carnets de campagne agirlocal

20210312

France Inter-Carnets de Campagne :

Le texte de présentation des enjeux de l’appel à projets remarquables

« La lettre que Jean-Michel,  président de l’association « agir local », nous a envoyée,  fait écho à  de nombreuses réactions face à la lenteur à réduire les émissions de gaz  à effet de serre. Celles-ci ont même tendance à croître selon le Haut  Conseil pour le Climat, comme le rappelle notre correspondant. Devant  cet état de fait, il reste selon Jean-Michel, un chemin : « l’action  locale, méthodique, outillée, massive et efficace que ce soit à la  maison ou à l’échelle d’une région ». Agir local prend donc ce chemin  sur la proposition d’habitants d’Ile de France, de communes du Val  d’Oise et des Yvelines, de la banque des territoires et avec le soutien  de l’université de Cergy et de l’Essec. La première phase d’action de  l’association est de rassembler une cinquantaine de projets locaux qui  ont prouvé leur efficacité en matière de réduction des gaz à effet  de  serre. Les objectifs de cette vitrine du bien faire sont de donner à  chacun et chacune un outil très pratique d’action. Cette proposition  résulte de travaux de plusieurs milliers de personnes sur le terrain et  le site d’agir local vous en apporte les preuves ainsi que des outils très  concrets comme un kit de transition locale. La seconde phase sera de compléter les projets enregistrés sur le site avec l’aide de  l’association notamment sur le critère de leur efficacité carbone. Le  souhait du collectif est d’offrir un  passage à l’action pour les  particuliers, comme pour les entreprises et les collectivités. Vous  pouvez déposer votre candidature pour cet appel à projets d’actions  remarquables encore maintenant sur le site. » Philippe Bertrand.

Répondre à l’appel: www.agrilocal.org

20210201 CR 1 organisation

1er février 2021

Etaient présents : Stéphanie Mouchotte, Patric Kruissel, Jean Kirchhoffer, Katia Savelieff, Hervé Goux, Caroline Morin, (Christine Catarino et Bertrand Warnier partiel) 

Agirlocal

Relevé de conclusions organisation 

Les interventions ont été réordonnées pour plus de lisibilité

  • Calendrier 

Une réunion d’organisation mensuelle est planifiée, le premier jeudi de chaque mois, à 18h30. Avec une réunion supplémentaire pour s’organiser autour de l’appel à 50projets. Les dates sont donc les suivantes, à 18h30 : 18 février, 4 mars, 8 avril, 6mai, 3juin.

Le retour sur le concours apporté à l’appel par la Banque des Territoires est confirmé le 4 janvier à 18h. Compte-tenu de l’instabilité du logiciel de visio conférence constaté tout au long de la conférence, il est décidé de passer sur Zoom. Jean se propose pour créer l’abonnement au nom d’Agirlocal et Jean-Michel financera en attendant la mise en place des finances de l’association.

Moyens apportés par les associés :

a- Le point de l’apport de la Banque des territoires sera fait le 4 février. La Banque des Territoires a missionné Auxillia pour :

  • préciser l’appel dans le cadre des objectifs fixés et élaborer une stratégie de communication,
  • assister les porteurs de projets potentiels pour évaluer l’impact carbone de leur projet et analyser les réponses
  • assister l’association pour la mise en forme reproductible des projets démonstrateurs avant mise en vitrine.

b- Vauréal se propose de mettre à disposition du personnel sous-occupé du fait du virus. Ce qui demande une mise à disposition à temps partiel de l’association et donc une délibération du conseil municipal. Le prochain est prévu fin mars.

d- CY-Essec

Pour CY, Hervé constate que la situation des étudiants n’est pas évidente en ces temps de Covid. Il est nécessaire de décrire quel type d’engagement, pour quelle durée ; et d’apporter de quoi comprendre ce que nous faisons et son sens. Il va en parler au vice président des étudiants de CY ;Leur association lance une COP 2 après la COP 1 qui se déroulera en avril à Grenoble, organisée ici par 4 étudiants, 4 enseignants et 4 institutionnels.

Côté ESSEC, Stéphanie se propose de solliciter les alumnis engagés dans la transition mais demande qu’un processus soit défini et le temps demandé cerné.

Katia souligne l’intérêt des professeurs qui assurent une permanence que ne peuvent avoir les étudiants et sont en contact avec de jeunes anciens qui se morfondent en ce moment.

Il est conclu que Stéphanie, Hervé, et Jean-Michel élaboreront conjointement ce processus avec l’aide à demander à Auxillia, autour de la première liste de porteurs de projet identifiés. Post réunion, Auxillia rédigera un projet de fiche mission en ce sens pour vendredi.

d- autres pistes

– Le recours au service civique suggéré par Maxime coûte 1000 euros pour 10 mois à temps partiel. Il suppose un agrément préalable de l’association. Stéphanie se charge d’examiner les conditions juridiques et financières d’un tel recours.

