Conférence-débat solutions pour le climat

L’association Agir pour le Climat, qui porte le pacte Finance Climat de
Jean Jouzel et Pierre Larouturrou, organise une conférence-débat à
Cergy-Pontoise le mardi 4 février prochain, de 18h30 à 20h30, dans le
grand amphi mis à disposition par l’ESSEC.

Elle s’adresse aux maires et élus du Val d’Oise et est ouverte au
public, donc à tous les candidats aux municipales, aux entreprises et
aux acteurs citoyens engagés dans la transition écologique, énergétique.

Elle porte sur le financement de la transition et les solutions locales
concrètes, aux différentes échelles de territoire où elles trouvent leur
pertinence.

Bruno Lechevin, délégué général de  l’association, ancien président de
l’ADEME et Jean-Michel Vincent, délégué Val d’Oise de l’association,
ancien directeur de la stratégie et du développement durable
Île-de-France, côté ministère en charge de l’écologie, introduiront cet
échange.

Ont été invités à participer, 204 maires (ceux du Val d’Oise et ceux des
Yvelines qui font partie du Parc Naturel Régional du Vexin), douze
présidents d’intercommunalité, les présidents des deux parcs naturels
régionaux, les présidents de chambres, le président de l’université de
Cergy-Pontoise, la présidente du conseil départemental, les dix députés
et cinq sénateurs du Val d’Oise, le Préfet du département, la Présidente
du Conseil régional et le préfet de Région.

Cette conférence-débat est l’occasion de partager des solutions de
transition, efficaces, financièrement comme opérationnellement, abouties
ou programmées, dans le Val d’Oise et ailleurs.

Elle se veut l’amorce d’une organisation locale, méthodique et massive,
pour le climat.

Pour vous inscrire à l’événement, merci d’envoyer un mail à
collectif95@climat-2020.eu

Jean-Michel Vincent, délégué Val d’Oise d’Agir pour le Climat

www.agirlocal.org

kit formation agir local

Ce kit formation est à destination des acteurs motivés pour agir local, ensemble : élus, citoyens et entrepreneurs. Il complète le kit transition centré sur le grand public, http://agirlocal.org/kit-transition-locale/

Il comprend :

  • Un 2 pages grand public pour introduire un échange citoyen en réunion publique,
  • Un ppt de formation à destination des acteurs motivés pour agir local. Il clôt sur  un dispositif pour  agir ensemble efficacement.
  • Une note de méthode d’une page, à  discuter, adapter et partager entre élus, citoyens et entrepreneurs d’un conseil du développement durable pour contrer ensemble la menace climatique.

Contrer la menace climatique, méthodiquement

24 octobre 2019

Note sur la prise en main des enjeux du changement climatique

par les élus territoriaux

A lire les rapports des scientifiques du climat, il reste deux mandats municipaux d’ici au déclenchement des 2°C de réchauffement. Ce qui exige une obligation de résultat pour écarter la menace climatique. Diminuer d’ici là nos émissions d’un tiers repousserait le seuil d’une petite dizaine d’années ; précieuses.

En la matière, le top down a montré ses limites. Le bottom up n’est pas spontané, pas au delà d’une minorité de militants du climat. Fournir un cadre et des outils aux acteurs de terrain pour l’articuler avec le top down est resté hors du champ de nos politiques publiques. Comment faire ?

Cette transition se heurte à un obstacle majeur : elle demande de changer nos modes de vie et de consommations, ce qui ne peut se faire que pour un mieux vivre ; mais elle demande aussi de changer nos modes de réflexion, nos savoir-faire et nos compétences, ce que nos révolutions économiques nous promettent en tout état de cause : changer de métier plusieurs fois dans une vie, formations incluses. Rationnellement, ces changements individuels, chacun peut les décider, sans rien demander à personne. Il y manque de quoi inciter : une vitrine à solutions, pointant emploi local, bien être et cadre de vie, apaisés. Ces changements individuels sont la moitié du chemin.

L’autre moitié du chemin relève des élus, associations et entrepreneurs locaux. Traduite sur les territoires, la transition nous amène à changer les productions et les consommations locales, les flux de personnes, de marchandises, de connaissances et d’argent entrants et sortant de nos territoires. Ce que l’on peut appeler le métabolisme de nos territoires générateurs aujourd’hui de gaz à effet de serre, destructeurs de biodiversité et de ressources.

Cette deuxième moitié de transition a deux conséquences : dans le temps qui reste, le neuf devient marginal, l’enjeu est bien la réinvention écologique des territoires qui sont nos yeux ; le temps des grands projets est donc passé. Nous avons besoin d’imaginer ou reproduire une multitude de petits projets locaux, massivement reproductibles, aptes à changer ce métabolisme existant, aptes aussi à pousser à changer de modes de vie : http://agirlocal.org/kit-transition-locale/

Les maires et présidents de collectivités sont le point d’appui de tels développements, générateurs d’emploi, de prospérité et de bien être. A y regarder de près, économiser du CO2 donne en effet du pouvoir d’achat ; et pour cause, les énergies fossiles ne sont pas gratuites, sont importées, ne développent pas de l’emploi non délocalisable tandis que le cout de production des énergies fossiles a croisé (ou va croiser selon les énergies) celui du nucléaire.

