénierie publique tiers de confiance développée dans plusieurs institutions et associations depuis une vingtaine d’années mais aussi avec le site  www.agirlocal.org  ébauche d’une vitrine à projets notamment de trois projets démonstrateurs et une dizaine de projets et deux douzaines d’idées de projets.

Pour autant les moyens engagés, ne sont plus à la hauteur de l’urgence climatique et plus encore ils ne sont pas organisés pour faire masse.

La démarche d’identification nationale de 50 projets locaux efficaces et leur mise en vitrine est une étape clé à franchir en ce sens : les éléments de cet appel sont développés sur : https://agirlocal.org/pour-un-appel-a-projets-efficaces/

 

9 octobre 2020

Pour un appel à identification de 50 projets de réduction de CO2,

Locaux, efficaces

Pourquoi ? Pour réduire de 80% nos émissions dans les deux mandats municipaux qui restent avant le déclenchement des 2°C de réchauffement.

Qu’est-ce qu’on y gagne ? Réduire nos émissions de CO2e à coup de projets locaux efficaces fait gagner du pouvoir d’achat et du bien être, fait monter en compétences les acteurs locaux, développe l’emploi local, diminue la pauvreté, invente une nouvelle forme de démocratie dans l’action.

Comment ? En passant à l’action là où nous vivons, c’est à dire là où nous pouvons en décider, du citoyen à la Région.

Avec qui ? Avec les habitants, les entrepreneurs, les élus locaux, avec les autres territoires et leurs forces vives, projet par projet, sans autre préalable que l’accord sur un projet et un territoire donnés.

Comment se reconnaître de territoire à territoire? En déclarant l’urgence climatique dans nos communes, nos territoires.

Avec quels projets ? Avec des petits projets car il est trop tard pour les grands projets, trop longs à mettre en œuvre dans le temps qui reste ; nous avons besoin de penser local pour agir global, d’inventer et reproduire méthodiquement des petits projets efficaces, massivement. Dans 4 champs d’action de réduction mesurables nourriture, déplacements, bâtiments, énergies renouvelables et 2 champs d’action transverses biodiversité et éducation populaire-formation.

Faut-il réinventer 50 projets efficaces ? Non, de nombreux projets ont été menés à bien sur le territoire national (et ailleurs). C’est l’objet de cette proposition d’appel : les identifier, mesurer leur efficacité locale et nationale ; les mettre en vitrine pour que chacun les adapte et les reproduise sur son territoire. En invente d’autres quand nécessaire. Si vous ne le croyez pas, en voici une première liste ; elle va de l’idée de projet formulée à 3 démonstrateurs reproductibles : http://agirlocal.org/liste-50-projets/

Comment identifier ces 50 projets efficaces ?  Cette note de méthode fournit une première liste de projets, des outils de mesure, une proposition d’organisation locale, une fiche type et un exemple de remplissage de la fiche : http://agirlocal.org/methode-identification-50-projets/

Comment partager et s’approprier localement ce projet global ? Cette note décrit les enjeux et les développe en 10 pages illustrées : https://bit.ly/395wCRp

D’où partir sur notre territoire ? De l’empreinte carbone de nos communes : un tableur de calcul à la commune de l’empreinte carbone a été construit à partir des données du HCC. Il est gratuit, inclus dans un kit transition où l’on trouve quelques projets et de quoi s’informer et se former ; et cet indicateur simple, fédérateur, pour mesurer l’efficacité d’un projet: la tonne de CO2 économisée à l’euro dépensé : http://agirlocal.org/kit-transition-locale/

Si Copenhague est en passe de réussir zéro émissions carbone sur la période 2009-2025, pourquoi pas nous ?

Nous lancerons cet appel à projet dès que nous aurons mis en place l’organisation nécessaire pour les trier et les mettre en vitrine. Cela ne saurait tarder.

Télécharger cet article au format pdf : Pourquoi comment agir local ?

pourquoi agir local

9 novembre 2020

Pourquoi agir local ?


« Lavez vous les mains et tout ira bien »

Graeme MacKay et un dessinateur argentin; source INTA, texte imv

La démarche agir local, repose sur un constat et une ouverture :

25 COP et 15 ans de politiques nationales de transition n’ont pas arrêté les émissions de gaz à effet de serre. Elles croissent en France comme le constate le Haut Conseil pour le Climat.

C’est pourquoi il est proposé d’emprunter un chemin que nous avons pas essayé : l’action locale, méthodique, outillée, massive; Pour contrer à son niveau la menace climatique.

Ce qui n’exclut évidemment pas les actions internationales et nationales mais vise à les compléter en s’articulant avec elles, en mode projet, locaux, efficaces.

La démarche agirlocal a plusieurs vertus : l’acceptabilité est discutée sur les lieux de vie, les projets sont à portée de décision locale, les gains de pouvoir d’achat, de bien être et d’emplois aussi. les lobbies auront plus de mal à la contrer.

Cette démarche, agir local, demande de créer les conditions de son efficacité

A l’expérience, pour être efficace, l’action locale demande une ingénierie publique tiers de confiance et une vitrine à projet.

– L’ingénierie publique pour franchir les falaises techniques, institutionnelles, financières qui se dressent devant les acteurs des projets locaux.

– La vitrine à projets pour ne pas réinventer l’eau sucrée aux quatre coins des territoires.

Ce que je vous propose de construire.

Cette construction des conditions d’efficacité ne part pas de zéro ;

Elle est commencée de longue date, avec l’ingénierie publique tiers de confiance développée dans plusieurs institutions et associations depuis une vingtaine d’années mais aussi avec le site  www.agirlocal.org  ébauche d’une vitrine à projets notamment de trois projets démonstrateurs et trois douzaines de projets ; pour autant les moyens engagés, ne sont plus à la hauteur de l’urgence climatique et plus encore ils ne sont pas organisés pour faire masse.

La démarche d’identification nationale de 50 projets locaux efficaces et leur mise en vitrine est une étape clé à franchir en ce sens : les éléments de cet appel sont développés sur : https://agirlocal.org/pour-un-appel-a-projets-efficaces/

Jean-Michel Vincent

20201110 projet CR3 copil

10 novembre 2020

Lab’Hautil

Projet de relevé de conclusion Copil N°3

https://agirlocal.org/20201110-projet-cr3-copil/ ‎

 

Etaient  présents :

Christine Catarino conseillère municipale de Jouy le Moutier

Sylvie Couchot, maire de Vauréal

Maxime Loubar, maire adjoint

Jean-Michel Vincent, délégué Val d’Oise d’agir pour le climat

Jean-Jacques Fréjaville DGS Vauréal

David Bredin, Conseiller municipal délégué Développement durable & Mobilités

Caroline Morin DGS de Vauréal au 1er décembre prochain

Excusé Joel Tissier

Ordre du jour : 

Approbation du compte-rendu

Communiqué de lancement : déclaration de l’urgence climatique et intention 50 porjets

Point d’avancement :

Contact Marc Denis

Réunion Banque des Territoires-Ademe/ Amif/ SPL

Energie Sprong

Montage association Agirlocal

En préalable, Jean-Michel rappelle qu’il a demandé par mail la tenue de cette réunion en particulier pour caler notre position avant la réunion ce vendredi 9h30 avec la Banque des Territoires et l’ADEME.

Jean-Jacques rapporte un échange avec Jean-Michel relatif à la sensibilisation des élus de Cergy à notre démarche. Il en parlera à l’élu en charge du développement durable.

1- Le compte-rendu du copil n°2 est approuvé.

Toutefois, Maxime indique qu’après une réunion interne,  Jouy le Moutier demande qu’une structure de coopération des 3 communes soit créée ; pour être opérationnel, capter les subventions et communiquer. Cette création est la condition de l’adhésion de la commune au Lab’Hautil. Elle permet de monter un projet politique opérationnel conforme au programme sur lequel la liste a été élue.

Afin de lever toute ambiguïté, Jean-Michel rappelle que la démarche est à la fois locale et nationale ; nationale pour l’ingénierie publique tiers de confiance et la vitrine à projet, locale pour la mise en œuvre d’une cinquantaine de projets à identifier et adapter localement. La première relève de l’association agirlocal à créer, la seconde des communes qui s’organiseront comme elles l’entendent pour mener à bien ces projets locaux. Il indique qu’il n’a pas d’autre légitimité sur ce second point que celle d’un citoyen, contributeur. Les élus sont moteurs.