– Les juniors entreprises sont d’un excellent apport  mais coûtent de l’ordre de 5 à 10 000 euros par mission. Elles sont hors budget actuel.

– La piste stagiaire travaillant en mairie pour Agirlocal suppose que la mission soit municipale même si elle contribue à l’association.

– Katia résume un type d’organisation dont pourrait peut être s’inspirer Agirlocal : Time for the planète, créée par 6 entrepreneurs lyonnais. Orientée création d’entreprises transition, centrée sur l’innovation, ils ont lancé une levée de fond à un euro l’action, vendables lorsque les émissions de GES seront revenues à la normale ; autant dire pas tout de suite. Avec cet argent elle ont lancé un appel à projets d’entreprises innovantes, récolté 300 projets à ce jour et lancé un appel à évaluation collaborative qui a permis de recruter plusieurs centaines d’évaluateurs.

Ce qui suppose une organisation de départ et renvoie à Cergy-Pontoise qui compte 30 000 étudiants et leurs professeurs qui mènent à bien  une dizaine de milliers de travaux de fin d’étude chaque année.

  • Au vu du tour de table ce soir,

– L’emploi du temps bien rempli des associés exige de répartir le travail pour le rendre faisable. Les 6 champs d’action,- nourriture, déplacements, bâtiments, énergies, biodiversité et éducation populaire-formation permettent cette répartition. Ils demandent une première personne qui se charge d’en recruter d’autres pour exploiter et compléter la première liste de porteurs de projets identifiés.

Sont d’accord pour travailler en ce sens sur : l’éducation populaire-formation, Stéphanie, les déplacements, Katia, les énergies, Patric. Gérald Rutault, absent ce jour, a donné son accord de principe pour travailler sur la nourriture. Restent donc les bâtiments et la biodiversité. Joel Tissier est un porteur opérationnel de la biodiversité mais manque de temps.

Il est convenu que chacun cherche des gens, ne serait-ce que pour donner des pistes.

L’idée reste de mobiliser 3 personnes au moins  par champs d’action : un citoyen (de base, associatif ou entrepreneur), un fonctionnaire municipal et un élu.

Jean-michel rappelle qu’il est à disposition pour une formation d’une heure sur compter carbone aussi facilement que l’on compte en euros. Jean attend de pouvoir diffuser la première conférence faite à l’UIA « Savez-vous compter carbone », notamment au nouveau président du PNR et à d’autres relations. Jean-Michel a l’accord de principe de l’UIA, à formaliser par mail.

La seconde conférence a lieu ce vendredi à 9h30 sur les actions et projets concrets. Inscription : https://us02web.zoom.us/webinar/register/WN_wEIanvnMQj6m2OORnom1WQ 

– Jean-Michel propose de faire appel à une association de retraités bénévoles. Il prendra contact avec son président départemental, en particulier pour essayer de trouver un-e directeur-trice de la communication.

– De même Caroline rappelle la question d’un chef de projet éventuellement finançable par l’ADEME. Jean-Michel recontacte l’ADEME en ce sens.

                                                                                             Jean-Michel Vincent

fiche mission étudiant

6 février 2021

Agirlocal – Fiche mission

Appel à rassembler 50 projets locaux

pour se mettre sur la trajectoire des 2 degrés

télécharger la fiche au format pdf: AGIR LOCAL Fiche mission étudiants

INTITULE DE LA MISSION : 

Identifier et accompagner des porteurs de projets dans leur réponse à l’appel lancé par l’association Agirlocal pour l’identification de projets locaux aboutis à efficacité carbone démontrée.

CONTEXTE DE LA MISSION :

L’Association Agirlocal a été créée le 11 décembre 2020 par 14 citoyens, les 3 maires de Vauréal, Maurecourt et Jouy-le-Moutier, la banque des territoires (de la caisse des dépôts et consignations), avec le soutien de CY Cergy Paris université et de l’ESSEC.

La démarche proposée par Agirlocal consiste à « penser global pour agir local ».

En 2 pages : https://agirlocal.org/pourquoi-comment-agir-local/

L’appel a été lancé sous l’intitulé « 50 projets » ; en synthèse, ce qui est proposé par Agirlocal aux acteurs locaux est : « vous amenez un projet, vous bénéficiez de 49 autres et en mettez 50 à disposition de tous les autres acteurs locaux ». Trois projets sont d’ores et déjà disponibles. https://agirlocal.org/50-projets-methode-format-du-rendu/

La date de rendu est fixée en deux étapes : l’identification au 1er mars, l’éventuel nécessaire complément de calcul de réduction des GES au 30 mars, ce qui élargira le temps et le nombre potentiel de réponses. https://agirlocal.org/50-projets-organisation-et-calendrier/

MISSION PROPOSEE AUX ETUDIANTS :

– Identifier à l’échelle nationale des projets aboutis dans 6 champs d’actions : nourriture, déplacements, bâtiments, énergies, biodiversitéet éducation populaire-formation.