Politiquement, désigner dans l’équipe municipale un premier adjoint en charge de ces développements, avec autorité en second sur l’administration communale (quand il y en a une) est incontournable.

Techniquement, travailler quatre champs d’action peut en faire une utopie réaliste : la nourriture, les déplacements, les bâtiments, la production d’énergie. Avec cette évidence : la nourriture, les éco matériaux, les éco énergies poussent à la campagne et sont consommés en ville. Mieux, ils peuvent stocker du carbone plutôt qu’en émettre. Et donc retarder l’échéance.

Il y faut une boussole, un objectif zéro émissions carbone, comme Copenhague est en train de l’atteindre et Paris l’a programmé ; une jauge pour choisir les projets les plus efficaces : la TeCO2 à l’euro dépensé ; un portefeuille : un budget analytique  des économies engrangées et des réinvestissements et un compteur de vitesse, l’empreinte carbone[1]. Sans oublier le moteur, un conseil du développement durable.

Organiser et nourrir localement cet objectif zéro carbone donne un levier majeur pour faire bouger nos territoires et ceux qui y vivent, changer le rapport ville-campagne, construire une géographie humaine en harmonie avec la géographie physique et avec le reste du vivant.

Ces 5 propositions permettraient d’accélérer les choses, elles sont de la responsabilité du niveau national : http://agirlocal.org/5-decisions-a-prendre/

[1] Ce tableur en permet un calcul approché, gratuitement, de la commune à la région, fondé sur les données du Haut Conseil pour le Climat : http://agirlocal.org/kit-transition-locale/

introduction à un échange citoyen

Nous avons peu de temps pour un sujet vital aussi je vais énoncer quatre constats et les illustrer en 10 minutes, pour laisser la place à l’échange.

1- La menace climatique a tellement grandie que les scientifiques du climat nous disent que notre pronostic vital est engagé. Comme un docteur qui vous prend au SAMU. Il ne reste que 2 mandats municipaux avant le déclenchement des 2°C de réchauffement. Ca urge.

2-  Quand notre pronostic vital est engagé, on s’en occupe sérieusement n’est-ce pas ? Sérieusement cela veut dire qu’on ne peut pas se contenter de faire de l’écologie décorative.

3-  La bonne nouvelle, c’est qu’il y a des solutions, réelles et sérieuses. Pour une raison simple, nous sommes le problème, nous sommes donc la solution.

4-  Mais car il y a un mais, y arriver demande de changer radicalement nos façons de penser, de décider et d’agir. C’est ce que je vous invite à faire :

1-Notre pronostic vital est engagé. Dit en termes scientifiques, nous avons franchi le seuil des 415 ppm pour la première fois en mai dernier. Cela veut dire que nous avons enclenché les 1 ,5° de réchauffement de l’atmosphère. Les parties par million c’est comme la fièvre, nous avons 40°C de fièvre, il faut se dépêcher d’aller à l’hôpital. Mais il y a pire il ne reste que deux mandats municipaux, deux, avant de franchir le seuil des 450ppm qui déclenche les 2°C de réchauffement. Et là c’est 42°C de fièvre.

Pour le dire crûment, pensez vous pouvoir boucler vos fins de mois dans un monde dévasté par le changement climatique ? Pensez vous pouvoir garder votre niveau de vie, vos retraites dans un monde ravagé par les inondations, les sécheresses, les incendies, les ouragans ?

A l’inverse et tout aussi nettement, réduire nos émissions ne fait pas qu’écarter la menace climatique, cela donne du pouvoir d’achat, ici et maintenant ; pour une raison simple, les énergies fossiles ne sont pas gratuites.

2-Prendre la menace climatique au sérieux, cela veut dire s’attaquer aux causes : nos émissions de gaz à effet de serre. Pensez vous sérieusement pouvoir réduire vos émissions en ignorant à combien elles se montent aujourd’hui, là ou nous vivons, c’est à dire là où nous pouvons en décider ? A Jouy, notre empreinte carbone, empreinte comme un pied dans le sable et carbone comme le matériau qui fait effet de serre, c’est 180 000 TCO2e par an. La nourriture compte pour 33%, nos déplacements 30 %, nos bâtiments 19%, la production d’énergie pour 12%. Alors nous pouvons faire un diagnostic simple :

Un candidat qui ne fonde pas son programme sur l’empreinte carbone de la commune pour la réduire massivement ne prend pas la menace climatique au sérieux.

Un candidat qui ne fonde pas son programme sur l’urgence climatique ne prend pas la menace climatique au sérieux.

3-La bonne nouvelle car il y en a une, c’est qu’il y a des solutions efficaces qui créent de l’emploi et donnent du pouvoir d’achat. Ces solutions ne se trouvent évidemment pas dans les grands projets qui demandent 20 ans pour être réalisés : ils arriveront trop tard. Une tonne de CO2e une fois émise reste un siècle dans l’atmosphère ; conséquence : il nous faut faire le plus facile, le moins cher, le plus efficace d’abord.

Nous avons donc besoin de décisions faciles d’abord, de petits projets ensuite, qui économisent ou stockent du C02 : des petits projets massivement reproductibles, vite.