Sylvie fait remarquer que la création d’une structure formelle fait revenir sur de vieux schémas. Elle constate que l’important est que nous n’avons que deux mandats ; nous n’avons pas de temps, et la communication n’est pas première ; Elle souligne que ce sont les citoyens engagés qui vont faire. Elle cite l’exemple d’un professeur, président d’association, opposant et  qui sera disposé à agir si le projet est ouvert et libre ;  il prendra alors une place qu’il aura du mal à prendre si le projet a une étiquette politique, bloquante. Elle plaide pour un système ouvert.

Quelques projets locaux sont évoqués au fil de la discussion : flotte de véhicules municipaux, cantines, bus 47, jardins partagés (alimentation en eau et forêt nourricière) …

Jean-Michel attire à nouveau l’attention sur le fait que chaque projet a son périmètre de territoire optimal, et donc sa gouvernance et ses financements : le plan d’alimentation territorial avec le PNR et Cergy-Pontoise, la réhabilitation thermique de maisons groupées, développé à Jouy le Moutier,  à l’échelle du Lab’Hautil ou mieux, de l’agglo.

Maxime pointe deux options : mutualiser les projets politiques des 3 communes ou aller chercher des projets ailleurs et les tester. L’un n’excluant pas l’autre.

Jean-Jacques attire l’attention sur l’interdiction d’une association exclusivement composée de communes et les problèmes de responsabilité engagées dès le premier salarié.

Jean-Michel évoque un atelier de Cergy fait à Puebla : la « table des maires » y a été proposée par un élu breton lors du jury qui a réuni pour la première fois les 22 maires de l’agglomération de fait qu’est Puebla. Cette réunion informelle  a permis en Bretagne d’avancer simplement, sans structure, sur des projets d’intérêt commun. Jean-Michel  plaide pour une montée en charge progressive de l’organisation du Lab’Hautil.

L’échange se poursuit, Verbatims des présents :

« Le projet va chercher son porteur

Les retours d’expérience permettent de ne pas refaire des erreurs que ceux qui ont mené à bien des projets ont faites en cours de route.

Dans les communes, nous avons passé l’étape du chargé de mission développement durable, en fait chargé de la communication. Aujourd’hui les responsables sont dans chaque service.

Exemple, le responsable des espaces verts de Vauréal qui a construit son propre réseau d’acteur des territoires. autre exemple, l’attention attirée par une association sur un appel à projet de la région passé inaperçu.

La valeur ajoutée d’agirlocal tient dans la boite à idées, la coordination et les outils.

Le plus grand gisement de réduction de CO2 n’est pas en silo mais en transverse aux organisations. Avec les bénéfices de pouvoir d’achat, d’emploi, de bien être…

Nous avons commencé à traduire le programme en fiches actions et voulons un bilan carbone de chaque action. Je rêve d’un budget financier et d’un budget carbone communal.

Beaucoup de réponses existent. Nous faisons du vélo, avec les deux dimensions nationale-locale.

La question des moyens de la commune est posée ; à Maurecourt en particulier.

Toute structuration formelle va entrainer un surcroit de réunions pour les élus et les services que vous êtes, déjà surchargés.

Le maire de Jouy le Moutier ne signera pas sans savoir comment cela va se passer programmatiquement. Il faut retravailler. »

Caroline fait une proposition: nous devons nous caler dans nos objectifs politiques, ce qui est déjà le cas mais aussi dans nos ressources.

Elle cite l’exemple du RGPD (règlement général sur la protection des données) qui a demandé un changement stratégique, un projet de service… et qui a conduit à faire un bilan, un audit et une mise en conformité. Cela s’est fait à plusieurs communes avec une commune pilote qui capte les financements et a mis à disposition des moyens pour le brainstorming, la coordination, la recherche de projets et de porteurs de projets.

L’autre piste est celle de l’association. Mais le financement se fera par projets et ne se fera pas globalement via une association.

En conclusion et pour la réunion avec la Banque des Territoires, sera évoquée la question de l’organisation locale,-un outil de coopération pour monter une, des communautés de projets-, avec les deux options proposées : commune pilote ou association.

2- Projet de communiqué :

Jean-Michel demande que le projet de communiqué soit rédigé en parallèle à notre recherche d’organisation locale ; l’absence de communiqué complique la fabrication et la transmission de documents, les montages, les échanges. Il ne sera évidemment publié que lorsque les 3 maires l’auront validé.

Il rappelle que les documents rédigés faisant état du Lab’Hautil sont sur https://agirlocal.org/labhautil-interne/

Cette adresse n’est connue que des membres du copil. Elle a été faite pour donner un accès facile aux documents et aux nouveaux participants à la démarche. Plus le temps passe, moins elle va rester confidentielle.

Il est décidé que ce projet de communiqué sera établi avec deux options, l’une avec une commune pilote, l’autre avec une association ; l’idée étant de lever les divergences aussi par ce moyen. Le projet établi pour le copil du 15 septembre est joint en annexe.

3- Point des actions :

Jean-Michel fait le point en quelques minutes, faute de temps pour en discuter :

  • Lien avec l’agglo : Sylvie a évoqué rapidement le Lab’Hautil avec Marc Denis, Hervé vient de mandater Jean-Michel pour lui en parler plus longuement. Il évoquera en particulier la mission donnée à Christina Catarino de faire le lien agglo-Lab’Hautil.
  • Energie Sprong : la recherche d’un bâtiment test à toit terrasse est dans l’attente de la mise en place des DGS.
  • Trios locaux : l’organisation de trios élu-fonctionnaire municipal-citoyen par champ d’action,-nourriture, déplacements, bâtiments, énergies, biodiversité, éducation populaire-formation-, est au point mort.
  • Agirlocal : le montage de l’association Agirlocal se poursuit en concertation avec les membres fondateurs potentiels : organisation en deux collèges, l’un de personnes physiques, l’autre de personnes morales ; ce qui conduit au vu de statuts analogues à ouvrir droit au conseil d’administration des membres fondateurs, sauf renoncement écrit lors de l’AG constitutive ; limitation du nombre des membres fondateurs pour laisser la place à de nouveaux membres ; dépôt d’une marque à l’INPI ; rédaction du projet de statuts avec des alternatives à examiner. L’objectif côté Agirlocal est de constituer l’association et de lancer l’appel national à 50 projets avant la fin de l’année.

La prochaine réunion est fixée avec les présents au 2 décembre à 14h30 ; de préférence à Maurecourt si cela convient à Joël. A inscrire dans le calendrier d’Hervé également. L’objectif est de pouvoir lancer l’appel à 50 projets, avec constitution de l’association Agirlocal et les principes de financement de l’appel national et des projets locaux par la Banque des Territoires.

Jean-Michel Vincent

PJ :

-l’empreinte carbone des 3 communes: Lab’Hautil V3-tableur-bleu-émissions-CO2e-à-la-commune-1

-Le projet d’appel national à identification des 50 projets : https://agirlocal.org/pour-un-appel-a-projets-efficaces/

-Le projet de présentation (encore non illustré) préparé en vue de la première réunion de majorité jocassienne sur cette démarche, centrée sur la prise de conscience : https://agirlocal.org//wp-content/uploads/sites/15685/2020/11/prise-de-conscience-50-projets.docxets

-La présentation faite à la majorité à Vauréal, plus centrée sur l’opérationnel : https://agirlocal.org/appropriation-50-projets/

-Le projet de communiqué rédigé pour le copil du 15 septembre, à travailler : projet de commnuniqué urgence climatique et 50 projets

-A titre indicatif, le projet d’intervention liminaire que j’avais rédigé pour le copil n°3 et qui n’a pu être présenté ; il cerne la problématique, vue d’agirlocal : Préparation intervention copil 3

 

20200915 CR2 copil

15 septembre 2020

Lab’Hautil

Relevé de conclusion Copil N°2

Etaient  présents :
Christine Catarino conseillère municipale de Jouy le Moutier
Sylvie Couchot, maire de Vauréal
Hervé Florzack maire de Jouy le Moutier
Lotfy Hammou, directeur de cabinet Jouy le Moutier
Maxime Loubar, maire adjoint
Joel Tissier maire de Maurecourt
Jean-Michel Vincent, délégué Val d’Oise d’agir pour le climat
Excusé : Jean-Jacques Fréjaville

  • Contacts et identifications de projets pendant l’été. Récapitulatif des documents disponibles

a- démarches de création de l’association agirlocal

En tant qu’ex directeur de la stratégie et du développement durable Île-de-France de la DREIF du ministère en charge de l’écologie, Jean-Michel Vincent a depuis 2015, monté et développé le site www.agirlocal.org  à titre personnel pour y capitaliser les travaux de plusieurs milliers d’acteurs locaux (depuis 2003) et les mettre à disposition ; pour qu’ils ne soient pas perdus et faire gagner du temps le moment venu, en comptant sur la mobilisation progressive des acteurs locaux pour contrer la menace climatique.

