comment commencer à contrer la menace climatique?

Comment commencer à contrer efficacement la menace climatique?

En lisant une double page du journal de la commune de Jouy le Moutier sur la façon d’économiser du CO2 pour gagner du pouvoir d’achat et le ré-investir dans la transition.

Les gaz à effet de serre ne sont ni de droite, ni de gauche; pas seulement la semaine du développement durable.

Il semble que mon maire -classé à droite- et l’expert que je suis-classé à gauche- qui a écrit ces 2 pages à sa demande, s’en soient aperçus.

Vivre à Jouy avril-mai 2 pages

Financer la transition

Vous ne trouverez pas ici les mille et une subventions, de la commune à l’Europe, qui peuplent les politiques de nos pouvoirs publics, financés avec l’argent de nos impôts : les conditions d’attribution, les montants changent quasi chaque année.

Vous trouverez ici des propositions d’action pour financer massivement la transition écologique, énergétique, c’est à dire notre avenir et celui de nos enfants : Notre avenir vous le financez quand ?

Comment financer ? Une première question vient immédiatement à l’esprit : se peut-il que les humains soient raisonnables en matière d’argent ? Enoncées, les réponses paraissent évidentes :

– Si la réponse est oui, un investisseur, un banquier, raisonnables ne devraient pas prêter d’argent à des entreprises qui fonctionnent aux énergies fossiles. Pour une raison simple : vu d’un banquier, d’un investisseur, le risque climatique, démontré par les scientifiques, est un risque de défaut de paiement avant le remboursement du prêt pour ne pas dire de faillite de l’entreprise.

S’ils pensent quand même pouvoir s’assurer contre le défaut de paiement, il se trouve que le risque n’est plus assumable par les assureurs. C’est la fédération française de l’assurance qui l’écrit :

etude_changement_climatique_et_assurance_a_lhorizon_2040

Ceux là donc devraient financer la transition.

Si pour d’autres banquiers, investisseurs, la réponse est non, c’est qu’ils ignorent la science et les lois de la nature. Aucun lobby ne les mettra à l’abri. L’argent n’est pas à l’abri des lois de la nature. Eux non plus. Pourtant ils continuent: voir l’étude Mazard résumée ici en 2 pages résumé Finance verte Mazard

Il nous faut donc agir malgré ceux-là.

C’est la raison d’être du pacte finance-climat, une solution résumée ici en 2 pages : https://www.pacte-climat.net/fr/l-appel-detail/

Mais elle demande d’agir sur les politiques pour être mise en oeuvre. Et donc:

–  Un politique ne devrait pas préférer sa réélection au financement de sa survie et celle de ses enfants. Si non, il est irresponsable et joue sa réélection. Il suffit qu’une toute petite partie de ses électeurs s’aperçoive de son irresponsabilité.

Ceci est un appel à l’élimination électorale de ce genre de politiques auxquels nous confions la gestion de nos biens communs et de leur financement. Commencez avec les élections européennes. Faites passer votre avenir et celui de vos enfants avant vos opinions politiques. Une majorité de députés PS, LREM et Modem (cités dans l’ordre chronologique de signature par une majorité du groupe) ont signé leur soutien au pacte. D’autres partis pas toujours représentés à l’assemblée nationale aussi. L’association qui soutient le pacte a demandé aux têtes de listes européennes de tous les partis leur position. Les réponses seront publiées.

Vous pouvez interroger directement votre candidat: soutient-il le pacte finance climat qui permet de financer massivement la transition ? Il n’en a jamais entendu parler ? Vous pouvez lui montrer cette video de 50 secondes, https://www.pacte-climat.net/fr/ou lui imprimer ce texte de 2 pages, http://agirlocal.org/pacte-finance-climat/ . S’il ne soutient pas le pacte, que propose-t-il de mieux ?

Quant à vous, vous pouvez agir pour soutenir le pacte  : https://www.pacte-climat.net/fr/comment-agir/

et informer, convaincre vos proches, vos amis, vos associations, vos relations professionnelles, vos syndicats, vos anciens correspondants du collège, du lycée, d’Erasmus.

– Et nous, comment agissons nous concrètement pour le climat ?

Si vous êtes de ceux qui pensez que tout ça c’est de la foutaise, ou que vous avez mieux à faire, prenez quand même le temps de lire ce document : il inventorie ce qui nous arrive pour mieux en tirer parti. Cela vous prendra un quart d’heure et vous avez tout à y gagner, vivre mieux par exemple.

Vivre bien, c’est bien ce après quoi nous courrons tous ?

Si vous avez décidé d’agir efficacement, alors il vous faut savoir  qu’économiser du CO2 donne du pouvoir d’achat et donc de quoi investir dans notre avenir.

Apprenez donc à compter carbone aussi facilement que vous comptez en euros. Chaque achat est un vote pour ou contre notre avenir et celui de nos enfants.

Pour agir efficacement, il n’est pas nécessaire de réinventer l’eau sucrée. Lisez par exemple la page d’accueil de ce site : vous y trouverez des solutions dont vous êtes maitre, que vous pouvez financer sans rien demander à qui que ce soit : www.agirlocal.org . Et vous pouvez en chercher  d’autres ailleurs. Vous pouvez aussi en inventer, regarder ce que fait votre banquier de votre argent…

Notre avenir est entre nos mains.