Nous pouvons les mener à bien, faire notre part, ici, à Jouy : 80% des émissions sont le fait de la classe moyenne et supérieure mondiale à laquelle même les plus pauvres en France appartiennent ; C’est choquant de dire ça mais c’est vrai ; nous faisons partie des 2 milliards de personnes les plus riches de la planète qui émettent 80 % des gaz à effet de serre. Evidemment plus on gagne d’argent plus on peut réduire nos émissions, seul et ensemble.

Seul et ensemble, cela demande un peu d’explications : seul, cela ne tient qu’à chacun de nous. La moitié de nos émissions peut être réduite sans rien demander à personne, dans les 4 champs d’action efficaces cités : nourriture, transports, bâtiments et production d’énergie.. Allez sur agirlocal.org vous y trouverez un numéro spécial Vivre à Jouy qui suggère des tas de solutions. Ensemble, c’est l’autre moitié des émissions. Agir ensemble, dans les mêmes 4 champs d’action, cela se comprend facilement : je ne peux pas acheter bio s’il n’y a pas de vendeur à côté de chez moi, ni covoiturer s’il n’y pas de covoitureurs aux heures où je rentre. Je ne peux pas prendre un vélo pour aller à la gare s’il n’y a pas de parcours vélo pour y aller, je ne peux pas faire venir le travail à moi s’il n’y a pas de tiers lieu, à côté de chez moi où télé-travailler 1 à 2 jours par semaine et éviter 2H de transport par jour d’utilisation.

Autrement dit, nous avons besoin de changer un peu notre territoire. Un peu car clairement, dans le temps qui reste, le neuf n’est pas un enjeu. 95 % des émissions à 10 ans d’ici seront le fait de nos territoires tels qu’ils sont aujourd’hui. Nous avons besoin de changer les productions et les consommations locales, les flux de personnes, de marchandises, de connaissances et d’argent qui entrent et sortent de notre territoire, à peu près tel qu’il est ; ce que l’on peut appeler son métabolisme. Deux exemples :

Exemple 1 : il y a 1250 ha de zone agricole à Cergy-Pontoise, une grande partie sur Jouy. 1250 ha, et 75 emplois agricoles. Si on passe à la permaculture, c’est un emploi à l’hectare, soit un millier d’emplois supplémentaires.

Exemple 2 : nous avons mené avec succès un projet de rénovation énergétique groupé au Valmoutier. Groupé pour être efficace, groupé pour ne pas se faire avoir par les marchands de soupe, groupé pour avoir plus de prestations pour moins d’argent. Il a fait la démonstration de son efficacité. Il y a 20 000 logements comme ceux là à Cergy-Pontoise, 10 millions en France.

Allez voir le kit transition sur mon site agirlocal.org ; il présente des solutions pour les projets à faire ensemble. http://agirlocal.org/kit-transition-locale/

4-Dernier des 4 constats, changer. Pour mettre en oeuvre ces solutions, en inventer, nous devons sortir de la routine, changer radicalement nos façons de penser, décider et agir.

a-Penser : penser émission carbone avant chaque prise de décision aussi facilement que l’on compte en euros. Qui ne pense pas euros à chaque achat, d’une voiture ou de sa chaudière ? A l’expérience, il est plus facile de compter carbone que de compter euros.
b-Décider : Ne pas décider sans se poser la question des émissions de cette décision : qu’il s’agisse d’acheter une boite de petits pois au centre commercial, de votre prochain déplacement professionnel ou du choix du prestataire des cantines.

Il y a un critère simple pour choisir entre deux investissements : la TCO2e économisée à l’euro investi. Il a une qualité, être fédérateur : parce qu’il est factuel, facile à comprendre, facile à expliquer.

c-Agir : Se pourrait-il que l’on puisse réduire nos émissions et les inégalités en gagnant du pouvoir d’achat, de l’emploi, dans une économie prospère, avoir moins, paraître moins mais vivre mieux ? La réponse est oui, en menant à bien des projets à la bonne échelle de territoire. Par exemple, la nourriture, les écomatériaux, les écoénergies poussent à la campagne et sont consommées en ville. Nous devons donc agir ensemble, PNR du Vexin et Cergy-Pontoise. Agir autrement donc, parce que nous ne nous en sortirons qu’en coopérant.

Je vous invite à aller voir le site agirlocal.org pour y trouver beaucoup d’autres solutions et apprendre à compter carbone en une page. Les travaux de plusieurs milliers d’acteurs locaux sur 15 ans y sont compilés, présentés, hiérarchisés. Reproduire ce que d’autres ont fait avec succès peut nous faire gagner ce qui manque le plus, le temps. Rien ne nous empêche d’en inventer d’autres, surtout s’ils sont plus efficaces.

Avec cette idée forte : Rien qu’en changeant un peu nos comportements, nous pouvons réduire de 10 à 20% nos émissions.
Et réduire d’un tiers nos émissions nous ferait gagner 8 à 10 ans de plus pour agir. http://agirlocal.org/

Charpenter les initiatives locales

Charpenter les initiatives locales

pour contrer massivement la menace climatique.

5 décisions au format objectif/contenu/pièces à consulter, en 2 pages

Proposition n°1: compter facilement carbone

Objectif : permettre aux acteurs locaux de compter facilement carbone, là où ils vivent et travaillent, par un bilan que chacun pourrait calculer facilement. Le bilan carbone de nos communes, calculé par l’INSEE, inciterait à décider zéro carbone, entre autres. Ca urge. Le rétablissement du bilan carbone personnel de l’ADEME, aussi.