De fait, l’homme et le site ont rempli le double rôle d’ingénierie publique tiers de confiance et de vitrine à projet, dans la mesure des moyens personnels disponibles.

Dans les deux mandats municipaux qui restent d’ici au déclenchement des 2° de réchauffement de l’atmosphère, cette assise n’est évidemment plus à la hauteur des ambitions du développement de 50 projets aptes à réduire de 80% les émissions de gaz à effet de serre de nos territoires.

Le moment est donc venu, l’urgence climatique étant avérée et largement partagée, de passer à un collectif apte à porter ce nouveau développement.

L’objet de l’association à créer est de porter ce développement jusqu’à la prise en charge par l’Etat des deux fonctions clé d’ingénierie publique tiers de confiance et de vitrine à projet, sur le territoire français ; et autant que faire se peut, au delà ; et ce en association avec les habitants, les entrepreneurs, les élus locaux, aux différentes échelles de territoire, de la commune à la région.

Les premiers échanges cet été conduisent à proposer deux collèges au sein de la future association, les personnes physiques et les personnes morales.

Véronique Balbot-Bonneval de l’Université de Cergy-Pontoise et Chantal Dardelet de l’ESSEC ont été pressenties pour être membre fondateur en tant que personnes physiques (Et vont consulter leurs institutions). Ainsi que Jean-Jacques Fréjaville et Maxime Loubar.

Les 3 maires de Jouy le Moutier, Maurecourt et Vauréal sont appelés à être membres fondateurs dans le collège personne morale.

Réflexion à poursuivre.

b- autres contacts

La lecture faite à l’université de New York a donné l’occasion de résumer 10 ans de travaux.

Le concours Energie Sprong a permis de proposer plusieurs décisions (CR par mail du 08/09) re-présentées en réunion. CR Energie Sprong concours 2020

Dans le cadre du jury de ce concours, un contact a été établi avec la présidente du comité de surveillance de la Caisse des Dépôts et Consignations, intéressée par notre démarche.(CR par mail du 04/09)

c- documents disponibles, (joints en annexe)

-La note d’intention a été transformée en note d’enjeux pour fonder l’appel à identification national des 50 projets. Sans référence à ce stade aux Lab’Hautil : http://agirlocal.org/50-projets-efficaces/

-Une note de méthode d’identification des projets locaux efficaces a été mise au point, assortie d’un projet de fiche-type et d’un tableau de synthèse : http://agirlocal.org/identification-50-projets/

-Le démonstrateur REV a permis de tester la fiche type. Test Fiche type sur REV

-Une esquisse de liste des 50 projets, documentée, recense une douzaine de projets dont 3 démonstrateurs et deux douzaines d’esquisses de projets : https://agirlocal.org/liste-50-projets/ Pour les uns et les autres, nous avons besoin de chefs de projet.

d- Nouvelles et décisions,

Sylvie Couchot nous informe que Jean-Jacques Fréjaville va prendre la DGS de Cergy. Sa remplaçante est Caroline Morin-Diomar, jocassienne. Sylvie demande que Denis Bedin, conseiller municipal délégué développement durable et mobilités, intègre le copil.

Hervé Florzack missionne Christine Catarino auprès de Marc Denis, vive président  Transition écologique et énergétique de l’agglo, pour faire le lien avec la démarche Lab’Hautil. Hervé et Sylvie lui en parleront au préalable.

Sylvie mandate Jean-Jacques pour trouver un bâtiment d’application du prototype Energie Sprong.

  • projet de communication et organisation 

L’échange conduit à commencer par une discussion de l’organisation nécessaire pour mener à bien la démarche.

a- Organisation

Deux scénarios sont passés en revue, l’un consistant à étendre l’association agirlocal ayant pour objet l’ingénierie publique et la vitrine à projet, aux 50 projets,  l’autre à distinguer l’ association d’une part, des 50 projets d’autre part.

Après débat la deuxième option apparaît faire consensus sur les motifs suivants :

Une association rassemblant l’ensemble de la démarche en ferait un lieu de pouvoir et la transformerait en arène politique partisane, quel qu’en soit le président. A contrario, la démarche a d’autant plus de chances d’aboutir qu’elle est transpolitique comme l’est le site agirlocal ou l’association Agir pour le Climat.

Les 50 projets ont des périmètres variables avec leur objet : commune ou groupe de communes (O’Watt citoyens), intercommunalité (REV, vélo), ou sui généris  comme le plan d’alimentation territorial qui associe Cergy-Pontoise et le PNR du Vexin. Chaque projet (ou groupe de projet) demande une organisation et des financements spécifiques.

La discussion porte alors sur les 4 champs d’action projets identifiés (nourriture, déplacements, bâtiments, énergies) et sur le champ de l’éducation-formation. Le traitement de la biodiversité, avec l’agriculture via la nourriture paraît insuffisamment mis en avant.

Il est donc décidé 6 champs d’action : nourriture, déplacements, bâtiments, énergies, biodiversité et  l’éducation-formation.

Un élu, un citoyen, un fonctionnaire sont à identifier par champ d’action pour les 3 communes réunies (pas par commune donc). Il est proposé de commencer par le tandem élu-fonctionnaire, plus facile à identifier.

Les copil politiques nécessitent d’être préparés par des copil technique (réduits). Les 3 DGS, Lotfy, maxime et Jean-Michel par exemple, plus qui ? De Vauréal notamment.

b-Communication :

L’annonce du lab’Hautil demande concertation préalable au sein de chaque commune ainsi qu’avec l’agglomération, son président et le vice président en charge de la transition écologique et énergétique; ainsi qu’avec l’Université et l’ESSEC.

Sylvie Couchot et Hervé Florzack se chargent des contacts élus. Au titre du caractère transpolitique de la démarche, Sylvie propose d’en parler au maire de Neuville.

Au sein de chaque commune il est demandé à Jean-Michel de venir présenter la démarche. Calendrier à fixer.

Enfin le projet de communiqué est discuté. Il en ressort un besoin d’appropriation qui renvoie la communication au delà de la semaine du développement durable.

La colonne vertébrale de cette première  communication est « une démarche progressive, méthodique ». Un numéro spécial Vivre à Jouy qui n’a été ni imprimé ni diffusé aux jocassiens pour cause de réserve électorale, a été posté sur le site agirlocal.org. L’idée d’un numéro spécial Lab’Hautil commun aux 3 communes, fabriqué à partir de ce numéro spécial est validée.

La prochaine réunion du copil est fixée au 3 novembre à 17h. D’ici là les membres du copil feront état du projet auprès des acteurs potentiels de la démarche et le projet de communiqué mis au point pour tenue d’une conférence de presse, assorti du lancement de l’appel à identification des 50 projets.

Jean-Michel Vincent

appropriation 50 projets

9 octobre 2020

50 projets de réduction de CO2e,

Locaux, efficaces

Etat des lieux

Belle motion de synthèse que ce dessin à deux auteurs (le cartoonist canadien Graeme MacKayet un dessinateur argentin; source INTA). La petite phrase en bas en anglais c’est « lavez vous bien les mains et tout ira bien ».

Avec notre usine citoyenne de fabrication de masques nous avons vu que l’on pouvait contrer la première vague de Covid à notre niveau ; 600 volontaires, 40 000 masques produits et distribués en 10 semaines, lorsqu’il y avait pénurie ; et que le gouvernement disait que ça ne servait à rien. 13 millions si cette usine citoyenne avait été généralisée au territoire national. Là était l’enjeu d’une articulation locale-nationale, enjeu que l’on va retrouver pour contrer la changement climatique : 40 000- 13 millions.

Les deux autres vagues ont une caractéristique : on peut traiter la crise économique par la crise climatique. Retourner une vague contre l’autre en quelque sorte. Je vais y revenir.

Je vous montre d’abord la même image mais faite par les scientifiques du climat : nous en sommes à déclencher un réchauffement de 1,5°C ; nous sommes près d’entrer dans le rouge. A deux mandats municipaux d’ici ; ce mandat qui commence et le suivant.

Voilà la situation. Soit on s’en lave les mains ou on bidouille, c’est pareil ; soit on prend le changement climatique à la hauteur des enjeux, à la hauteur de la vague.