 

organiser la transition

Aucun politique au pouvoir n’a dit : « pour être efficace nous avons besoin d’accords internationaux, de politiques et lois nationales, mais nous avons tout autant besoin d’agir, là où nous vivons, travaillons, nous distrayons, c’est à dire là où nous pouvons décider, localement, seul ou ensemble, dans le plaisir de vivre. J’insiste, dans le plaisir de vivre. »

Aucun politique au pouvoir n’a dit : « nous sommes 30 millions en France à pouvoir en décider, autant que de ménages, de chefs d’entreprise et d’élus. Notre force est considérable, je vous propose de la mobiliser pour bâtir ensemble un avenir à nos enfants. »

Aucun politique au pouvoir n’a dit : « la transition écologique, énergétique est l’affaire de la politique, au sens le plus noble du terme, elle est aussi l’affaire de chacun. Voilà ce que nous allons faire et voilà le cadre dans lequel je vous propose d’agir. »

Aucun politique au pouvoir n’a dit : « pour être efficace, chacun de nous a besoin de connaître son impact sur la planète, seul ou localement. Nous avons besoin d’informations, de données publiques fiables, simples, gratuites, à la commune et je m’engage à vous les fournir pour que vous puissiez bâtir des projets locaux efficaces, je m’engage à vous aider à les construire et je m’engage à financer ces projets. »

Aucun politique au pouvoir n’a dit : « la région Île de France est l’une des deux douzaines régions métropolitaines internationales les plus importantes dans le monde. Nous avons le devoir d’être exemplaire, d’échanger avec les autres régions internationales et évidemment nationales, d’échanger sur les projets concrets, locaux, efficaces, reproductibles qui nous permettrons d’écarter ensemble la menace climatique. »

Voilà pourquoi nous devons agir, nous les citoyens, pour obtenir un cadre d’action efficace, de la commune à l’Europe.

Financer massivement la transition : le pacte finance-climat

Donner les moyens d’agir aux habitants, entrepreneurs élus locaux : contribution au grand débat national

Soutenir nos gouvernants contre les lobbies : un cadre pour agir

Une locomotive nationale et internationale pour démultiplier la transition : le Grand Paris

Départements ou métropoles? les deux. La nourriture, les éco-matériaux, les éco-énergies, poussent à la campagne et sont consommés en ville; de quoi instaurer de nouveaux rapports ville-campagne : le département de Seine et Marne 12% de la population de la région Île-de-France, 50% du territoire régional.

ignorer le co2 pour agir ?

Nous fonçons à l’aveuglette sur le mur climatique

Les gouvernements savent qu’à lois, subventions, incitations constantes, une famille, un entrepreneur, un élu local, peuvent émettre du simple au double de CO2 : les comportements d’achat,-voiture, frigo, chauffage, nourriture-, comme les habitudes,- vacances au loin, achats et produits de l’entreprise, cantine et chauffage des écoles par exemple-, sont déterminants. D’autant plus que l’on en ignore les conséquences.

Que l’on se sente responsable, citoyen, entrepreneur, élu, et prêt à changer de comportements et d’habitudes ou que l’on ait la tête ailleurs, force est de constater que l’information est le maillon faible du dispositif : trop ou trop peu, sectorielle ou biaisée à dessein par les lobbies, elle n’est jamais à la fois globale, claire et opérationnelle. Nous sommes dans l’ignorance de nos émissions de CO2, traduites en termes de vie quotidienne (kWh, essence…).

Nous marchons à l’aveuglette tout en sentant plus ou moins le danger d’agir ainsi.

Même si l’on n’a pas la tête ailleurs, nous sommes empêchés d’agir efficacement à notre niveau pour contrer le changement climatique.

Dés lors, faut-il s’étonner que la plupart des acteurs locaux motivés ne voient pas d’autre issue que dans la revendication ?

Et les autres, ceux qui prennent des initiatives locales et les poursuivent contre vents et marées, faut-il s’étonner qu’ils tapent parfois à côté de la plaque, faute de pouvoir mesurer la partie de leur action dans le tout de nos émissions ?

Dans ces deux cas, la frustration est garantie. Dans tous les cas nous fonçons à l’aveuglette sur le mur climatique, gouvernants et gouvernés.

Pourtant l’outil d’information global existe en France : le bilan carbone calculé à la commune a été construit pour cela il y a maintenant plus de 10 ans, le bilan au foyer il y a plusieurs années. Mais ils ont disparu du site de l’Ademe où ils ont pourtant été financés par nos impôts. Pire le bilan carbone à la commune n’a jamais été calculé pour les 36 000 communes de France.

Imparfait il ne permettait ni comparaison d’une commune à l’autre, ni addition de la commune à la région. Ces défauts ont été corrigés par l’ex direction régionale de l’équipement Île de France, il y a 10 ans, pour un coût dérisoire, mais en Île-de-France seulement.

Passons sur ce qui a conduit à cet état de fait.

Un bilan CO2 fournit par l’Insee, à la commune

Si les données publiques sont celles qu’un pays se donne pour se gouverner,-la population, l’emploi, et bien d’autres données fournies par l’INSEE-, alors, faute de données publiques, nous sommes aveugles à ce qui provoque le changement climatique, nous ne nous gouvernons pas pour y échapper.