C’est pourquoi il vous est proposé tout de suite une première approche, de la commune à la région, avec le tableur suivant, adossé aux données du Haut Conseil pour le Climat : http://agirlocal.org/mode-calcul-emissions-co2e-a-la-commune/

C’est gratuit et calculable en bien moins d’une heure. Vous pourrez ainsi mesurer par exemple si les projets proposés par les candidats aux municipales sont de la décoration verte ou un plan d’action efficace. Et pour vous même d’agir efficacement.

Télécharger le kit transition locale:  http://agirlocal.org/kit-transition-locale/

Proposition n°2 : Un outil simple pour agir sur la biodiversité, le bien-être, l’économie durable…

Objectif : permettre aux acteurs locaux de ne pas s’en tenir au climat mais d’agir aussi pour la biodiversité, le bien-être, l’économie durable, les ressources naturelles et minimiser risques et nuisances.

En douze lignes d’actions et indicateurs, un outil simple a été élaboré par la direction régionale du ministère en Île-de-France à l’issue du Grenelle de l’environnement. Il permet de construire localement une vision partagée et d’organiser l’action là où nous vivons c’est à dire là où nous pouvons en décider.

Validé par l’association des maires Île de France, l’outil est resté en jachère. Si vous habitez l’une des 1300 communes franciliennes, vous pouvez néanmoins tirer un portrait de votre commune en quelques clics : http://agirlocal.org/acceder-aux-indicateurs-et-cartes-de-chacune-des-1300-communes-franciliennes/

Plus tard, à la demande du ministère et de l’ADEME, cet outil a été généralisé à la France métropolitaine, à l’AFNOR. L’outil est là, documenté, prêt à être actualisé et généralisé à nos 35 000 communes : http://agirlocal.org/resume-d-amenagement-durable/

Proposition n°3 de décision  nationale : construire une vitrine à projets réussis, pour les reproduire.

Objectif : afficher les projets locaux réussis pour les reproduire et éviter les erreurs.
Et faire des émules, vite.

Pour cela, construire une vitrine à projet qui nous permette de ne pas réinventer l’eau sucrée aux quatre coins des territoires, sur les 4 champs d’action à portée locale : nourriture, déplacements, bâtiments et énergies. Une des idées de la société civile, nous quoi, lors de la préfiguration du Grand Paris : http://agirlocal.org/groupe-transition-de-la-metropole-du-grand-paris/

Sans attendre, télécharger le kit transition locale. On y trouve des projets réussis de chauffage urbain aux ENR&R, de tiers lieux, de rénovation énergétique et d’autres projets à faire ensemble : http://agirlocal.org/kit-transition-locale/

Proposition n°4 : une ingénierie publique, tiers de confiance

Objectif : franchir les deux falaises, techniques et institutionnelles auxquelles se heurte tout projet local ;

Par l’invention d’une ingénierie publique, tiers de confiance qui aide les habitants, les petites entreprises, les élus locaux à construire ensemble des projets dont la technicité et les 6 étages de gouvernements, de la commune à l’Europe, font obstacle.

De quoi faciliter le montage des projets, les rendre robustes, les réaliser avec les bureaux d’étude et les entreprises et réduire leur temps de montage et de réalisation, c’est vital. http://agirlocal.org/tiers-de-confiance/

De façon inattendue, c’est une nouvelle forme de démocratie, permanente, dans l’action.

Proposition n°5: financer nos projets, à taux zéro, avec le pacte finance climat

Objectif : financer les projets de transition avec un temps de retour sur investissement qui ne soit pas contraint par les intérêts à rembourser, qualité déterminante dans notre économie de marché.

Financer ces projets, à taux zéro, sans endetter l’Etat en reprenant la proposition de pacte finance climat de Jean Jouzel, ex Vice président du GIEC et Pierre Larrouturou, économiste. En 2 pages : http://agirlocal.org/pacte-finance-climat/

De quoi simplifier le financement des projets mais aussi par un budget européen de subventionner la recherche-développement, l’aide à la transition des personnes modestes en Europe et participer à celles du pourtour de la Méditerranée et de l’Afrique. https://www.pacte-climat.eu/fr/

Votre Château de Famille et le climat

Votre Château de Famille et le climat

Que diriez vous de mener la vie de château ? Disons comme un roi : des châteaux un peu partout en France pour faire la fête ou simplement se retrouver. D’abord ici puis là ou revenir dans votre préféré. Des châteaux qui ne vous coûtent pas d’entretien du 1er janvier au 31 décembre mais seulement quand vous les utilisez. Une sorte de réseau de résidences secondaires, partagées, comme les coûts.

De quoi passer un week-end, des vacances, paisibles ou animées, introduit par les châtelains dans leur territoire et ses douceurs, ses merveilles et ses ressources.