– Prendre contact avec les porteurs de projets identifiés afin de leur faire connaitre l’appel, les inciter à répondre et les accompagner dans le renseignement de la fiche type 50 projets, notamment en matière d’évaluation de la réduction des gaz à effet de serre. https://agirlocal.org/fiche-type-50-projets/

DUREE DE LA MISSION :

Mission bénévole : un temps partiel  étalé sur 4 semaines, dont en début de mission une formation de 2 heures à l’appel et au calcul des émissions de GES requis pour l’appel.

Début de la mission  dès disponibilité pour recherche de porteurs de projets. En l’état l’assistance aux porteurs de projets  se déroulera du 15 au 31 mars. La mission est extensible au dépouillement des projets durant le mois d’avril.

INTERET DE LA MISSION :

– Vous participez activement à une démarche pragmatique et ambitieuse de réduction massive des émissions de gaz à effet de serre, en France,

– Vous travaillez à la mise en synergie méthodique des différentes échelles de territoires et d‘acteurs locaux,

– Vous bénéficierez d’une formation au calcul des émissions de GES

– Dans cette période pour le moins morose, vous vous professionnalisez, enrichissez votre expérience et votre réseau. Vous ferez en particulier connaissance avec la Banque des Territoires ; vous verrez de près ce qu’être élu local veut dire ; la façon dont les services des collectivités territoriales et les associations travaillent sur les territoires; comment un consultant (Auxillia) apporte de la valeur ajoutée.

CANDIDATURE : à envoyer avec un CV à 50projets@agirlocal.eu

récit d’axe

2 novembre 2020

Promenade d’un rêveur de compagnie

Télécharger au format pdf : https://agirlocal.org//wp-content/uploads/sites/15685/2021/01/Recit-daxe.pdf

Pour celles et ceux qui ont contribué à la réalisation du Grand Louvre, quelques uns puis 150 puis 1500, il est le plus beau projet de leur vie professionnelle. Il a été aussi l’occasion de voyages dans l’histoire, la culture et la construction de notre pays. L’axe historique en est un fil rouge, un traceur d’histoire, la notre. Un peu plus si l’on se donne la peine de regarder par la fenêtre.

A qui découvre son déhanchement dans la cour Napoléon, l’axe intrigue. Quelques kilomètres plus loin, passé le monticule de la Grande Arche, il continue de parcourir la géographie de l’Île-de-France, comme le temps qui continue de courir. A suivre ce fil rouge, des pans d’histoire resurgissent ; au bout, un avenir possible se dessine qu’il relie. Plans cachés ? Vu d’en haut, le labyrinthe est un jeu d’enfant.

L’origine de l’axe

En catimini, l’axe prend naissance avec la décision de Philippe Auguste de construire une forteresse, carrée ; nous sommes en 1187. Localisée hors de la deuxième muraille médiévale de Paris, la forteresse se cale évidemment sur elle, perpendiculaire à la Seine à cet endroit.

Cette décision d’un homme, adossée à la géographie, n’est pas un détail : en gestation, l’axe est là.

Le  château fort est censé garder Paris contre l’anglais ; plus sûrement il garde le roi contre les agitations parisiennes. Passé le pont-levis, côté Paris, l’entrée comporte un puits et un renfoncement où peuvent loger deux gardes ; l’archéologue de la cour carrée nous a dit « de quoi dresser un guet-apens à un cavalier ou assassiner un spadassin par derrière, qu’il ait réussi à entrer dans la cour  de bonne foi, par la ruse ou par la force ».

De l’autre côté de la forteresse, donnant sur l’aval de la Seine, sous les yeux de la garde on ne voit que des champs et la Seine qui coule vers l’anglais.

Le temps passant et le royaume grandissant, Paris a largement débordé l’enceinte Philippe Auguste lorsque Charles V mène à bien la construction d’une troisième enceinte ; après avoir tout de même réprimé une révolte parisienne, celle du prévôt des marchands, Etienne Marcel. Nous sommes en 1356. La guerre de cents ans a commencé une dizaine d’années auparavant. La première bibliothèque de France prend place dans la tour nord-ouest de la forteresse. Cette tour de la Librairie, deviendra pavillon de l’Horloge, la première balise de l’axe historique alors encore en gestation. Au pied du château, sur un bout de champs devenu artillerie et cour des cuisines, au fond d’un puits, les archéologues de la cour Napoléon ont retrouvé un jeu de dés truqués. Il faut bien passer le temps. Certains s’en occupent en grugeant les autres.

La guerre de cent ans avec les anglais a cessé depuis un siècle quand François premier et son architecte Pierre Lescot figent la figure de l’actuel Louvre avec la construction de la première aile Renaissance, visible aujourd’hui. Nous sommes en 1546. L’axe va naitre dans les quelques années suivantes. Cette aile renaissance est construite sur le côté de la forteresse qui regarde l’anglais, rentré sur son Île ; ce faisant, elle regarde aussi l’ouest, pour le confort du roi et de la cour, éclairée par la lumière du soir, sous les vents dominants qui amènent l’air frais de la campagne encore proche ; à l’abri des miasmes de la ville. Au pied du château, un jardin a remplacé artillerie et cuisines, le puits est resté. Erasme est mort depuis 20 ans ; son idée d’Europe reste de toutes les publications, de tous les précepteurs. La bataille avec Luther sera néanmoins perdue, mettant la France à feu et à sang.