30 millions de ménages, 5 millions d’entrepreneurs et 500 000 élus locaux n’ont pas l’information minimale nécessaire pour écarter la menace climatique, là où ils vivent, c’est à dire là où ils peuvent en décider.

Pour changer nos comportements et nos habitudes, trouver le chemin économique et social de la transition, dans le plaisir de vivre, de la COP 21 à la commune et de la maison à la planète, nous avons d’abord besoin de savoir où nous en sommes en matière d’émissions, chez nous, là où nous vivons, là où nous décidons ; nous avons ensuite besoin de compter carbone, à chaque achat, quotidien ou exceptionnel, à chaque prise de décision, seul ou ensemble.

Le bilan des gaz à effet de serre, public, gratuit, est bien le point de départ pour contrer en connaissance de cause, chacun à notre niveau, la menace climatique. Le calculateur au foyer est bien le moyen de compter carbone aussi facilement que nous comptons en euros.

Et si compter carbone demande un minimum d’effort,-comme en voyage lorsqu’il faut apprendre à se servir de la monnaie du lieu-, cet effort vaut la peine : économiser du CO2 économise des euros, augmente le pouvoir d’achat que l’on peut réinvestir dans le renouvelable, pour vivre mieux.

Vivre mieux, c’est bien ce après quoi nous courons tous ?

Proposition :

Le bilan des émissions de gaz à effet de serre à la commune, en responsabilité, est fourni par l’INSEE ; il détaille les 4 postes clé sur lesquels agir : la nourriture, les bâtiments, les déplacements et l’énergie. Il en fournit les éléments de calcul, kWh et sources d’énergies, entre autres. Il est simplement additionnable de la commune à la région.

Le calculateur au foyer est rétabli puis amélioré.

Compter, penser et agir carbone

Au delà de cette information minimale, nous ne sommes pas organisés à l’échelle du pays pour agir efficacement. Pour « faire confiance aux territoires, à la société et aux acteurs pour se transformer » comme dit le président de la république, l’expérience montre qu’il manque un cadre et des outils pour agir.

Lesquels ?

Chemin faisant, compter carbone les a mis en lumière : progressivement, à compter carbone, on se met à penser carbone, c’est à dire à penser hors du cadre de nos habitudes.

Cette façon de penser hors du cadre fait émerger des projets efficaces, du quartier à la région. Par exemple :

  • isolation groupée de logements qui augmentent leur confort et diminuent leurs coûts de chauffage en maîtrisant les investissements,
  • chauffage urbain aux énergies renouvelables qui stoppe les hausses de charges locatives, réduit le déficit du commerce extérieur et de ce fait augmente l’emploi non délocalisable
  • tiers lieux qui réduisent les temps de transport et les transports bondés; par exemple.

Mais arrivés là, l’expérience montre que nous nous heurtons au besoin de cadre et d’accompagnement, de la part des pouvoirs publics, pour mener à bien ces projets efficacement, à la vitesse nécessaire, et permettre de les reproduire sur d’autres territoires, sans avoir à les réinventer :

  • Devant la technicité de certains projets mais aussi devant les 6 étages de gouvernants, de la commune à l’Europe, il manque une ingénierie publique, tiers de confiance, apte à articuler les initiatives de terrain et les décisions des gouvernants.

Ce tiers de confiance a un autre avantage, clé : il est le chainon manquant de nature à construire une démocratie dans l’action. Cette forme de démocratie, fondée sur les projets des habitants, des entreprises, des élus locaux est par construction permanente ; elle n’est ni intermittente comme la démocratie représentative, nécessaire, ni ponctuelle comme le référendum d’initiative citoyenne : voir cette contribution au grand débat : http://agirlocal.org/tiers-de-confiance/

  • Une vitrine à projets efficaces apparaît tout aussi évidente pour ne pas réinventer l’eau chaude aux 4 coins du territoire. Cette idée a été en particulier développée dans le rapport du groupe de travail « transition » des partenaires de la mission de préfiguration du Grand Paris.

Le tiers de confiance aurait tous les moyens pour l’organiser. http://agirlocal.org//wp-content/uploads/sites/15685/2016/02/Rapport-Groupe-transition-Conseil-des-partenaires-13-10-2015.pdf

  • Et bien sûr le nerf de la guerre, le financement, tel que proposé par Jean Jouzel (ex Vice-président du GIEC) et Pierre Larrouturou, économiste : un financement sans endettement de l’Etat, adossé à la création monétaire, à l’Europe, pour financer l’économie réelle des projets de développement durable.

Ce pacte a lui aussi un effet supplémentaire on ne peut plus décisif : rendre l’Europe désirable ;

en 2 pages, http://agirlocal.org/pacte-finance-climat/

la Seine as a park system

Un rituel ancien des Ateliers de Cergy est de susciter des contributions extérieures de partenaires intéressés par le thème de l’année: cela a été le cas avec Stockholm, Barcelone, Gdansk, Wageningen, Édimbourg, Rome mais aussi Tokyo, Sao Paulo, Berkeley…d’autres encore.