Tiens, un petit comparatif carbone, entre un séjour à Marrakech et dans Votre Château de Famille; avec le climat comme on le brutalise, ce ne sera pas de trop :

En première approximation, vous vous comportez sur votre lieu de vacances de la même façon, ici ou là. Par contre, le déplacement jusqu’au lieu de séjour est déterminant. Les sources de calcul utilisées sont compilées dans cette note récapitulative pour apprendre à compter carbone aussi facilement que l’on compte en euros, en une page. Elle est adossée à la base carbone de l’ADEME : http://agirlocal.org/compter-carbone-approximativement/

Le résultat est édifiant :

Comparatif 4 jours 7 jours
avion Marrakech 1 à 2 tonnes selon classe 1 à 2 Tonnes selon classe
voiture Votre Château de Famille 80 à 160 kg selon voiture 80 à 160 kg selon voiture
train + voiture Votre Château de Famille 14 à 28 kg selon voiture 14 à 28 kg selon voiture
Séjour 180 kg 315 kg
Total Marrakech 1180 à 2180 kgCO2e 1315 à 2315 kgCO2e
Total Votre Château de Famille 194 à 340 kgCO2e 329 à 475 kgCO2e

 

Hypothèses, détail du calcul et en savoir plus :Votre Château de Famille et le climat, comparatif

Evidemment, on peut affiner ce calcul : les émissions de votre séjour dans Votre Château de Famille dépendent beaucoup de l’offre du château et du territoire alentour : efficacité énergétique et énergies utilisées du château, nourriture locale et de saison, mieux encore si bio, location de voiture familiale 7 à 9 places Mais c’est une autre histoire, à venir.

COP 25: calculate the carbon footprint of your municipality to act

It is possible to calculate, free of charge, in less than one hour, the communal carbon footprint of each of the 35000 communes of France. Why not in your country?

Our leaders can help us out of the climate threat.

By filling a gaping gap in public policy: the articulation of local initiatives with government decisions. Starting with the knowledge of our greenhouse gas emissions, where we live, ie where we can decide it, from the municipality to the region. But in France, our leaders do not do it.

The following proposal is there to fill this void and act, without delay. I have built a spreadsheet with French data from our High Council for Climate and invites you to do the same with your national data.

Approached, the communal carbon footprint thus calculated is necessarily less precise than would the ministry and especially without the legitimacy of the public power of which I was endowed as director of the strategy and sustainable development of the Île-de-France . But the spreadsheet is simple, understandable, data sources and calculation formulas are displayed and only use public data. It is integrated in a transition kit (in french) : http://agirlocal.org/kit-transition- locale/

Better still, this spreadsheet provides a coherent measurement tool from the commune to France, including the intermunicipal, departmental and regional ones.

We can do much better, of course; the public authorities especially.

But as such, the national carbon footprint thus distributed is a good detector of projects to be built together in our territories.

Experience shows that the carbon footprint is indeed a machine to invent and reproduce effective, financeable projects. With a hidden but obvious effect when you think about it: saving CO2 gives purchasing power that can be reinvested in CO2 reduction projects.

With the criterion of kgCO2e to the euro invested in a given local project, the distributed carbon footprint that is proposed to you allows a measurement of the effectiveness of the projects at all the scales of territories, from the commune to the region, compared with approximate total of its emissions. Tool for choosing the most effective projects, it is unifying.

The distributed carbon footprint pushes to find a response to each type of greenhouse gas generators from the municipality to the region, ie to each question of change of production and local consumption, of incoming and outgoing flows of people, goods, knowledge and money. What we can call the metabolism of our territories, product of our way of life, in territories sedimented by the investments of generations that have succeeded one another.

Gradually, this tool allows to build a shared vision to organize the zero carbon objective at all scales of territory.

Better, it leads to invent a new form of local democracy.

To effectively eliminate the climate threat we need international agreements, national policies and laws, but we also need to act effectively, where we live, work, distract, where we can decide it, locally, alone or together, in the pleasure of living.

Here you will find 5 proposals for national decisions sent to our governments to mobilize and equip in France, 30 million families, 5 million entrepreneurs, 500,000 elected representatives from 36,000 municipalities, 1234 intercommunalities, 100 departments, 18 regions (in french): http://agirlocal.org/5-decisions-a-prendre/

Why not do the same at home?

As for us who populate our territories, you will find a tool-document of about forty illustrated pages and a presentation ppt, made from the commune of Jouy le Moutier, in the agglomeration of Cergy-Pontoise:

– The document-tool proposes analyzes, actions, projects and demonstrators more or less reproducible on our territories.

– The presentation has the unavoidable objective of mobilizing local actors. It is called « Jouy the Moutier zero carbon ».

The spreadsheet, user manual, toolkit and local pitch presentation are grouped in the local transition kit: http://agirlocal.org/kit-transition- locale /

I did not have time to translate these documents, its are in French. Translate and share. Take, in whole or in part, adapt, invent. We will only succeed by cooperating.

#COP25,#youthforclimate,#macron

COP 25: calcule la huella de carbono de su municipio para actuar

Es posible calcular, de forma gratuita, en menos de una hora, la huella de carbono comunal de cada una de las 35000 comunas de Francia. ¿Por qué no en tu país?

Nuestros líderes pueden ayudarnos a salir de la amenaza climática al llenar un vacío en las políticas públicas: la articulación de iniciativas locales con decisiones gubernamentales. Comenzando por conocer nuestras emisiones de gases de efecto invernadero, dónde vivimos, es decir, dónde podemos decidir. Pero en Francia, nuestros líderes no lo hacen.

Para llenar este vacío y actuar sin demora, he creado una hoja de cálculo con los datos franceses de nuestro Alto Consejo para el Clima y los invito a hacer lo mismo con sus datos nacionales.