Henry II et ses fils continueront le quadruplement de la cour carrée ainsi entamé, fixant jusqu’à ce jour le premier segment de l’axe historique, tenu par une Cour Carrée Renaissance.

Plan de Belleforest vers 1550, publié en 1575

Quasi simultanément, en pleine Guerres de Religions, la veuve d’Henri II, une certaine Catherine de Médicis décidera de faire  construire un château hors les murs, à l’écart de l’agitation de la cour. Sur un lieu où s’est établie une activité industrielle : des tuileries. A lire le plan du projet, le château est implanté perpendiculairement à la Seine, pour la géométrie du jardin qui se déploie vers l’aval. Laquelle Seine, sur quelques centaines de mètres depuis la forteresse, a un peu tourné.

Et voilà, distraitement décidé, notre premier déhanchement d’axe.

L’axe historique est né.

Henri IV fait construire la grande galerie pour relier le Louvre aux Tuileries, amorce du « Grand Dessein » pour le palais. Nous sommes en 1594. A vrai dire, Henri IV en avait un autre de Grand Dessein, à la taille de l’Europe. Pour l’observateur la concomitance est frappante.  La France se construit, grandit, le palais du Louvre avec, les finances du royaume suivent, ou précèdent.

En cette fin de XVIème siècle, l’Europe a pointé le bout du nez à deux reprises ; comme par hasard au sortir d’une série de guerres. Les guerres pour la religion sont allées au bout de l’impasse, les travaux d’Erasme ont fait leur chemin. Des générations de puissants ont appris dans ses livres. On voit mal le futur Henri IV l’ignorer. Ce Grand Dessein européen est décrit par Sully dans ses mémoires :

« [Henri IV] voulait rendre la France éternellement heureuse, et comme elle ne peut goûter cette parfaite félicité, qu’en un sens toute l’Europe ne la partage avec elle, c’était le bien de toute la chrétienté qu’il voulait faire, et d’une manière si solide, que rien à l’avenir ne fût capable d’en ébranler les fondements. […] . « Il le communiqua néanmoins par lettres à Élisabeth, et ce fut ce qui leur inspira une si forte envie de s’aboucher en 1601, lorsque cette princesse vint à Douvres, et qu’il s’avança jusqu’à Calais. […] Je la trouvai fortement occupée des moyens de faire réussir ce grand projet ; et malgré les difficultés qu’elle imaginait dans ces deux points principaux, la conciliation des religions et l’égalité des puissances, elle me parut ne point douter qu’on ne pût le faire réussir. […]. » Cité par « L’idée de l’Europe au Siècle des Lumières ».

Pour le dire avec les mots d’aujourd’hui, le Grand dessein est alors tenté sur un axe franco-anglais. Le royaume d’Angleterre d’alors n’en était pas au Brexit.

Collection d’Anville géographe du Roi 1705

Les décideurs et les architectes qui agrandiront le palais du Louvre jusqu’à nos jours garderont l’axe initial, celui de la forteresse, matérialisé par la cour carrée, tandis que les aménageurs des parcs et du cours de la reine, aujourd’hui les Champs Elysées, s’aligneront, au delà du palais, sur l’axe des tuileries. Chacun sa géométrie.

Le palais dans son intégrité, « le Grand Dessein », sera achevé en 1857, six ans après la première Exposition Universelle à Londres, celle du Crystal Palace, deux ans après la première exposition de Paris, en 1855. La colonisation bat alors son plein.

La cour loge alors dans le château des Tuileries, l’aile du palais la plus à l’ouest ; la lumière du soir, encore et l’air frais du vent d’ouest. Les Tuileries donnent sur un jardin, celui qui a été aménagé initialement pour Catherine de Médicis. Un peu plus loin, la place de la concorde, celle où la monarchie de juillet a fait installer l’obélisque, en 1836 ; message subliminal : ramené d’Egypte par l’expédition de Napoléon 1er, l’obélisque a repris symboliquement la place de la guillotine installée par les révolutionnaires. Tocqueville publie de la démocratie en Amérique. Simultanément, ce sera le rapport sur l‘Algérie, un manuel de colonisation.

Symbole du pouvoir monarchique et impérial, cette aile du Louvre, les Tuileries, brûlera quant à elle sous la commune et ne sera pas reconstruite par les républiques qui suivront. L’obélisque ne changera pas de place. Ponctuation.

Retournement

Cette décision de ne pas reconstruire les Tuileries est tout, sauf anodine. On assiste à ce moment là à un retournement symbolique : jusqu’alors, aux gouvernants les châteaux et les axes, au peuple l’architecture vernaculaire. Presque. En fait, c’est d’abord une question de moyens. Et cela reste une question de moyens, comme de nos jours.