Prendre le changement climatique à la hauteur des enjeux, retourner une vague contre l’autre, cela consiste à réduire de 80% nos émissions dans les deux mandats municipaux qui restent ; avec une cinquantaine de projets locaux efficaces, dans le plaisir de vivre.

je ne vais pas développer ce que nous avons à perdre à ne rien faire ou faire semblant de faire. L’actualité parle d’elle-même. Par exemple cette image des réfugiés des incendies sur la plage en Australie.

On peut se demander ce que l’on a à y gagner à développer 50 projets pendant ces deux mandats. Il se trouve que réduire nos émissions de CO2e à coup de projets locaux efficaces fait gagner du pouvoir d’achat et du bien être, fait monter en compétences les acteurs locaux, développe l’emploi local, diminue la pauvreté, invente une nouvelle forme de démocratie dans l’action.

Au bout, nous pouvons encore échapper à la vague climatique.

Mais c’est maintenant.

50 projets locaux efficaces, c’est ce que nous vous proposons ce soir de lancer sur Vauréal, Jouy le Moutier et Maurecourt. Méthodiquement, progressivement.

Comment ? En passant à l’action là où nous vivons, c’est à dire là où nous pouvons en décider, du citoyen à la Région.

Avec qui ? Avec nous, les habitants, les entrepreneurs, les élus locaux, avec les autres territoires et leurs forces vives, projet par projet, sans autre préalable que l’accord sur un projet et un territoire donnés.

Comment se reconnaître de territoire à territoire? En déclarant l’urgence climatique dans nos communes, nos territoires. On verra qui en est. On pourra échanger.

Avec quels projets ? Avec des petits projets car il est trop tard pour les grands projets, trop longs à mettre en œuvre dans le temps qui reste ; nous avons besoin de penser local pour agir global, d’inventer et reproduire méthodiquement des petits projets efficaces, massivement. Dans 4 champs d’action de réduction mesurablesnourriture, déplacements, bâtiments, énergies renouvelables et 2 champs d’action transverses biodiversité et éducation populaire-formation.

Faut-il réinventer 50 projets ? Non, de nombreux projets ont été menés à bien sur le territoire national (et ailleurs). C’est l’objet de cet appel : les identifier, mesurer leur efficacité locale et nationale ; les mettre en vitrine pour que chacun les adapte et les reproduise sur son territoire. En invente d’autres si nécessaire. Pour les incrédules, en voici une première liste ; elle va de l’idée de projet formulée à 3 démonstrateurs reproductibles : http://agirlocal.org/liste-50-projets/

Comment identifier les 50 projets ?  Cette note de méthode fournit une première liste de projets, des outils de mesure, une proposition d’organisation locale, une fiche type et un exemple de remplissage de la fiche : http://agirlocal.org/methode-identification-50-projets/

Comment partager et s’approprier localement ce projet global ? Cette note décrit les enjeux et les développe en 10 pages illustrées : https://bit.ly/395wCRp

D’où partir sur notre territoire ? De l’identification des 50 projets par 6 groupes élus-citoyens-fonctionnaires dans chacune des champs d’action nourriture, déplacements, bâtiments, énergies renouvelables, biodiversité et éducation populaire-formation.

Avec un kit transition où l’on trouve quelques projets et de quoi s’informer et se former ; et cet indicateur simple, fédérateur, pour mesurer l’efficacité d’un projet: la tonne de CO2 économisée à l’euro dépensé : http://agirlocal.org/kit-transition-locale/

Avec l’empreinte carbone de nos communes : un tableur de calcul à la commune de l’empreinte carbone a été construit à partir des données du HCC. Il est gratuit. Voilà ce qu’il mesure chez nous.

 Copenhague est en passe de réussir zéro émissions carbone en 2025, pourquoi pas nous ?

 

 

pour un appel à 50 projets locaux efficaces

9 octobre 2020

Pour un appel à identification de 50 projets de réduction de CO2,

Locaux, efficaces

Pourquoi ? Pour réduire de 80% nos émissions dans les deux mandats municipaux qui restent avant le déclenchement des 2°C de réchauffement.

Qu’est-ce qu’on y gagne ? Réduire nos émissions de CO2e à coup de projets locaux efficaces fait gagner du pouvoir d’achat et du bien être, fait monter en compétences les acteurs locaux, développe l’emploi local, diminue la pauvreté, invente une nouvelle forme de démocratie dans l’action.

Comment ? En passant à l’action là où nous vivons, c’est à dire là où nous pouvons en décider, du citoyen à la Région.

Avec qui ? Avec les habitants, les entrepreneurs, les élus locaux, avec les autres territoires et leurs forces vives, projet par projet, sans autre préalable que l’accord sur un projet et un territoire donnés.

Comment se reconnaître de territoire à territoire? En déclarant l’urgence climatique dans nos communes, nos territoires.

Avec quels projets ? Avec des petits projets car il est trop tard pour les grands projets, trop longs à mettre en œuvre dans le temps qui reste ; nous avons besoin de penser local pour agir global, d’inventer et reproduire méthodiquement des petits projets efficaces, massivement. Dans 4 champs d’action de réduction mesurables nourriture, déplacements, bâtiments, énergies renouvelables et 2 champs d’action transverses biodiversité et éducation populaire-formation.

Faut-il réinventer 50 projets efficaces ? Non, de nombreux projets ont été menés à bien sur le territoire national (et ailleurs). C’est l’objet de cette proposition d’appel : les identifier, mesurer leur efficacité locale et nationale ; les mettre en vitrine pour que chacun les adapte et les reproduise sur son territoire. En invente d’autres quand nécessaire. Si vous ne le croyez pas, en voici une première liste ; elle va de l’idée de projet formulée à 3 démonstrateurs reproductibles : http://agirlocal.org/liste-50-projets/

Comment identifier ces 50 projets efficaces ?  Cette note de méthode fournit une première liste de projets, des outils de mesure, une proposition d’organisation locale, une fiche type et un exemple de remplissage de la fiche : http://agirlocal.org/methode-identification-50-projets/

Comment partager et s’approprier localement ce projet global ? Cette note décrit les enjeux et les développe en 10 pages illustrées : https://bit.ly/395wCRp

D’où partir sur notre territoire ? De l’empreinte carbone de nos communes : un tableur de calcul à la commune de l’empreinte carbone a été construit à partir des données du HCC. Il est gratuit, inclus dans un kit transition où l’on trouve quelques projets et de quoi s’informer et se former ; et cet indicateur simple, fédérateur, pour mesurer l’efficacité d’un projet: la tonne de CO2 économisée à l’euro dépensé : http://agirlocal.org/kit-transition-locale/

Si Copenhague est en passe de réussir zéro émissions carbone sur la période 2009-2025, pourquoi pas nous ?

Nous lancerons cet appel à projet dès que nous aurons mis en place l’organisation nécessaire pour les trier et les mettre en vitrine. Cela ne saurait tarder.

 

Appel à identification 50 projets

9 octobre 2020

Appel à identification de 50 projets de réduction de CO2,

Locaux, efficaces 

Pourquoi ? Pour réduire de 80% nos émissions dans les deux mandats municipaux qui restent avant le déclenchement des 2°C de réchauffement.

Qu’est-ce qu’on y gagne ? Réduire nos émissions de CO2e à coup de projets locaux efficaces fait gagner du pouvoir d’achat et du bien être, fait monter en compétences les acteurs locaux, développe l’emploi local, diminue la pauvreté, invente une nouvelle forme de démocratie dans l’action.

Comment ? En passant à l’action là où nous vivons, c’est à dire là où nous pouvons en décider, du citoyen à la Région.

Avec qui ? Avec les habitants, les entrepreneurs, les élus locaux, avec les autres territoires et leurs forces vives, projet par projet, sans autre préalable que l’accord sur un projet et un territoire donnés.

Comment se reconnaître de territoire à territoire? En déclarant l’urgence climatique dans nos communes, nos territoires.

Avec quels projets ? Avec des petits projets car il est trop tard pour les grands projets, trop longs à mettre en œuvre dans le temps qui reste ; nous avons besoin de penser local pour agir global, d’inventer et reproduire méthodiquement des petits projets efficaces, massivement. Dans 4 champs d’action de réduction mesurables : nourriture, déplacements, bâtiments, énergies renouvelables et 2 champs d’action transverses biodiversité et éducation populaire-formation.