Enfocado, la huella de carbono comunal así calculada es necesariamente menos precisa de lo que haría el ministerio y especialmente sin la legitimidad del poder público . Pero la hoja de cálculo es simple, comprensible, las fuentes de datos son públicas y se muestran las fórmulas de cálculo. Está integrado en un kit de transición (en francès): /http://agirlocal.org/kit-transition- locale /

Mejor aún, esta hoja de cálculo proporciona una herramienta de medición coherente desde la comuna hasta Francia, incluidas las intermunicipales, departamentales y regionales.

Podemos hacerlo mucho mejor, por supuesto; Las autoridades públicas especialmente.

Pero como tal, la huella de carbono nacional así distribuida es un buen detector de proyectos que se construirán juntos en nuestros territorios.

La experiencia muestra que la huella de carbono es de hecho una máquina para inventar y reproducir proyectos efectivos y financiables. Con un efecto oculto pero obvio cuando lo piensa: ahorrar CO2 le da poder de compra que puede reinvertirse en proyectos de reducción de CO2.

Con el criterio de kgCO2e al euro invertido en un proyecto local dado, la huella de carbono distribuida que se le propone le permite medir la efectividad de los proyectos en todas las escalas de territorios, desde la comuna hasta la región, con respecto a del total aproximado de sus emisiones. Herramienta para elegir los proyectos más efectivos, es unificadora.

La huella de carbono distribuida impulsa a encontrar una respuesta a cada tipo de generadores de gases de efecto invernadero desde el municipio a la región, es decir, a cada cuestión de cambio de producción y consumo local, de flujos entrantes y salientes de personas, bienes, conocimiento y dinero. Lo que podemos llamar el metabolismo de nuestros territorios, producto de nuestra forma de vida, en territorios sedimentados por las inversiones de generaciones que se han sucedido.

Gradualmente, esta herramienta permite construir una visión compartida para organizar el objetivo de cero carbono en todas las escalas del territorio.

Mejor, lleva a inventar una nueva forma de democracia local.

Para eliminar eficazmente la amenaza climática, necesitamos acuerdos internacionales, políticas y leyes nacionales, pero también debemos actuar de manera efectiva, dónde vivimos, trabajamos, distraemos, dónde podemos decidir, localmente, solo o juntos, en el placer de vivir.

Aquí encontrará 5 propuestas de decisiones nacionales enviadas a nuestros gobiernos para movilizar y equipar en Francia, 30 millones de familias, 5 millones de empresarios, 500,000 representantes elegidos de 36,000 municipios, 1234 intercomunalidades, 100 departamentos, 18 regiones (en francès):  http://agirlocal.org/5-decisions-a-prendre/

¿Por qué no hacer lo mismo en casa?

En cuanto a nosotros que pueblan nuestros territorios, encontrará un documento de herramientas de unas cuarenta páginas ilustradas y una presentación ppt, hecha de la comuna de Jouy le Moutier, en la aglomeración de Cergy-Pontoise:

– El documento de herramienta propone análisis, acciones, proyectos y demostradores más o menos reproducibles en nuestros territorios.

– La presentación tiene el objetivo inevitable de movilizar a los actores locales. Se llama « Jouy the Moutier zero carbon ».

La hoja de cálculo, el manual del usuario, el documento de la herramienta y la presentación ppt se agrupan en el kit de transición local: http://agirlocal.org/transition-kit/

No tuve tiempo de traducir estos documentos, están en francés. Traduzca y transmita. Toma, en total o en parte, adapta, inventa. Solo lo superaremos mediante la cooperacion.

#COP25,#youthforclimate,#macron

COP 25 : comment calculer l’empreinte carbone de sa commune pour agir

Il est possible de calculer gratuitement, en moins d’une heure, l’empreinte carbone communale  de chacune des 35000 communes de France. Pourquoi pas dans votre pays ?

Nos gouvernants peuvent nous aider à sortir de la menace climatique en comblant un vide béant des politiques publiques : l’articulation des initiatives locales avec les décisions de gouvernement. A commencer par la connaissance de nos émissions de gaz à effet de serre, là où nous vivons, c’est à dire là où nous pouvons en décider. Mais en France, nos gouvernants ne le font pas.

Pour combler ce vide et agir, sans attendre, j’ai construit un tableur avec les données françaises de notre Haut Conseil pour le Climat et vous invite à en faire de même avec vos données nationales.

Approchée, l’empreinte carbone communale ainsi calculée est forcément moins précise que ne le ferait le ministère et surtout sans la légitimité de la puissance publique dont j’étais doté. Mais le tableur est simple, compréhensible, les sources des données, exclusivement publiques et les formules de calcul sont affichées. Il est intégré dans un kit transition : http://agirlocal.org/kit-transition- locale/

Mieux, ce tableur fournit un instrument de mesure cohérent de la commune à la France en passant par celle de l’intercommunalité, du département et de la région.

Nous pouvons faire bien mieux, évidemment ; les pouvoirs publics surtout.

Mais telle quelle, l’empreinte carbone nationale ainsi répartie est un bon détecteur des projets à construire ensemble sur nos territoires.