Mais revenons à l’axe ; sa chronique ne s’arrête pas à l’incendie des Tuileries et à ce retournement symbolique et donc politique. Un bon siècle plus tard, François Mitterrand fait un pas de plus quand il décide d’affecter la totalité du palais au musée, à la culture, au plus grand nombre, positionnant à l’est de Paris ce qui reste de pouvoirs occupant le palais, en l’occurrence le puissant ministère des finances. La loi sur la laïcité, séparant l’église et l’Etat, a 78 ans. Le président de la République choisi Ieoh Ming Peï, sans mise en concurrence, pour son architecture de l’extension de la National Gallery of Art à Washington. Peï présente le projet du Grand Louvre à François Mitterrand le 21 juin 1983.

La pyramide y est positionnée au croisement de l’axe né de la forteresse et des deux pavillons centraux de la cour Napoléon et ce pour donner un accès direct aux collections par trois côtés, sous la lumière de la pyramide. Cette position a l’évidence de la simplicité, mais reste encore de papier. La bataille de la pyramide va faire rage. Il faudra encore deux bonnes années avant qu’elle ne prenne fin, avec la visite du maire de Paris sur les lieux de la simulation en vraie grandeur de la pyramide, le 1er mai 1985, au petit matin. Photographies interdites. La porte d’entrée dans la culture sera bien de verre, transparente, ouverte.

Deux ans, c’est aussi le temps de caler le projet par des plans de géomètres du palais, dehors, dedans ; en déclenchant au passage le relevé des restes de la forteresse lorsqu’ils étaient encore à ciel ouvert. Nous sommes alors en 1984. Cet hiver là, la neige est tombée dans les douves de la forteresse pour la première fois depuis la visite de Charles Quint et pour la dernière fois avant longtemps. La publication de ces plans pourrait servir ; les lieux de pouvoir entretiennent un rapport enchanteur et démystificateur avec l’histoire et le temps présent.

Quoi qu’il en soit, après le pavillon de l’Horloge, la pyramide de verre va désormais marquer l’axe sur son trajet vers l’ouest. Une œuvre exceptionnelle, un chef d’œuvre d’architecture et de compagnons, jusque dans la composition des poutres saturées de techniques qui la soutiennent, parfaitement horizontale, comme en témoigne l’eau des bassins qui l’entourent. On ne peut s’empêcher d’y voir l’œil malicieux et la détermination de celui que tout le monde appelait des initiales de son prénom, IM (prononciation à l’anglaise). La beauté est exigeante.

Le concours d’architecture de la Grande Arche est lui lancé le 7 juillet 1982. Sprekelsen, l’architecte gagnant, s’attèlera donc quelques jours après au dessin de son projet. Sur avis du jury, François Mitterrand retient ce qui s’appellera la Grande Arche le 25 mai 1983.

De fait, décidés en même temps que quelques autres sous l’intitulé des Grands Travaux, les deux projets Louvre et Arche voguent de conserve, chacun sur leur géométrie.

La logique de la géométrie de la Grande Arche aurait en effet voulu qu’elle soit calée sur l’axe des Tuileries. La volonté de « terminer l’axe historique » à la Défense faisait déjà débat du temps d’un autre président de la République, Georges Pompidou.  D’ailleurs, Ieoh Ming Peï avait rendu un des projets sous sa présidence. Sans suite. Le projet Sprekelsen balise l’axe comme l’arc de triomphe du Carrousel puis de l’Etoile, mais à la taille du XXème siècle et à la capacité de ses techniques. Sauf que le sous-sol de la Grande Arche ne laisse pas de marge de manœuvre : la descente de charge est ainsi faite qu’elle gagne à être verticale, surtout pour un projet dont le financement n’est pas bouclé. Il y aura à cet endroit là déhanchement de l’arche, pas de l’axe.

La géographie et l’histoire

Poursuivons, ou plutôt retournons nous vers l’est, côté Paris : ce déhanchement était-t-il un clin d’œil à la future Grande Bibliothèque ? Une volonté de -composition urbaine comme disent les urbanistes ? Au lancement du projet de la grande bibliothèque fin 1988, je me suis retrouvé conseiller spécial de son Président. Le temps de faire que l’emplacement actuel soit figé, son programme et le concours d’architecture lancés. Les hypothèses de localisation de la Grande Bibliothèque vont alors bon train. Les terrains de grande taille dans Paris, mutables comme on dit, sont rares. Six ans après le dessin de la Grande Arche, j’ai été missionné pour que ce terrain ferroviaire à l’arrière de la gare d’Austerlitz, en déshérence avec la baisse du trafic fret, soit celui, « décidé », de la Grande Bibliothèque, Secrétaire d’Etat aux Grands Travaux dixit, avant que cette décision ne soit mise en œuvre, précisément pour qu’elle le soit.