Cette année c’est avec Chicago qu’il y a eu des apports marquants avec Philip ENQUIST, SOMChicago, membre de l’AMERICAN INSTITUTE of ARCHITECTS, Drew WENSLEY, Architecte Paysagiste de TORONTO (Moriyana et Teshima Planners) et Meiring BEYERS de HAMILTON Ingénieur, Klimaat Consulting & Innovation. Ils ont été réunis sous l’appellation «CHICAGO TEAM».

Impliqués dans différentes Régions du Monde sur de très grands territoires avec des approches qui cherchent à prendre de vitesse les «sauvageries» de plus en plus radicales de la planète.

Ce qui consiste à redonner toute sa place à la nature.

Celle-ci s’impose, de toutes façons, avec une force inattendue partout dans le monde.

En «central europe the average temperature will be 5°C warmer by 2100» et l’augmentation prévisible des précipitations devrait être de 15 à 25%)

Donner toute sa place à la nature c’est prendre la Seine dans tout son parcours de la source à l’estuaire avec tous ses affluents.

Donner toute sa place à la nature c’est pouvoir imaginer «THE SEINE RIVER as a NATIONAL PARK».

C’est une VISION dont le fondement est la bonne santé environnementale, base de tout le reste : l’économique, la mobilité, la qualité de vie.

C’est une autre manière de faire de la planification : à savoir une prise en compte – en préalable – des éléments premiers que sont l’EAU, l’AIR, la TERRE et l’ESPACE.

L’EAU

 

Le bassin de la Seine, des sources au Havre

C’est l’ARBRE de VIE d’une Région Urbaine de 18 ou 20 millions d’habitants – dont 12,2 millions de l’Ile de France -. C’est la dimension géographique (carte 1) d’un vaste réseau hydraulique: l’EAU c’est la VIE, la survie, la richesse d’une région favorisée.

Il faut donc en assurer la préservation, c’est un BIEN à PROTEGER.

Il faut aussi S’EN PROTEGER: les prouesses techniques ne sont plus suffisantes, celles des bassins de retenue, des digues… L’ingénierie seule, c’était l’apanage du XXème siècle.

Aujourd’hui, pour être à la bonne mesure, il faut en revenir à l’unité écologique de base à savoir la goutte d’eau (carte 2). C’est par la retenue à sa source dans tous les petits vallons, rigoles, étangs, marais et même les labours que seront protégés toutes les installations humaines existantes le long des cours d’eau et notamment à Paris et ses alentours.

La TERRE

Aucune ville ne peut vivre sans campagnes: l’agriculture urbaine est à privilégier mais ne pourra satisfaire qu’une partie très réduite des besoins des grandes concentrations urbaines. Les terres arables des «pays» qui jalonnent la Seine doivent être sacralisées et classées en réserves agricoles (voir J. Viard).

Elles contribueront à dessiner ce GRAND JARDIN du Bassin de la Seine.

L’agriculture sera présente sous toutes ses formes à commencer par les besoins nourriciers des populations des territoires les plus proches. Et la terre c’est aussi les jardins, les potagers et les maisons qui les accompagnent.

Un bon jardinier sait mettre les végétaux dans des situations de bonne entente: il n’y a pas de raisons pour qu’il n’en soit pas de même avec l’habitat: les zoos animaux se sont débarrassés de leurs vieilles cages: les directeurs des zoos humains, confrontés à des explosions de population doivent aussi voir les conditions dans lesquelles trouver des réponses à une joyeuse vie future (cf. D. Morris).

On ne peut pas prétendre, simplement parce qu’il y a plus de gens et qu’il faut les loger, qu’il n’y a qu’une solution: les citoyens harassés demandent que soient prises en considération les exigences fondamentales des comportements de chacun.

L’AIR et l’ESPACE

Le citadin ne peut plus vivre sans AIR PUR: c’est ce qui manque dans les espaces surdensifiés et Paris en fait partie. Pour s’en convaincre il suffit de regarder les quartiers privilégiés du quart sud-ouest des faubourgs de Paris qui sont composés pour moitié de leur surface de forêts domaniales, donc un environnement garanti.

Si on compare avec Paris intramuros et à superficie égale, il y a un peu plus de 300 000 habitants au lieu de 2,2 millions qui bénéficient de cette situation avantageuse (carte3). Au delà du périphérique parisien c’est le seul territoire qui bénéficie de ces qualités. Pour tout le reste de la couronne urbaine considérée comme étant celle du grand Paris, sont préconisées les densifications capables de répondre aux extensions nécessaires pour satisfaire aux besoins.

La ville sur la ville… c’est une belle formule: on continue à enfermer Paris dans une ceinture radioconcentrique, c’est à dire dans une logique de développement à court terme. Force pourtant est de considérer que cela ne pourra pas se répéter à l’infini: une troisième puis une quatrième couronne qui s’imposeraient de la même manière seraient suicidaires.

Heureusement pour les pouvoirs publics cette manière facile de faire se heurte aux périmètres des Parcs Naturels Régionaux (carte 4): ceux-ci constituent la véritable ceinture verte de la Région Ile de France et sont donc un frein à la sur-concentration: il y a un moment où il faudra sauter le pas.

C’est ce qui serait légitime pour tout citoyen «métropolitain». La vraie dimension métropolitaine est celle qui permet de choisir de vivre en ville ou à la campagne, de vivre dans un environnement de qualité.