A l’expérience, l’empreinte carbone est en effet une machine à inventer et reproduire des projets efficaces, finançables. Avec un effet caché mais évident quand on y réfléchit : économiser du CO2 donne du pouvoir d’achat que l’on peut réinvestir dans des projets de réduction de CO2.

Avec le critère du kgCO2e à l’euro investi dans un projet local donné, l’empreinte carbone répartie qui vous est proposée permet une mesure de l’efficacité des projets à toutes les échelles de territoires, de la commune à la région, en regard du total approché de ses émissions. Outil de choix des projets les plus efficaces, il est fédérateur.

L’empreinte carbone répartie pousse à trouver une réponse à chaque type de générateurs de gaz à effet de serre de la commune à la région, c’est à dire à chaque question de changement de productions et consommations locales, de flux entrants et sortants de personnes, de marchandises, de connaissances et d’argent. Ce que l’on peut appeler le métabolisme de nos territoires, produit de nos modes de vie, sur des territoires sédimentés par les investissements des générations qui s’y sont succédées.

Progressivement, cet outil permet de construire une vision partagée pour organiser l’objectif zéro carbone à toutes les échelles de territoire.

Mieux, il conduit à inventer une nouvelle forme de démocratie locale.

Pour écarter la menace climatique efficacement nous avons besoin d’accords internationaux, de politiques et lois nationales, mais nous avons tout autant besoin d’agir efficacement, là où nous habitons, travaillons, nous distrayons, c’est à dire là où nous pouvons en décider, localement, seul ou ensemble, dans le plaisir de vivre.

Vous trouverez ici 5 propositions de décisions nationales envoyée à nos gouvernants pour mobiliser et outiller en France, 30 millions de famille, 5 millions d’entrepreneurs, 500 000 élus de 36 000 communes, de 1234 intercommunalités, de 100 départements, de 18 régions :  http://agirlocal.org/5-decisions-a-prendre/

Pourquoi pas faire de même chez vous ?

Quant à nous qui peuplons nos territoires, vous trouverez un document-outil d’une quarantaine de pages illustrées et une présentation ppt, fabriqués à partir de la commune de Jouy le Moutier, dans l’agglomération de Cergy-Pontoise :

  • Le document-outil propose des analyses, des actions, des projet et des démonstrateurs plus ou moins reproductibles sur nos territoires.
  • La présentation a pour objectif incontournable de mobiliser les acteurs locaux. Elle s’intitule « Jouy le Moutier zéro carbone ».

Le tout, tableur, mode d’emploi, document-outil et présentation de lancement local sont regroupés dans le kit transition locale : http://agirlocal.org/kit-transition- locale/

Je n’ai pas eu le temps de traduire ces documents, ils sont en français. Traduisez et diffusez. Prenez, en tout ou partie, adaptez, inventez. Nous ne nous en sortirons qu’en coopérant.

 

projet de résolution type

Projet de résolution

 Vu le code général des collectivités territoriales,

Madame, Monsieur le maire précise qu’en application des dispositions de l’article L.2121-29 du code général des collectivités territoriales (alinéa IV), le conseil municipal émet des voeux sur tous les objets d’intérêt local.

Le 31 octobre 2017, l’ONU nous alertait solennellement sur l’écart « catastrophique » qui existe entre les engagements des Etats et les réductions des émissions de gaz à effet de serre qu’il faudrait opérer pour maintenir le réchauffement en-dessous de 2 degrés, et si possible en-dessous de 1,5 degré. Les 3 derniers rapports des scientifiques du GIEC font état cette année 2019 de l’ampleur des dégâts présents et à venir.

Le réchauffement climatique provoquera des phénomènes catastrophiques (sécheresse, canicules, inondations, ouragans …) entraînant des bouleversements agricoles, économiques et politiques, des déplacements de population, des famines, et la mort de millions de personnes.

Il ne concernera pas seulement des pays lointains, mais également l’Europe et les Val d’Oisiens.

Peux-t-on imaginer boucler ses fins de mois dans une France dévastée par le réchauffement climatique ? Peut-on imagine conserver son cadre de vie, ses revenus d’activité, ses retraites dans une France dévastée ? Que se passera-t-il si des centaines de millions d’hommes et de femmes sont contraints de quitter leur terre natale, devenue invivable ? A moyen terme, nous le savons toutes et tous, c’est la paix mondiale et l’avenir de notre civilisation qui sont en jeu.

A écouter les scientifiques, il reste deux mandats municipaux avant le déclenchement des 2°C de réchauffement. L’urgence climatique n’est pas un vain mot.

Et nous en tirons les conséquences :

Pour notre part, notre commune est déjà engagée dans la lutte contre le dérèglement climatique. Elle doit l’amplifier là où nous vivons c’est à dire là où nous pouvons en décider. Nous devons maintenant méthodiquement reproduire les meilleurs projets développés ici ou là, les meilleurs actions, les plus efficaces ; en inventer lorsqu’ils ne suffisent pas : ici dans notre commune, mais aussi avec notre intercommunalité, avec le PNR du pour ne citer que les territoires les plus proches. Là se trouvent des solutions que nous ne pourrons mettre en œuvre seuls. Avec une boussole, un objectif zéro émissions carbone, comme Copenhague est en train de l’atteindre et Paris l’a programmé ; et un compteur de vitesse, l’empreinte carbone de notre territoire.