Faut-il réinventer 50 projets ? Non, de nombreux projets ont été menés à bien sur le territoire national (et ailleurs). C’est l’objet de cet appel : les identifier, mesurer leur efficacité locale et nationale ; les mettre en vitrine pour que chacun les adapte et les reproduise sur son territoire. En invente d’autres quand nécessaire. Si vous ne le croyez pas, en voici une première liste ; elle va de l’idée de projet formulée à 3 démonstrateurs reproductibles : http://agirlocal.org/liste-50-projets/

Comment identifier les 50 projets ?  Cette note de méthode fournit une première liste de projets, des outils de mesure, une proposition d’organisation locale, une fiche type et un exemple de remplissage de la fiche : http://agirlocal.org/methode-identification-50-projets/

Où poster mon, mes projets locaux efficaces ? collectif95@climat-2020.eu

Comment partager et s’approprier localement ce projet global ? Cette note décrit les enjeux et un chemin : http://agirlocal.org/50-projets-efficaces/ et celle-ci les développe en 10 pages illustrées : https://bit.ly/395wCRp

D’où partir sur nos territoires ? De l’empreinte carbone de nos communes : un tableur de calcul à la commune de l’empreinte carbone a été construit à partir des données du HCC. Il est gratuit, inclus dans un kit transition où l’on trouve quelques projets et de quoi s’informer et se former ; et cet indicateur simple, fédérateur, pour mesurer l’efficacité d’un projet: la tonne de CO2 économisée à l’euro dépensé. http://agirlocal.org/kit-transition-locale/

Si Copenhague est en passe de réussir zéro émissions carbone en 2025, pourquoi pas nous ?

liste 50 projets

15 septembre 2020

Liste 50 projets

Esquisse au 15 septembre 2020 V2

 

Cette première liste est un brouillon. Elle comporte pêle-mêle des projets démonstrateurs et des sources possibles de projets, à améliorer donc.

Elle couvre 4 champs de projets dont l’efficacité de réduction des émissions de gaz à effet de serre peut être systématiquement quantifiée et deux champs transverses la biodiversité et l’éducation populaire-formation.

Education-formation-outils :

1- Source www.agirlocal.org

2- Le projet de campus international transition de Cergy-Pontoise

3- Numéro spécial Vivre à Jouy non publié : http://agirlocal.org/numero-special-vivre-a-jouy/

4- La soirée transition de l’atelier « La vie dans les métropoles au XXIème siècle »  http://agirlocal.org//wp-content/uploads/sites/15685/2018/06/V2-FR-light-soiree-metro-transition-Compte-rendu.pdf

5- Une présentation de l’ensemble de l’atelier : http://agirlocal.org/restitution-atelierla-vie-a-la-cdc-puis-gpa/

6- Kit transition sur agirlocal, ou comment passer à l’action : http://agirlocal.org/kit-transition-locale/

7- Lecture NYU sur agirlocal, synthèse de l’atelier la vie et de 15 ans de travaux de plusieurs milliers d’acteurs locaux : http://agirlocal.org/lecture-nyu/

8-Formation à distance autoconsommation photovoltaïque, par Tecsol, gratuite.

9-L’atelier Révéler et mettre en scène le grand paysage, trés utile pour une introduction pacifique dans la transition : https://ateliers.org/fr/workshops/17/

Nourriture

1- Plan d’alimentation territorial Cergy-Pontoise/PNR

2- Cantine ; voir fiche 17 @d http://agirlocal.org//wp-content/uploads/sites/15685/2016/08/fiche-17-Privilegier_la_boucle_locale_alimentaire_cle013a46.pdf

et si les ZAE étaient acteurs de l’indépendance alimentaire des territoires ? » p89-92 du document outil téléchargeable : https://ateliers.org/media/workshop/documents/post-atelier_un_nouveau_regard_sur_les_zones_activites.pdf

3- Micro-fermes et agroforesterie-permaculture. Concours Général Agricole : inscrivez-vous avant le 15 octobre pour la catégorie Agroforesterie ;

4-fermes d’avenir : https://fermesdavenir.org/

5- Terre de lien : https://terredeliens.org/

Transport

1- Vélo : http://agirlocal.org/projet-velo/

2- Covoiturage, voir le document outil du kit transition : http://agirlocal.org/agir-local-document-outil/

3- Tiers lieux-coworking : http://agirlocal.org/tiers-lieux/

4- Fiche action n° 15 @d bussophéric : http://agirlocal.org//wp-content/uploads/sites/15685/2016/10/fiche-15-bussophe%CC%81ric_cle541ea1.pdf

A réfléchir avec la francilienne mais aussi le désengorgement de l’Hautil et pour Cergy-Pontoise avec une boucle liant 4 centres historiques : Cergy-Pontoise-Saint Ouen l’Aumône et Eragny et des queues de comète sur les autres centres.

5- Voir aussi fiche PCEAT CACP  bâtiments publics et effet de levier sur le territoire

Bâtiments

1- REV rénovation énergétique du Val moutier : http://agirlocal.org/projet-rev/

2- Energie Sprong, CR Energie Sprong concours 2020 et propositions de décisions :

3- Voir fiche PCEAT CACP  bâtiments publics et effet de levier sur le territoire : http://agirlocal.org//wp-content/uploads/sites/15685/2016/02/20160625-fiche-action-collectivite%CC%81s-et-e%CC%81tablissements-publics.pdf

4- Le chauffage urbain aux énergies renouvelables et de récupération : http://agirlocal.org/reseaux-de-chaleur/

Transformation d’énergie

1- O’Watt Citoyens

2- La fiche photovoltaïque de l’atelier « quel devenir des zones d’activité ? » https://ateliers.org/fr/workshops/191/ et le Compte rendu Energie sprong

3- Energie partagée

4- Trophée 2020 des solutions à la précarité énergétique

Biodiversité

1 Intégrer la biodiversité dans les territoires : http://agirlocal.org//wp-content/uploads/sites/15685/2016/02/Biodiversite%CC%81-et-ame%CC%81nagement-reduit-07_10_2009.pdf

2 La carte des deux indicateurs Bio-mos, ordinaire et remarquable : http://agirlocal.org/category/biodiversite/

Autres sources de projets

1- Voir 18 fiches action @d aménagement durable : http://agirlocal.org/18-fiches-action/

2- Post atelier territorialiser la transition : 16 fiches projet, en particulier le projet de la veuve-colocation pour contrer sa précarité énergétique : https://ateliers.org/media/workshop/documents/synthese_transition_2014_part_ii.pdf

3- Post atelier quel devenir des zones d’activité ? 10 projets potentiels. En particulier le potentiel photovoltaîque des ZA, toitures et ombrières. https://ateliers.org/media/workshop/documents/post-atelier_un_nouveau_regard_sur_les_zones_activites.pdf

4- Atelier « la vie dans les métropoles au XXIème siècle » 2018 : 4 approches par le budget temps, la fête, la nourriture et l’organisation territoriale. https://ateliers.org/media/workshop/documents/synth%C3%A8ses_2018_web.pdf

 

Soit 14 projets identifiés à traiter (dont 3 démonstrateurs) et deux douzaines de projets potentiels supplémentaires.

Méthode d’identification 50 projets

9 septembre 2020

Lab’Hautil

50 projets locaux

Méthode d’identification

 

La raison d’être des 50 projets est de réduire de 80% nos émissions de gaz à effet de serre, à deux mandats municipaux d’ici. Le moyen pour atteindre cet objectif de réduction est d’identifier et de mettre en œuvre une cinquantaine de projets locaux efficaces, massivement reproductibles ; et par là développer l’emploi et le bien être sur le territoire, y favoriser la biodiversité, éliminer les produits nuisibles à la santé.

Par local, efficace et massivement reproductible il faut entendre des projets qui

– peuvent être développés localement, quel que soit le lieu de leur premier développement, (production d’écomatériaux comme le chanvre, permaculture, changements de comportements…)

– sont fortement réducteurs de gaz à effet de serre, (isolation des bâtiments, chauffage urbain aux énergies renouvelables et de récupération…)

– sont porteurs de développement écologique, social et économique, (tiers lieux-coworking, photovoltaïque…)

– exploitent un gisement stratégique identifié de reproduction massive, par des acteurs locaux (covoiturage, vélo…)

L’objet de la présente note est de proposer une méthode d’identification de ces projets efficaces dans les 4 champs d’action à porte de décision locale : la nourriture, 33% des émissions[1], les déplacements 30%, le bâtiment 25% et les énergies 12%. L’idée centrale étant de modifier aussi l’agriculture, l’industrie et l’importation de carbone, par la demande.