Sprekelsen n’est plus de ce monde depuis 1987. La Grande Arche dont le gros oeuvre est alors achevé, sera terminée, comme voulu, pour la fête du bicentenaire de la révolution française, en 1989 donc. La décision de localisation de la grande Bibliothèque là où elle se trouve aujourd’hui est prise début 1989.

Si le déhanchement de la Grande Arche sur l’axe pointe la Grande Bibliothèque, ce n’est pas une volonté d’architecte : en 1983 une telle volonté pointe tout au plus ce que l’on appellera bientôt une friche ferroviaire, objet de toutes le convoitises. Ce terrain mutable qu’elle pointe, peut-être distraitement, peut-être pas, c’est d’abord le résultat de la géographie, des marécages qui bordaient la Seine, aux tuileries comme à l’arrière gare d’Austerlitz.

Un clin d’œil fait par la géographie naturelle et les occupations par les établissements humains successifs qu’elle permet. Un récit enfoui de la sédimentation des décisions des générations qui se succèdent au fil du temps et des potentiels de développements dignes de ce nom que le génie des lieux recèle. La volonté de rééquilibrage à l’est de la région Île-de-France, bien présents en ce temps, fait partie de ces potentiels de développements.

Si ce n’est pas l’enfant de la géographie et de décisions précédentes, il faut accorder à l’auteur de « l’abeille et l’architecte », François Mitterrand, une préméditation de 7 ans de création d’une grande bibliothèque et de localisation à cet endroit. Les notes qu’il aurait alors probablement commandées à deux de ses conseillers, accompagnée du croquis des axes, mériteraient dans ce cas publication. Il faudrait demander par exemple à l’ancien directeur adjoint de l’Atelier Parisien d’Urbanisme, devenu directeur de la mission  Grands travaux puis directeur de la SAEM de la Grande Arche. Et au passage, Fabrice découvrirait Waterloo, Austerlitz en l’occurrence.

Au delà de l’arche

Dans tous les cas, l’axe historique, du Louvre à l’avenue de la Grande Armée, ne se termine pas avec la Grande Arche qu’il traverse visuellement, vers l’ouest ; il se prolonge sur Nanterre comme on peut le voir aujourd’hui et jusqu’à l’ile de Chatou, potentiellement. De là, avec quelques degrés et quelques kilomètres de plus, surprise,  on rejoint un autre établissement humain, une sorte de palais du Louvre mais en creux. Il mérite qu’on s’y arrête un instant.

Ce n’est effectivement pas un palais bâti : l’axe majeur de Cergy-Pontoise se déploie depuis une tour sur son esplanade, en terrasse sur la boucle de l’Oise, traverse la rivière sur un pont rouge, survole une île astronomique en devenir, file au dessus de ses étangs et ses terres, reliés la nuit par le fil d’un rayon laser.

Depuis cette esplanade, le premier regard, cette fois vers Paris, découvre une base de loisir, parsemée d’étangs, de prairies et de bois, grande comme Central Park, avant que le regard ne se porte au loin sur le profil des tours de la Défense, berceau de la Grande Arche, derrière la ligne verte de la forêt de saint Germain. Un axe majeur qui est lui aussi en gestation dès le choix de l’emplacement de Cergy-Pontoise, au début des années soixante : une ville voulue par un autre Président de la République, Charles de Gaulle, calée par Paul Delouvrier à qui il en avait confié le destin, inscrite dans la géographie physique, celle là même sur laquelle se développent toujours les établissements humains.

En ce début de XXIème siècle, Cergy-Pontoise est une sorte de balise de l’axe historique, la plus éloignée de la forteresse. Elle ne ressemble ni à un arc de triomphe ni à une arche, bien qu’elle en ait la forme, couchée : celle d’une ville bâtie en amphithéâtre autour de ce parc exceptionnel de terre et d’eau qu’est la boucle de l’Oise ; un parc-château d’extérieur, pour le plus grand nombre. Sa forme et son objet parachèvent le retournement du Louvre.

A qui connaît Cergy-Pontoise, son appartenance à l’axe historique va de soi. Avant de devenir chef du projet Grand Louvre, j’ai contribué à construire la ville nouvelle de Cergy-Pontoise, dix ans durant. Aussi quand j’ai su au début de l’année1984 que les pavés de la cour Napoléon étaient promis à une récupération anonyme, les donner à Cergy-Pontoise pour être posés à l’autre bout de l’axe était évident. Ils sont sur l’esplanade de l’axe majeur, dite de Paris ; comme une ponctuation, plus précisément un trait d’union.

Grand paysage

A s’asseoir un instant sur les marches de l’esplanade, le regard posé sur le lointain, les châteaux, leurs axes et les tracés qui les lient n’apparaissent plus comme l’affirmation de gouvernants sur les peuples et les territoires qu’ils gouvernent, aménagés pour leur bon plaisir ; du moins dans notre République. Le retournement du Louvre est passé par là. Axes et tracés sont aujourd’hui au service du grand paysage, ce grand paysage que l’on va chercher pendant les vacances, celui qui donne à voir de la beauté, celui qui fait sens ; et que l’on gagnerait à aménager là où nous vivons le plus clair du temps.