Or il se trouve que c’est une voie possible compte tenu des transformations rapides liées aux nouvelles technologies, aux nouvelles mobilités, aux nouveaux modes de vie, aux aspirations de chacun.

Pourquoi ne pas y penser dès à présent?

Y aurait-il un obstacle: celui des eaux troubles de nature territoriales politiques et administratives?

A GREAT PARK SYSTEM

On ne peut pas vivre sans nature, sans insectes, sans sa «bulle» c’est à dire son living-room personnel – comme en dispose la plupart des animaux -. Il faut donc INVERSER les PRIORITES (carte 5) :

On ne peut pas vivre non plus sans ressources.

Le grand parc que serait le Bassin de la Seine offre cette possibilité: disposer d’un grand canal – celui de la Seine jusqu’à Paris avec ses potentiels économiques.

Ce grand parc serait doté de grandes pelouses que sont les espaces agricoles protégés et prioritairement les espaces nourriciers.

Dotés aussi de grandes forêts et les nombreux taillis – les arbres isolés et bosquets d’un parc-. Il est ponctué de toutes ces villes et bourgs mais aussi de villages normalement équipés – les kiosques et bâtisses diverses-.

De grandes voies – les allées du parc – sont déjà tracées et adaptées aux nécessités fonctionnelles mais aussi à la qualité des lieux; d’autres sont à inscrire.

L’avantage d’un grand parc c’est qu’il évolue au cours des saisons, qu’il se transforme d’une manière organique c’est à dire qu’il s’adapte aux nouveaux besoins sans altérer le caractère des endroits.

C’est vrai cependant qu’il doit être géré par un «bon horloger» qui ne s’intéresse pas qu’à la mécanique et au commerce mais au plaisir des sens et aux qualités esthétiques de l’objet.

ET APRES?

IL EST VENU UN JARDIN CETTE NUIT

QUI N’AVAIT PLUS D’ADRESSE

UN PEU TRISTE IL TENAIT POLIMENT

SES RACINES A LA MAIN

POURRIEZ VOUS ME DONNER

UN JARDIN OU J’AURAIS

LE DROIT D’ETRE JARDIN

 

Ces quelques mots – du Jardin Perdu de Claude Roy – sont bien représentatifs de l’embarras des temps présents.

Ils ont une valeur allégorique mais aussi poétique d’un MONDE EN ATTENTE.

Reste à savoir s’il y a une écoute quelque part et une VOLONTE de FAIRE.

 

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restitution atelier”la vie” à la CDC puis GPA

En février puis avril 2019, nous avons restitué l’atelier “la vie dans les métropoles au XXIème siècle” à la Caisse des Dépôts et Consignations puis à Grand Paris aménagement, à Paris.

la première partie de l’atelier, 100 experts et 2 ans de travail (6 pages illustrées): constats et questionnements

l’atelier proprement dit, 21 jeunes professionnels de 13 nationalités, pendant un mois (9 pages illustrées): production et jury

La présentation de Bertrand Warnier “the Seine as a park system“, coproduite avec la Chicago team invitée à l’atelier.

Tiers de confiance

Prenons un pays à 6 étages de gouvernement, de la commune à l’Europe, au hasard, la France. Supposons que plus personne ne sache exactement qui fait quoi, qui est responsable de quoi.

Supposons que les citoyens ne sachent plus à qui se vouer, que les crises s’additionnent, sociales, environnementales, financières, économiques. Supposons que ces français se mettent à s’entredéchirer avec toute l’énergie dont ils sont capables, se désespèrent de ne pas trouver un responsable en face d’eux.

Y aurait-il une solution qui ne commence pas par « il faut supprimer, dégager etc… »

Y aurait-il un lieu où se retrouver, français et gouvernants, là où nous vivons c’est à dire là où nous pouvons en décider pour sortir de ce pétrin ?

Pas pour débattre et repartir chacun dans son coin, non, pour construire des projets ensembles, pragmatiquement, dans la durée : les 6 étages de gouvernants et les français.

Admettons que nous construisions ces lieux, mais pour faire quoi précisément ?

Supposons que la crise écologique, diabolique, surplombe toutes les autres, diabolique parce qu’elle se présente sous des dehors agréables ; que ne ferions nous pas pour un rayon de soleil ? Diabolique parce que meurtrière.

Alors, pourrait-on s’organiser pour construire des projets de transition, pour écarter la menace climatique et avec elle traiter les 3 autres crises ?

Il semble que oui.

Economiser du CO2 donne du pouvoir d’achat avec lequel on peut investir dans le renouvelable, le bien-être, diriger la création monétaire sur l’économie réelle plutôt que sur la finance casino (la création monétaire c’est la planche à billet ; dans sa version branchée le quantitative easing, ça fait tout de suite mieux). Avec cette redirection, nous pouvons réduire le risque de crise financière et créer de l’emploi, du qualifié et du pas qualifié, de la croissance de bien-être, durable. Et voir pousser tout ça sous nos yeux.

Cela semble mériter examen, par exemple à l’occasion d’un grand débat national.