Ce choix met donc les citoyens que nous sommes,-habitants, entrepreneurs-élus locaux-, au cœur de la maîtrise de notre propre avenir et celui de nos enfants.

Par exemple REV, la rénovation énergétique du Valmoutier est un projet qui a été développé à Jouy le Moutier par une association. Il est reproductible sur 5 millions de logements en France, pourrait diviser par deux les émissions de ces 5 millions de logement si ce gisement était pleinement exploité. Il développe de l’emploi non délocalisable, améliore le confort des logements, diminue les charges. Il peut amorcer une agriculture de production d’éco-matériaux et donc diminuer d’autant les importations de produits pétroliers à partir desquels sont fabriqués les isolants.

Pourquoi 50 projets locaux ?

Le chiffre de 50 est indicatif ; à l’expérience les projets efficaces réduisent de un à quelques pour cent les émissions du territoire. Une cinquantaine pourraient réduire nos émissions de 2% en moyenne[2].

Il est probablement impossible d’exploiter à 100% un gisement stratégique identifié, comme par exemple les 5 millions de logements éligibles à REV. D’où l’objectif de réduction de 80 % à l’horizon des deux mandats ; et un objectif zéro émissions avant 2050 : les derniers 20% seront les plus difficiles à mettre en œuvre.

Cette cinquantaine de projets locaux n’a pas à être inventée sur notre territoire ; beaucoup ont été développés ailleurs. Et certains ici.

Localement, les territoires ont chacun leurs caractéristiques et donc leurs gisements locaux. La connaissance des émissions locales de gaz à effet de serre, comme celle du gisement local de chaque projet sont donc clé.

Où trouver des projets locaux efficaces ?

Ce travail d’inventaire est nécessairement collectif. D’où l’idée d’identifier localement un élu, un citoyen et un fonctionnaire municipal sur chacun des 4 champs de projet  quantifiables, alimentation-déplacements-bâtiments-énergies renouvelables et sur les champs de la biodiversité et de l’éducation populaire-formation;

Ces groupes auront pour première charge d’identifier et de mettre en forme les projets efficaces inventés sur le territoire local ou ailleurs. Une première identification sera opérée pour établir un plan d’action. Et la communication préparée pour annoncer le lancement local.

En voici une première liste: http://agirlocal.org/liste-50-projets/

Et voir l’annexe ci-après : fiche type de description de projet et un tableau de synthèse des projets à identifier

Concrètement, le site vitrine www.agirlocal.org  en décrit méthodiquement certains; le milieu local en compte quelques uns ; le livre « ces maires qui changent tout » de C Rivat en inventorie d’autres. Le site du CGGD et enfin le CEREMA fournissent des ressources à explorer. Il y en a d’autres.

Mais ce qui devrait faire le plein de projets est la réunion des projets pragmatiques des villes qui sont déterminées à oeuvrer pour la transition à l’issue de ces élections municipales. Copenhague à l’étranger qui a visé zéro carbone en 2009 et va atteindre cet objectif en 2025, le C40, association des métropoles internationales dont Paris fait partie et son Plan climat, sont également des sources à explorer.

Le réseau des directeurs généraux des services des villes et celui des directeurs départementaux des territoires  devrait permettre d’en récolter le plus grand nombre. Nous avons commencé à lancer un appel à récolte, étendu aux associations.

Quels critères de sélection des projets locaux ?

Efficacité carbone : pour filtrer large, déclarons efficace tous ceux qui réduisent d’au moins un pour cent les émissions sur leur territoire, dans l’un des 4 champs identifiés.

Pour calculer ce pourcentage, au dénominateur, l’évaluation des émissions du territoire sera faite par le tableur de calcul carbone à la commune : https://agirlocal.org//wp-content/uploads/sites/15685/2020/07/LabHautil-V3-tableur-bleu-émissions-CO2e-à-la-commune-1.xlsx

Cette évaluation, gratuite, calculable en mois d’une heure, fournit des ordres de grandeur dont nous contenterons faute de mieux. Cette évaluation est néanmoins suffisante pour trier entre les projets de décoration écologique et ceux qui sont efficaces.

Il y a eu mieux mais la demande récurrente adressée aux pouvoirs publics de reprendre et mettre à jour l’outil complet développé en Île de France il y a une dizaine d’années par une direction régionale du ministère (DREIF, aujourd’hui DRIEA, quelque chose comme une demi DREAL) est restée à ce jour sans suite ; voir http://agirlocal.org/resume-d-amenagement-durable/

Au numérateur il nous revient de mesurer l’efficacité de chaque projet et son gisement. Nous pourrions lancer un atelier carbone à cet effet. Le site vitrine www.agirlocal.org donne quelques exemples d’évaluation.

Coût : tout projet a un coût financier. Sauf les changements de comportement.

Le fait que le CO2 émis reste un siècle dans l’atmosphère conduit à commencer par les projets les plus efficaces, les moins chers, les plus faciles à mettre en oeuvre.

Parmi les projets efficaces, ce critère simple permet de choisir les meilleurs rapports efficacité-coût : la TeCO2 économisée à l’euro dépensé.

Mode de décision : nous avons à faire deux types de projets ; ceux que l’on peut décider seul, comme habitant, entrepreneur ou élu et ceux que  l’on ne peut faire qu’ensemble.

Les projets que l’on peut décider  seuls ont cet avantage : ils donnent directement du pouvoir d’achat à ceux qui les mènent à bien, d’autant plus de pouvoir d’achat qu’ils sont efficaces. Et permettent de réinvestir. Pourvu que l’on tienne les comptes de ces actions.

A lancer donc, le compte analytique transition, communal, intercommunal, au delà ? Quid d’un appel à l’Etat, aux citoyens, à faire de même ?

Annexe

A- Projet de Fiche type

PROJET : description en quelques lignes

GISEMENT: évaluation du gisement de reproduction du projet au national; gains potentiels en TeCO2e, euros et énergie ; améliorations qualitatives.

TERRITOIRE: périmètre du projet (commune, groupe de communes…)

QUI : acteurs du projet et bénéficiaires

FACILITE DE REALISATION: de + à +++

GAINS : TeCO2e, euros, énergie et améliorations qualitatives sur le projet local.

OUTILS : documents utiles à la reproduction, méthodes, calendrier, acteurs, coûts et gains, outils utilisés, adresses utiles.

EFFICACITE/COUTS : TeCO2 à l’euro investi ou dépensé

CONTACTS : pour commentaires ou questions

Mode de lancement local : seul ou ensemble, manière de faire.

FINANCEMENTS : temps de retour sur investissement ou dépense, subventions, fonds propres et prêts

COMMENTAIRES du groupe projet : toute information jugée utile à la reproduction par le groupe porteur du projet

ADRESSES INTERNET pour plus de détails

B- Projet de Tableau de synthèse :

 

PROJETS EFFICACITE CARBONE EFFICACITE COUT

TECO2/EUROS DEPENSES

MODE DE DECISION

SEUL/ENSEMBLE

FACILITE DE MISE EN OEUVRE
NOURRITURE        
projet 1        
projet 2        
DEPLACEMENTS        
BATIMENTS        
ENERGIES        
AUTRES        

Exemple de remplissage de la fiche type, la rénovation énergétique du Valmoutier : Test Fiche type sur REV

[1] Ce pourcentage résulte de la mobilisation des bâtiments, des transports et des énergies. Il ne s’additionne donc pas avec les autres

[2] Pour mémoire, Copenhague est en passe de réussir zéro émissions carbone sur la période 2009- 2025

Enjeux 50 projets locaux efficaces

1er septembre 2020

Urgence climatique :

50 projets locaux efficaces 

Le changement climatique est meurtrier. Nous pouvons contrer cette menace, chacun à son niveau, dans le plaisir de vivre, avec une cinquantaine de petits projets locaux, efficaces, massivement reproductibles. Si Copenhague est en passe de réussir zéro émissions carbone en 16 ans, en 2025, pourquoi pas nous ?

20 ans de travail de plusieurs milliers d’acteurs locaux ont fait et refait ce constat : réduire nos émissions de CO2e à coup de projets locaux efficaces fait gagner du pouvoir d’achat et du bien être, fait monter en compétences les acteurs locaux, développe l’emploi local, diminue la pauvreté, invente une nouvelle forme de démocratie dans l’action; et par là contribue à écarter le populisme, à maitriser notre destin.