Incidente : rien ne nous empêche d’ailleurs de le cultiver, ce grand paysage de l’île de France, avec les précautions qu’il demande pour en conserver la valeur pour nous qui vivons là, sans nostalgie. Sensible, fragile, ses fonds de vallée, ses plateaux et ses buttes peuvent disparaître de la vue. Pourtant elles recèlent des richesses, structurées qu’elles sont par le parcellaire, cette mémoire des occupations humaines ; un parcellaire dessiné des générations durant par l’ensoleillement, l’eau, la terre cultivée par les paysans qui s’y succèdent ; ces décisions familiales successives, de longue date dictées par la géographie, sont organisées par les grands tracés des circulations, de château à château, de ville à ville, à pied, à cheval et en diligence ; avant que le XXème siècle ne vienne superposer ses infrastructures, dans l’ignorance de leur valeur.

Encart

Les ingrédients du grand paysage sont évidemment ceux de la production humaine dansant avec la géographie.

Leur composition en est l’acte volontaire, la succession des décisions orchestrées, attentives, dans la longue durée.

L’eau y coule de source, selon le relief et ses formes, ses creux paisibles, sa végétation abondante et ses lumières changeantes.

Le bâti s’y dresse, timide ou arrogant, précieux ou brutal, familier ou distant. Il accentue un relief ou se met en sourdine, marque, taille le lieu, la vue ou disparaît derrière une ligne, une végétation, un couvert.

La ville, la campagne et le système qu’ils forment ensemble jouent une musique accordée à la géologie, maitresse invisible des sols, des ressources naturelles, du métabolisme des territoires et d’une lecture  perdue des richesses partagées.

Prégnantes, les valeurs ainsi exprimées fondent l’appartenance de ceux qui y vivent, magnétisent les voyageurs du monde, rythment les lieux et les temps, les jours et les nuits, les saisons et les années attachées.

Ingrédients et valeurs tracent et sédimentent, génération après génération, les traits de génie des  lieux, leurs créativités, et leurs identités.

Extrait de l’atelier “révéler et mettre en scène le paysage des métropoles”, 2012

Poursuivre l’axe 

Chemin faisant, nous voilà rendus à cette extrémité, provisoire, de  l’axe historique.

Un axe qui apparaît comme un récit, comme une histoire qui est aussi notre histoire. Parcourir l’axe raconte huit siècles d’histoire de France, d’’histoire urbaine et rurale de cette région, mais aussi d’une France qui trouve son origine dans des terres riches, au lieu dit Île-de-France ; un récit de chair et de sang animant le squelette de l’axe tracé sur un territoire nommé France, nommé pour la première fois par un roi, un certain Philippe Auguste. Lorsque le royaume franc est devenu le royaume de France, par écrit officiel, moyennant l’ajout d’un e et un basculement au féminin.

Un tel récit mériterait d’être écrit et documenté pour de bon, tout au long de cet axe, au fil de cette coupe en travers dans le temps et ce territoire, pour faire histoire, à l’usage des enfants des écoles. Des fois que le passé éclaire l’avenir.

Ce qui amène une question, a priori mineure : faut-il poursuivre l’axe historique ? Cette question n’est pas mineure. Oui, l’axe dit majeur lorsqu’il passe à Cergy-Pontoise, mérite d’être poursuivi, sans hésitation ; en commençant par baliser Chatou au croisement de l’axe historique et de l’axe majeur, comme la statue équestre de Louis XIV balise le croisement de l’axe de la cour carrée et de l’axe des Tuileries ; en terminant l’œuvre de Dany Karavan, ce Pierre Lescot du grand paysage : la passerelle d’accès à l’île astronomique, le belvédère de Neuville ; plus tard, en prolongeant le trait au delà de Cergy-Pontoise, par exemple moyennant un troisième déhanchement, reprenant le fil de la voie romaine, la chaussée Jules César, au travers du Vexin, français puis normand.

Enfonçons le clou. Par les temps qui courent (toujours, le temps court) on dit de l’axe majeur et du parc à ses pieds que c’est du land-art.

Cet espace public là, l’axe majeur et son parc, n’est pas que du land-art, c’est un château-jardin, pour la république et ses citoyens, un palais du Louvre en creux, en formation comme lui sur des siècles. A aménager selon d’autres règles que celle des anciens gouvernants de la France, avec le plus grand respect de son devenir.

Mais poursuivre un axe historique, pourquoi faire ? De fait, les pouvoirs exorbitants de l’économie d’aujourd’hui ont transporté la symbolique des axes sur les tours et leur hauteur : la plus haute du monde, n’est-ce pas ? En ce moment, elle est à Dubaï, sur des nappes de pétrole, épuisées. Au passage, contrairement aux châtelains, leurs détenteurs se gardent bien d’y vivre, ils habitent ailleurs.

Demain, un grand dessein ?