Il y a une condition : augmenter notre intelligence collective qui est aujourd’hui du niveau d’un banc de moules à marée basse : les français (tous des incapables, je ne vais plus voter, je ne fais pas de politique) ? Le maire (il dit que cela devient ingérable) ? Le président de l’intercommunalité (c’est quoi?) ? Le président du conseil départemental (il n’est plus général ?) ? Le président du conseil régional (la petite ou la grande région ?) ? Le président de la république (il dit qu’il a besoin de nous)? Le président de l’Europe ? (ah non, il n’y en a pas vraiment).

Bon, il n’existe probablement pas de solution miraculeuse mais créer des organismes publics territoriaux, opérationnels, transverses aux 6 étages, tiers de confiance qui incarnent cette intelligence collective, peut contribuer à rétablir du lien, de la confiance, dans l’action menée ensembles ; pas avec des discours, mais bien avec des actes, au plus près du terrain. Pas seuls.

Car pour agir ensembles, nous avons besoins de gens qui savent, agissent en mode projet, soient capables d’aider les acteurs de terrain, les citoyens à monter leurs projets ensembles. Autrefois, sous une autre forme et à destination des seules communes cela s’appelait l’ingénierie publique. Les maires lui faisaient confiance.

Alors ?

« Un organisme public, tiers de confiance, est créé dans chaque département et intercommunalité de plus de 200 000 habitants. Il a pour mission d’aider les citoyens, les petites entreprises locales, les élus locaux à monter des projets opérationnels de leur initiative visant à réduire massivement les émissions de gaz à effet de serre. Il capitalise et diffuse les expériences réussies, met à disposition l’ensemble des éléments qui permettent leur reproduction, leur amélioration. »

Un peu coûteuse en emploi public, cette proposition suppose la création progressive de 150 agences, dont 100 départementales financées par l’Etat et les départements et 50 urbaines financées par les collectivités concernées et par l’Etat. La moitié des postes pourrait être occupés par des titulaires en place des collectivités, des directions territoriales de l’Etat et de l’Ademe ; bonne occasion de remettre de l’ordre dans une décision absurde : les ressources humaines de l’Etat d’un côté et l’argent de l’Etat à l’Ademe de l’autre, ou comment organiser les hostilités.

Concentrées sur les projets, le nombre d’agences est un atout car chacune peut se centrer sur tel ou tel type de projet issu de son territoire et diffuser aux autres ; ensembles elles peuvent pointer les trous dans la raquette et s’organiser pour les boucher collectivement.

Composées de professionnels venant de tous horizons et de toutes les structures, réunies par une mission motivante, chaque fois sous la direction d’un professionnel soigneusement choisi pour ses compétences, elles tractent les projets, aèrent les décisions, sous le regard des autres.

Ensembles, elles permettent une prise en main méthodique et industrielle du sujet, le contraire des politiques d’incitation qui se soldent par l’actuelle course aux guichets et le gâchis d’argent public saupoudré, faute de ce tiers professionnel de confiance, responsable global sur un territoire.

Vous pourriez dire ; un 7ème étage ? Surtout pas : une communauté de projets. En réseau, horizontal, chaque agence part du bilan carbone de chaque territoire, fournit par l’Insee, s’est doté de la panoplie d’actions qui produisent des économies d’argent en économisant du C02 et finance les projets avec le pacte fiance climat de Jouzel et Larrouturou. Voir les 4 propositions.

Ce qui permet aussi de monter des projets pour la puissance publique, ou à partir d’elle :

Exemple concret : l’efficacité énergétique des bâtiments de la puissance publique sur un territoire : mairies, écoles collèges, lycées, hôpitaux, Préfectures… Un même diagnostic, mené par les services respectifs dans un cadre commun, un plan d’action co-construit, dans la durée, créateur d’emplois locaux, un même appel à prestataires qualifiés pour mener à bien ce qui doit l’être et développer un vivier d’entreprises auxquels les particuliers puissent faire appel. Voir : http://agirlocal.org//wp-content/uploads/sites/15685/2016/02/20160625-fiche-action-collectivite%CC%81s-et-e%CC%81tablissements-publics.pdf

Autre exemple La précarité énergétique d’une veuve âgée dans son pavillon trop grand peut être réglée par la colocation à de jeunes étudiants, ce qui permet avec l’argent des loyers, de rénover thermiquement le pavillon ; une banque garanti la bonne fin de l’opération en cas de décès de la veuve. Le Crous, la SEM à énergie positive en Île de France, les prêts à taux zéro, sont là. Il manque le tiers de confiance pour finaliser le projet. Voir pages 55-60 de http://agirlocal.org//wp-content/uploads/sites/15685/2016/02/synthese_transition_2014_part_ii_-_web.pdf

Une démocratie dans l’action, qui ne revient ni sur la démocratie représentative, ni sur l’organisation des pouvoirs publics, non : qui fédère par projet, local. Une organisation qui met en mouvement 30 millions de ménages, 5 millions d’entrepreneurs, plusieurs centaines de milliers d’élus locaux ;

et qui laisse entière la responsabilité de nos gouvernants. Il y a bien d’autres matières à décider de nos biens communs qui ne peuvent l’être que par ceux que l’on a élu pour cela.

Articuler les initiatives de terrain et les décisions des gouvernants, n’est-ce pas une bonne question ?

Grand débat national

Ces  contributions au grand débat national sont transverses aux quatre thèmes voulus par le gouvernement : transition, fiscalité, démocratie et organisation de l’Etat et des services publics.