Trois projets démonstrateurs ont été développés en Île-de-France : le chauffage urbain aux énergies renouvelables et de récupération, des tiers lieux sur les gares de 2ème couronne francilienne et la rénovation énergétique de maisons groupées. Ils ont permis d’avancer sur ce chemin simple à énoncer, difficile à mettre en œuvre : moins d’énergies fossiles, moins de minerais, plus d’intelligence collective, pour un partage raisonné des espaces et des ressources, selon un chemin économique et social acceptable, de préférence dans le plaisir de vivre.

Beaucoup de projets ont été développés ici ou là, d’autres encore en sont restés à l’état d’idée formulée. Faute de vitrine à projets, nous ignorons collectivement ce qu’ont fait les uns et les autres, nous ignorons nos richesses communes.

Nous ne pouvons rester plus longtemps dans cette situation.

Pourquoi ?  

A lire les rapports du GIEC, il ne reste que deux mandats municipaux avant le déclenchement des 2°C de réchauffement de l’atmosphère. Il y a urgence.

Et les choses sont claires : nous sommes le problème, nous sommes donc la solution.

D’autant que nous connaissons le chemin économique et social acceptable : économiser du CO2 développe pouvoir d’achat, bien-être et emploi ; et permet d’investir dans le renouvelable, le bien-être, de diriger la création monétaire sur l’économie réelle et non la spéculation.

Mais 25 COP et les politiques nationales ont démontré que la réduction massive du CO2 est impossible à mettre en œuvre sans petits projets locaux efficaces, massivement reproductibles. Nous pouvons tenter de combler ce vide.

Avec qui ?

Avec les habitants, les entrepreneurs, les élus locaux, là où nous vivons, c’est à dire là où nous pouvons en décider. Nous bénéficierons des travaux de plusieurs milliers d’acteurs locaux exposés sur www.agirlocal.org, de la convention citoyenne pour le climat et du changement de perspective provoqué par le coronavirus pour le monde d’après, sans illusions sur la capacité de résistance de l’économie fossile.

Nous agirons avec les autres territoires et leurs forces vives, projet par projet, sans autre préalable que l’accord sur un projet et un territoire donnés. Sans prétention à un quelconque leadership. Au contraire, il y a fort à faire. Notre expérience d’usine citoyenne de fabrication de masques AFNOR en est une preuve concrète. 600 volontaires ont produit bénévolement 40 000 masques en 10 semaines. Et les ont et distribué dans 10 communes du 20 mars au 2 juin lorsqu’il y avait pénurie ; en  moins de 10 semaines, en partant de zéro, avec l’engagement de 8 maires.

Et nous travaillerons avec les pouvoirs publics qui le veulent, s’ils le veulent, pour une meilleure efficacité :

Comment ? 

Avec des petits projets car il est trop tard pour les grands projets, trop longs à mettre en œuvre dans le temps qui reste ; nous avons besoin de penser local pour agir global, d’inventer et reproduire méthodiquement des petits projets efficaces, massivement.

C’est ce fil rouge que nous pouvons suivre sur nos communes, nos intercommunalités, en prenant bien soin d’être ouverts aux autres communes, aux autres territoires ; en développant nos projets, locaux, voulus et décidés ici par ceux là même qui vont les mettre en oeuvre, aux différentes échelles de territoire adaptées.

En partant de l’empreinte carbone de nos communes, avec cet indicateur simple, fédérateur, pour mesurer leur efficacité, projet par projet : la tonne de CO2 économisée à l’euro dépensé.

Quels obstacles?

En Île-de-France, la démonstration a été faite depuis une direction du ministère en charge de l’écologie non seulement que notre outil statistique était aveugle au changement climatique mais aussi que les politiques publiques ignoraient la puissance de l’action locale.

L’expérience a montré que pour mener à bien des projets locaux efficaces nous avions besoin de cette ingénierie publique, tiers de confiance, apte à faire franchir les deux falaise techniques et institutionnelle de tout projet, financements inclus et d’une vitrine à projet qui permette de ne pas réinventer l’eau tiède aux quatre coins du territoire.

Les gouvernements successifs sont restés sourds à ce qui constitue aujourd’hui  deux évidences. Il faut donc faire sans ou plutôt avec les différents échelons territoriaux, de la commune à la région, en puisant dans nos propres ressources. L’ESSEC et l’Université de Cergy-Pontoise appuient la démarche.

Quel chemin ?

Une cinquantaine de projets locaux, massivement reproductibles, dans 5 champs à portée de décision locale- nourriture, déplacements, bâtiments, énergies renouvelables-biodiversité peuvent réduire ou stocker 80% de nos émissions de CO2e. Et déclencher développement de l’emploi et de bien-être.

Ce chemin là, nous ne l’avons pas essayé.

Beaucoup de ces projets efficaces ont été inventés un peu partout en France et ailleurs, de la plus petite à la plus grande commune ; ici aussi.

Il nous faut donc identifier méthodiquement ces projets, les adapter à notre territoire et les reproduire. Nous avons besoin pour cela d’une vitrine à projet.

Nous avons aussi besoin d’en inventer d’autres s’ils n’ont pas été encore développés ou sont plus efficaces.

Là est la valeur ajoutée de notre initiative : reproduire, inventer, méthodiquement en se donnant les moyens d’aboutir.

Une vitrine à projet et une ingénierie-tiers de confiance sont les deux outils manquants pour développer au mieux les projets locaux ? Nous construirons ces outils avec les moyens du bord, comme nous l’avons fait avec l‘usine citoyenne.

Et nous faisons appel à l’agglomération, au département, à la préfecture et à la banque des territoires pour qu’ils développent ces outils avec nous.

Quels outils ?

Nous ne partons pas de rien. Des projets comme REV, rénovation énergétique du Valmoutier, O’Watt citoyen ou le plan d’alimentation territorial ont fait la démonstration de leur efficacité ou sont bien engagés sur notre territoire. Ils sont nés ici ou là. Peu importe.

La démarche lancée à l’ESSEC et poursuivie à l’université de Cergy-Pontoise avant d’être suspendue par l’épidémie a posé les bases de la méthode. Un tableur de calcul de l’empreinte  carbone à la commune, gratuit, calculable en moins d’une heure, y a été présenté ainsi qu’un kit transition : https://bit.ly/395wCRp

Le collectif de travail constitué à cette occasion est une amorce d’ingénierie publique tiers de confiance. Il y a été décidé que le site www.agirlocal.org serve de vitrine à projet jusqu’à plus ample développement.

L’usine citoyenne de masques AFNOR a démontré l’efficacité de la vitrine et du tiers de confiance. http://agirlocal.org/recit-masques-citoyens-2020/

Cette fois, nous avons décidé de nous organiser citoyens et élus communaux, sans attendre.

A l’évidence, nous devons identifier les autres projets locaux qui marchent, pour pouvoir les reproduire. Ce sera une première tâche. D’où la nécessité de déclarer l’urgence climatique dans nos communes. Et d’appeler les collectivités territoriales qui le veulent à faire de même. Nous pourrons alors nous organiser. Et inventer d’autres projets, autant que nécessaire.

Partir à plusieurs communes d’un même territoire n’est pas anodin ; nous n’y arriverons pas sans dépasser nos limites communales, en constituant des communautés de projet, aux limites adaptées à chaque projet, mais aussi pour construire cette vitrine à projets et ce tiers de confiance, avec les autres collectivités et l’Etat.

Cette lecture faite à la New York University début juillet est une synthèse à jour de la démarche proposée pour faire face à ce manque d’ingénierie publique tiers de confiance et agir sans attendre, massivement. http://agirlocal.org/lecture-nyu/. Elle fournit des analyses, des outils et une proposition de stratégie. Entre autres, de quoi faire le bilan des émissions carbone de votre commune en moins d’une heure à partir des données nationales du Haut Conseil pour le Climat et un kit transition posté sur http://agirlocal.org/kit-transition-locale/

Le site www.agirlocal.org s’est constitué en vitrine à projet. Pragmatique, il affiche de quoi faire de l’éducation populaire, des outils pour agir, et une gamme de propositions concrètes, du stade de l’idée jusqu’au projet démonstrateur. Notre ambition est de développer méthodiquement sa fonction vitrine à projets, de rassembler cette cinquantaine de démonstrateurs, avec vous. Pour enrichissement et reproduction locale massive.

L’ESSEC et l’Université de Cergy-Pontoise, l’enseignement supérieur s’organise ici en campus transition. Ils peuvent s’investir avec les territoires dans la construction d’une ingénierie publique tiers de confiance.