Nous sommes appelés à réduire systématiquement, drastiquement et rapidement nos émissions de gaz à effet de serre. Ce qui a un avantage déterminant : économiser du CO2e donne du pouvoir d’achat. Et pour cause, l’énergie est partout, dans notre nourriture, nos déplacements, nos bâtiments et même la transformation d’énergie : le diesel, l’essence, le fuel ne sont pas gratuits[1].

L’action de notre commune, nécessaire, n’y suffira pas.

A chacun sa part, de notre commune à l’Europe ; une Europe sans laquelle il n’est pas possible de contrer massivement la menace climatique, une Europe désirable, elle aussi à la hauteur des enjeux.

Alors que le Président des Etats-Unis a décidé de retirer son pays de l’Accord de Paris au nom de l’emploi étatsunien, l’Europe doit maintenant démontrer au monde qu’il est possible de diviser par 4 à 5 ses émissions de gaz à effet de serre tout en créant massivement des emplois.

Comment financer le gigantesque chantier qui permettrait de tenir nos engagements ?

Dans le cadre du grand débat lancé par Angela Merkel et Emmanuel Macron sur la refondation de l’Europe, les signataires de cet Appel demandent solennellement aux chefs d’Etat et de Gouvernement européens de négocier au plus vite un Traité européen, qui assurerait pendant trente ans des financements à la hauteur des enjeux pour conduire la transition écologique sur le territoire européen et renforcer très fortement notre partenariat avec les pays du Sud, en particulier avec l’Afrique et le pourtour de la Méditerranée.

Ils souhaitent que soit créée une Banque du Climat, filiale à 100 % de la Banque Européenne d’Investissement. Grâce à cette Banque, chaque Etat membre disposerait d’une enveloppe de financements à taux 0 correspondant à 2 % de son PIB, chaque année pendant 30 ans, pour financer des investissements publics et privés directement liés à la lutte contre le dérèglement climatique.

Le problème est le même dans tous les pays. Un projet de Pacte européen Finance-Climat a été rendu public le 7 décembre 2017. Il était d’emblée soutenu par 150 personnalités venues de 12 pays et de sensibilités très variées[2]. Depuis, il a été soutenu par une majorité de députés PS, LREM et MODEM, 270 députés à ce jour.

L’Appel demande également que soit créé au niveau européen un Budget climat doté chaque année de 100 milliards, pour financer un Plan Marshall pour l’Afrique et la Méditerranée, financer une politique de recherche ambitieuse et financer une bonne partie des travaux que devront faire les particuliers, les entreprises et les collectivités, en plus des prêts à taux 0. Pour financer ce budget européen, plusieurs pistes sont proposées : taxe carbone, taxe sur les transactions financières, contribution de 3 à 5 % sur les bénéfices.

Et si l’Europe était la dernière chance pour sauver le climat ? Et si le Climat était la dernière chance pour sauver l’Europe, pour redonner du sens à un projet européen qui a réellement besoin d’une refondation ? En ce sens, la présidente Ursula van der Leyen a promis un « pacte vert » dans lequel sera inclus la « première législation européenne sur le climat ». Elle a proposé le social-démocrate néerlandais Frans Timmermans comme prochain commissaire européen chargé du climat, « un chantier-clé ». Autant dire que tout reste à faire, il est urgent de passer à l’action, avec une obligation de résultat.

Le Pacte Finance-Climat, pour sa part, nous assurera des financements locaux pour accélérer nos engagements prioritaires de l’indispensable transition énergétique, écologique.

Aussi, notre conseil municipal soutient l’appel pour un Pacte Finance-Climat et pour la solidarité de la France et de l’Europe avec nos voisins du Sud.

Madame, Monsieur le Maire est chargé de l’exécution de la présente délibération.

[1] Economiser du CO2 a d’autres avantages. Cela augmente notre bien-être : santé (alimentation saine, vélo), confort de vie (logement isolé, tiers lieux), notre environnement (suppression des phyto sanitaires, des plastiques et biodiversité), notre emploi, non délocalisable (développement de la permaculture, des éco matériaux, des éco énergies, chauffage urbain aux ENR), et nos relations sociales (projets locaux, associations, mises en réseaux agriculteurs et acheteurs, recherche des meilleures solutions).

[2] Lancé à l’initiative de Jean Jouzel, climatologue et membre de l’Académie des Sciences, et de Pierre Larrouturou, l’Appel est soutenu aussi bien par Laurence Parisot, ancienne Présidente du Medef, que par Rudy de Leeuw Président de la Confédération européenne des Syndicats, par le Prince Albert II de Monaco, Jean-Pierre Raffarin, Jean-Marc Ayrault, Benoit de Ruffray PDG d’Eiffage, Monseigneur Bruno-Marie Duffé qui travaille avec le Pape François sur ces dossiers, Guy Arcizet ancien Grand Maitre du Grand Orient, Enrico Letta ancien Président du Conseil italien, Pedro Sanchez Président du gouvernement espagnol, Denis MacShane ancien Ministre des Affaires européennes de Tony Blair, Karl Falkenberg ancien directeur de l’Environnement à la Commission européenne, Pascal Lamy ancien DG de l’OMC, Romano Prodi ancien Président de la Commission… Il est soutenu aussi par l’Association des Maires Ruraux de France et l’Association des Petites Villes.