La première est faite depuis le citoyen, au pied des 6 étages de gouvernement de nos biens communs, de la commune à l’Europe. Elle propose de traiter les crises sociale, écologique, financière et économique, les unes par les autres. Le mal par le mal en quelque sorte, en entrant par la crise écologique : 4 propositions

La seconde développe la première des 4 propositions, fondamentale: la connaissance de nos émissions de CO2 pour agir local, régional : ignorer le CO2?

La troisième développe la 3ème proposition : un outil technique qui a un mérite politique: celui de créer une démocratie permanente, entre la démocratie représentative, indispensable, et le référendum d’initiative citoyenne, ponctuel ; elle est faite par un observateur qui a eu à travailler au sein ou avec les 6 étages de gouvernement. Elle propose de créer un organisme public transverse, proche, sur les territoires, rassemblant les compétences des 6 étages de gouvernement, pour aider les habitants, entrepreneurs et élus locaux à monter des projets efficaces, pour vivre mieux : tiers de confiance

 

 

 

Grand débat national 4 propositions

Il n’y a pas 36 solutions : Soit on continue à se jeter les uns contre les autres, soit on cherche une issue à la crise. Cette contribution au grand débat national fait une proposition d’issue à une crise qui est sociale, écologique, financière et économique. Elle propose de traiter les crises les unes par les autres. Le mal par le mal en quelque sorte, en entrant par la crise écologique.

Evidemment il faut accepter de lire ce qui suit, que cela vous choque ou pas.

L’idée dominante de cette proposition est que nos gouvernants cessent de nous prendre exclusivement pour des irresponsables et que les français,- qui les élisent-, ne restent pas uniquement en mode revendicatif.

Le principal levier de cette proposition, c’est la réduction de gaz à effet de serre : économiser du CO2 augmente le pouvoir d’achat que l’on peut réinvestir dans le renouvelable, pour vivre mieux. Vivre mieux, c’est bien ce après quoi nous courons tous ?

La preuve de l’intérêt de cette proposition se trouve dans les réponses à la question : comment économiser du CO2 ? La première de ces réponses est vitale : savoir ce que nous émettons, là où nous vivons c’est à dire là où nous pouvons en décider.

1. Un bilan des émissions de gaz à effet de serre à la commune

Les données publiques sont celles qu’un pays se donne pour se gouverner : s’il y a bien urgence climatique alors cette donnée est clé au même titre que la population, l’emploi, et bien plus que d’autres choses comme le nombre d’hôtels 5 étoiles de chaque commune de France fournit par l’INSEE.

Que l’INSEE fournisse le bilan des émissions de gaz à effet de serre à la commune est le minimum pour ne pas prendre les français pour des enfants irresponsables. En langage élyséen, cela donne « faire confiance aux territoires, à la société et aux acteurs pour se transformer ». C’est aussi le minimum pour que les citoyens agissent systématiquement à leur niveau pour contrer le changement climatique autrement qu’en revendiquant. L’ex direction régionale de l’équipement Île de France l’a fait il y a 10 ans pour un coût dérisoire à partir du bilan carbone régional. En jachère depuis.  accéder à l’outil 

Proposition 1 :

Le bilan des émissions de gaz à effet de serre est fournit par l’INSEE ; il détaille les 4 postes clé sur lesquels agir : la nourriture, les bâtiments, les déplacements et l’énergie qui se cache derrière toutes nos machines. Il en fournit les éléments de calcul, kWh et sources d’énergies, entre autres. Il est simplement additionnable de la commune à la région.

2. Economiser du CO2 augmente le pouvoir d’achat

A l’expérience, on constate que les mesures à prendre pour réduire nos émissions se répartissent en trois : celles qui non seulement ne coûtent rien mais permettent d’économiser de l’argent, l’éco conduite, le covoiturage ou le format des photocopies par exemple (eh oui); celles qui demandent un tout petit investissement, un régulateur de chauffage ou des robinets thermostatiques sur les radiateurs; celles qui coûtent en investissement, l’achat d’une voiture bas carbone ou l’isolation par l’extérieur de nos bâtiments. Pour en connaître plus : voir habitants, entrepreneurs, élus locaux en page d’accueil de www.agirlocal.org

Puisqu’économiser du CO2 donne du pouvoir d’achat, pourquoi le gouvernement ne capitalise pas les très nombreuses initiatives citoyennes qui le permettent sur un site grand public ? A grand renfort de marketing ?

Proposition 2 :

Les solutions permettant de réduire ses dépenses sans investissement, logement et déplacements notamment, sont capitalisées et présentées sur un site internet grand public, hiérarchisées par thèmes en fonction de leur efficacité.

3. Réinvestir ce pouvoir d’achat dans le renouvelable, c’est à dire le bien être

Il reste un troisième type d’actions qui demandent d’investir. Troisième proposition, celle du tiers de confiance. Car pour agir nous avons besoins de gens qui savent, capables d’aider les acteurs de terrain, les citoyens à monter leurs projets ensembles. Autrefois, sous une autre forme et à destination des seules communes cela s’appelait l’ingénierie publique.