La maison brûle, Il nous faut mettre nos démonstrateurs en commun pour passer de la part du colibri à la part du canadair.

Pour apporter votre démonstrateur,

De quoi partager et s’approprier localement ce projet global : l’adresse de cette note d’enjeux : http://agirlocal.org/50-projets-efficaces/ et ces 10 pages illustrées qui les développent : https://bit.ly/395wCRp

L’appel national à identification de projets locaux efficaces : http://agirlocal.org/appel-a-identification-50-projets/

Avec une proposition de méthode d’identification et de fiche type http://agirlocal.org/methode-identification-50-projets/

Et une adresse où le poster pour mise en vitrine : collectif95@climat-2020.eu

 

20200715 Lab’Hautil 50 projets Méthodologie

Lab’Hautil/jmv/                                                                                                   15 juillet 2020

 

50 projets

Méthodologie

La raison d’être du Lab’Hautil est de réduire de 80% nos émissions de gaz à effet de serre, à deux mandats municipaux d’ici. Le moyen pour y arriver est d’identifier et de mettre en œuvre une cinquantaine de projets locaux efficaces, massivement reproductibles ; et par là développer l’emploi et le bien être sur le territoire, y favoriser la biodiversité, éliminer les produits nuisibles à la santé. La note d’intention du 7 juillet détaille le pourquoi et le comment.

Par local, efficace et massivement reproductible il faut entendre des projets qui peuvent être développés localement quel que soit le lieu de leur premier développement, sont fortement réducteurs de gaz à effet de serre et exploitent un gisement stratégique identifié.

L’objet de la présente note est de préciser la méthode d’identification de ces projets efficaces dans les 4 champs d’action à porte de décision locale : la nourriture, 33% des émissions[1], les déplacements 30%, le bâtiment 25% et les énergies 12%. L’idée centrale étant de modifier aussi l’agriculture, l’industrie et l’importation de carbone, par la demande.

Ce choix met donc les citoyens que nous sommes,-habitants, entrepreneurs-élus locaux-, au cœur de la maîtrise de notre propre avenir et celui de nos enfants.

Par exemple REV, la rénovation énergétique du Valmoutier est un projet qui a été développé à Jouy le Moutier par une association. Il est reproductible sur 5 millions de logements en France, pourrait diviser par deux les émissions de ces 5 millions de logement. Il développe de l’emploi non délocalisable, améliore le confort des logements, diminue les charges. Il peut amorcer une agriculture de production d’éco-matériaux et donc diminuer d’autant les importations de produits pétroliers à partir desquels sont fabriqués les isolants.

Pourquoi 50 projets locaux ?

Le chiffre de 50 est indicatif ; à l’expérience les projets efficaces réduisent de un à quelques pour cent les émissions du territoire. Une cinquantaine pourraient réduire nos émissions de 2% en moyenne.

Il est probablement impossible d’exploiter à 100% un gisement stratégique identifié, comme par exemple les 5 millions de logements éligibles à REV. D’où l’objectif de réduction de 80 % à l’horizon des deux mandats ; et un objectif zéro émissions avant 2050 : les derniers 20% seront les plus difficiles à mettre en œuvre.

Cette cinquantaine de projets locaux n’a pas à être inventée sur notre territoire ; beaucoup ont été développés ailleurs. Et certains ici.

La connaissance des émissions de gaz à effet de serre de l’Hautil est donc clé.

Où trouver des projets locaux efficaces ?

Ce travail d’inventaire est nécessairement collectif. D’où la décision prise lors de la première réunion ; Cf https://agirlocal.org//wp-content/uploads/sites/15685/2020/07/20200708-LabHautil-relevé-de-conclusion-réunion-de-lancement-.docx

D’ici là une fiche type peut être mise au point et une première liste dressée. Cf annexe

Concrètement, le site vitrine agirlocal en décrit méthodiquement certains; le milieu local en compte quelques uns ; le livre « ces maires qui changent tout » de C Rivat en inventorie d’autres. Le site du CGGD et enfin le CEREMA fournissent des ressources à explorer.

Mais ce qui devrait faire le plein de projets est la réunion des projets pragmatiques des villes qui sont déterminées à oeuvrer pour la transition à l’issue de ces élections municipales. Copenhague à l’étranger qui a visé zéro carbone en 2009 et va atteindre cet objectif en 2025, le C40, association des métropoles internationales dont Paris fait partie et son Plan climat, sont également des sources à explorer.

Le réseau des directeurs généraux des services des villes et celui des directeurs départementaux des territoires  devrait permettre d’en récolter le plus grand nombre. Peut-on imaginer un appel à récolte ? Etendu aux associations ?

Quels critères de sélection des projets locaux ?

Efficacité carbone

Pour filtrer large, déclarons efficace tous ceux qui réduisent d’au moins un pour cent les émissions sur leur territoire, dans l’un des 4 champs identifiés.

Pour calculer ce pourcentage, au dénominateur, l’évaluation des émissions du territoire sera faite par le tableur de calcul carbone à la commune : https://agirlocal.org//wp-content/uploads/sites/15685/2020/07/LabHautil-V3-tableur-bleu-émissions-CO2e-à-la-commune-1.xlsx

Cette évaluation, gratuite, calculable en mois d’une heure, fournit des ordres de grandeur dont nous contenterons faute de mieux. Cette évaluation est néanmoins suffisante pour trier entre les projets de décoration écologique et ceux qui sont efficaces.

Il y a eu mieux mais la demande récurrente aux pouvoirs publics de reprendre et mettre à jour l’outil complet développé en Île de France il y a une dizaine d’années est restée à ce jour sans suite ; voir http://agirlocal.org/resume-d-amenagement-durable/

Au numérateur il nous revient de mesurer l’efficacité de chaque projet et son gisement. Nous pourrions lancer un atelier carbone à cet effet. Le site vitrine www.agirlocal.org donne quelques exemples d’évaluation.

Coût

Tout projet a un coût. Sauf les changements de comportement.

Le fait que le CO2 émis reste un siècle dans l’atmosphère conduit à commencer par les projets les plus efficaces, les moins chers, les plus faciles à mettre en oeuvre.

Parmi les projets efficaces, ce critère simple permet de choisir les meilleurs rapports efficacité-coût : la TeCO2 économisée à l’euro dépensé. A lancer, le compte analytique transition, communal, intercommunal, au delà ? Quid d’un appel à l’Etat de faire de même ?

Mode de décision

Nous avons à faire deux types de projets ; ceux que l’on peut décider seul, comme habitant, entrepreneur ou élu et ceux que  l’on ne peut faire qu’ensemble.

Les projets que l’on peut décider  seuls ont cet avantage : ils donnent directement du pouvoir d’achat à ceux qui les mènent à bien, d’autant plus de pouvoir d’achat qu’ils sont efficaces. Et permettent de réinvestir

Annexe

Une fiche type de description de projet et un tableau de synthèse des projets à identifier

Projet de Fiche type

PROJET : description en quelques lignes

GISEMENT: évaluation du gisement de reproduction du projet au national; gains potentiels en TeCO2e, euros et énergie ; améliorations qualitatives.

TERRITOIRE: périmètre du projet (commune, groupe de communes…)

QUI : acteurs du projet et bénéficiaires

FACILITE DE REALISATION: de + à +++

GAINS : TeCO2e, euros, énergie et améliorations qualitatives sur le projet local.

OUTILS : documents utiles à la reproduction, méthodes, calendrier, acteurs, coûts et gains, outils utilisés, adresses utiles.

EFFICACITE/COUTS : TeCO2 à l’euro investi ou dépensé

CONTACTS : pour commentaires ou questions

Mode de lancement local : seul ou ensemble, manière de faire.

FINANCEMENTS : temps de retour sur investissement ou dépense, subventions, fonds propres et prêts

COMMENTAIRES du groupe projet : toute information jugée utile à la reproduction par le groupe porteur du projet

ADRESSES INTERNET pour plus de détails

Projet de Tableau de synthèse :

SYNTHESE PROJETS EFFICACITE CARBONE EFFICACITE COÜT MODE DE DECISION FACILITE MISE EN ŒUVRE
IDENTIFIES % ECO TeCO2/EURO DEPENSE SEUL/ENSEMBLE De + à +++
NOURRITURE
projet 1
projet 2
DEPLACEMENTS
projet
projet
BATIMENTS
projet
projet
ENERGIES
projet
projet

[1] Ce pourcentage mobilise des bâtiments, des transports et des énergies. Il ne s’additionne donc pas avec les autres