Proposition 3 :

Un organisme public, tiers de confiance, est créé dans chaque département et intercommunalité de plus de 200 000 habitants. Il a pour mission d’aider les citoyens, les petites entreprises locales, les élus locaux, à monter des projets opérationnels de leur initiative visant à réduire massivement les émissions de gaz à effet de serre. Il capitalise et diffuse les expériences réussies, met à disposition l’ensemble des éléments qui permettent leur reproduction, leur amélioration.

Par exemple, des propriétaires de maisons groupées peuvent se réunir pour rénover thermiquement leurs maisons en fonction de leurs capacités financières et ainsi mutualiser pour économiser, avoir plus de confort thermique, et réduire leurs émissions : 10 millions de maisons en France. Il manque le tiers de confiance, dans la continuité, pour mener à bien le projet. Nous l’avons bricolé.

Comme pour monter un projet vélo domicile travail qui combine parcours cyclables, parkings sécurisés et locations-réparation de vélo. A 5 centimes du km au lieu de 50 à 100, le gain de pouvoir d’achat est évident. Lorsqu’il est possible de supprimer la deuxième voiture, c’est un treizième mois. La moitié des déplacements en Île de France, en France et en Europe se font à moins de 3 km, la distance de pertinence du vélo, a fortiori du vélo électrique qui efface les dénivelés. Essayé, sans succès faute d’appui de l’Etat local, enfermé dans ses procédures : projet velo

Pas convaincus? Voyez la proposition du conseil des partenaires de la mission de préfiguration de la métropole du Grand Paris : rapport . il y avait nombre de très grandes entreprises dans ce groupe de travail.

Seule mesure un peu coûteuse en emploi public, cette proposition suppose la création progressive de 150 agences, dont 100 départementales financées par l’Etat et les départements et 50 urbaines financées par l’Etat et par les collectivités concernées. La moitié des postes pourrait être occupés par des titulaires en place des collectivités, des directions territoriales de l’Etat et de l’Ademe ; bonne occasion de remettre de l’ordre dans une décision absurde : les ressources humaines de l’Etat d’un côté et l’argent de l’autre, ou comment organiser les hostilités. Concentrées sur les projets, le nombre d’agence est un atout car chacune peut se centrer sur tel ou tel type de projet issu de son territoire et diffuser aux autres, pointer les trous dans la raquette et s’organiser pour les boucher collectivement.

Une prise en main méthodique et industrielle du sujet, le contraire des politiques d’incitation qui se soldent par la course aux guichets et le gâchis d’argent public.

4. Comment financer ?

Reste effectivement une question : globalement, comme le rapport Stern l’a démontré en son temps et comme l’’augmentation des coûts d’assurances le démontre année après année, nous avons un intérêt financier évident à financer la transition : elle coûte moins cher que les dégâts de l’inaction. Ce n’est pas ce que nous faisons. L’intérêt général n’est pas la somme des intérêts particuliers. Une des façons de contourner cet obstacle est de financer massivement les projets à taux zéro. Oui, mais avec quel argent ?

Le pacte finance climat de Jean Jouzel et Pierre Larrouturou fait une proposition : en fléchant la création monétaire sur l’économie réelle, à travers la Banque européenne d’investissement vers chaque Etat européen, à hauteur de 2% de leur produit intérieur brut, à charge pour eux de prêter aux particuliers, aux entreprises, aux élus locaux : 1000 milliards par an ; sans endettement de l’Etat donc.

Mais aussi en taxant les bénéfices en Europe à hauteur de ce que Trump a décidé pour les USA : produit attendu, 100 milliards par an, de quoi financer notre recherche développement par exemple sur le stockage des énergies renouvelables soumises aux aléas du soleil et du vent, lancer des projets qui ont besoin de subventions au départ, le projet énergie sprong par exemple qui permet ensuite d’isoler les maisons du secteur social sans subvention ; et enfin l’Afrique dont la population va doubler, les besoins de migrations grandir avec les catastrophes du changement climatique. Notre intérêt le plus évident est de les aider à passer directement sur le renouvelable : pacte finance-climat

Proposition 4 :

Rechercher un accord avec la chancelière allemande pour proposer de mettre au suffrage universel le pacte finance climat de Jouzel et Larrouturou à la façon dont Schumann et Adenauer, sur proposition de jean Monnet, ont décidé la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier en 8 jours et l’ont construite en 6 mois.

Ce qui ruisselle ne dépendrait alors pas du seul bon vouloir des riches mais aussi d’une politique massive, à l’échelle européenne, de traitement de la crise sociale, écologique, financière et économique (26 personnes, aussi riches que la moitié la plus pauvre de l’humanité).

Ces quatre propositions sont d’un coût ridicule en valeur absolue, encore plus en regard des enjeux, pour une sortie par le haut des crises qui nous assaillent et dont nous sommes collectivement les seuls responsables. En langage élyséen « de quoi structurer l’action du gouvernement et du parlement

A noter qu’il y a beaucoup mieux à faire en élargissant ces données aux 6 enjeux du développement durables dégagés lors du Grenelle de l’environnement et mis en données publiques par l’ex direction régionale de l’équipement Île de France. Voir . Le texte commence par :

« Aller vers moins d’énergies fossiles, moins de minerais, plus d’intelligence collective pour un partage raisonné des espaces et des ressources naturelles, sur un chemin économique et social acceptable, dans le plaisir de vivre ; tel est le sens de l’outil @d aménagement durable »