Alors, construire des tours ou poursuivre l’axe ? Poursuivre l’axe, de l’île de Chatou à Cergy-Pontoise et du parc naturel du Vexin aux rives de la Manche ouvertes sur le Monde, c’est faire un pas de plus vers un avenir, celui de la métropole internationale qu’est la région-capitale, sous une forme accueillante, bienveillante, coopérante avec les autres régions françaises et le monde. Une façon de penser demain d’abord dans la géographie du bassin de la Seine, des sources à l‘embouchure, en cessant de considérer la densification de la métropole, la ville sur la ville, comme la seule et unique option de développement durable.

Utopie ? Prosaïquement, les ressources renouvelables, nourriture, écomatériaux, écoénergies poussent à la campagne et sont consommées en ville. Alors pourquoi ne pas organiser un autre rapport ville-campagne, en Île-de-France et ailleurs ? Pourquoi ne pas ré-habiter des communes désertées, faire venir le travail à soi plutôt que le concentrer toujours plus ? Réassurer notre sécurité alimentaire, développer nos compétences, l’emploi et la vie sociale locale ? Coopérer de régions à régions pour notre bien commun ?

Qui refuserait d’habiter un grand jardin, plutôt qu’un quartier de tours, dans l’économie des ressources en général et des terres nourricières en particulier ? Qui ne voudrait pas d’un paradis, du persan pairi-daeza, qui signifie jardin clos de murs? Un jardin ouvert sur le monde, clos de murs bâtis en creux eux aussi, bâtis des valeurs de la République, contre l’aridité du monde.

Un grand dessein, comme celui de ce roi qui « voulait rendre la France éternellement heureuse, et comme elle ne peut goûter cette parfaite félicité, qu’en un sens toute l’Europe ne la partage avec elle ». « C’était le bien de toute la chrétienté qu’il voulait faire, et d’une manière si solide, que rien à l’avenir ne fût capable d’en ébranler les fondements ». Sully dixit.

Un grand dessein pour notre République et ses valeurs, notre mémoire des guerres de religion et les vertus paisibles de la laïcité, notre goût pour le vivre bien et notre attachement à la culture, notre goût pour la créativité et l’innovation, la liberté de penser et d’agir sans lesquels nul ne peut se réaliser, l’égalité de droits et de devoirs sans lesquels il n’est pas de justice, la fraternité remède à la souffrance, source de félicité. Toutes valeurs partagées avec bien d’autres, pas tous.

Un tel dessein vaudrait bien un axe, conteur d’histoires, du Havre aux sources de la Seine.

Et même, fut-il de papier en se prolongeant des deux côtés, « tout autour de la terre pour revenir par l’autre côté » ; selon les mots d’un enfant venu au lendemain de noël avec son père et sa fratrie admirer le paysage sur la terrasse de l’axe majeur ; instantanément, Il avait saisi l’histoire alors qu’en deux mots je leur racontai le Louvre et au delà, Stonehenge d’un côté, et de l’autre Venise, Athènes et quelque part entre le tigre et l’Euphrate, la première bibliothèque du monde, à Uruk, lieu légendaire de l’invention de l’écriture. Il se l’était appropriée, l’histoire et brodait déjà, plus loin encore sur sa planète.

Il n’est nul besoin d’appareillages compliqués pour de telles expériences de pensée, les voyages dans les mots et les histoires que se racontent les hommes pour interpréter le monde. Quelques paroles et l’imagination enfourche le désir de découverte, cavalcade sur l’histoire attrapée, construit sa vision du monde.

Il est vrai qu’il y a de quoi. En allant à la découverte depuis le Louvre, du côté de l’anglais, jusqu’à Stonehenge, la pensée tombe sur l’un des premiers marqueurs de territoire, encore debout ; celui d‘une humanité néolithique déjà conquise par la beauté du monde.

Adossé à ces pierres levées vers les étoiles, comme de la terrasse de l’axe majeur vers le Louvre, un petit d’homme néolithique aurait pu songer à tout ce qu’il  pourrait en faire, lui et ses descendants de ce territoire, sans en maitriser un instant le devenir, faire vagabonder son esprit, juste pour en protéger le sens et l’enrichir.

Comme aujourd’hui un enfant mais avec pour bagage le retournement du Louvre et Cergy, les pierres de Venise rapportées du monde par les capitaines pour construire la ville sur la lagune, l’art et la philosophie grecques jouant les hommes et les dieux, et ces deux outils, la parole et la main, cultivées par l’écriture d’Uruk et ses semblables, petites et grandes.

Des écritures pour transmettre aux générations suivantes, d’une pensée plus sûre.

De quoi avoir envie de lire une carte, tracer des traits, rêver, écrire et raconter demain à ses parents, le soir, bien planté sur ses jambes d’enfant.

Pour un dessein et un axe qui en valent la peine, la peine et le plaisir de vivre, en paix ; pour peu que nous écartions la menace climatique, maintenant.

Et c’est une toute autre affaire. A moins que ce ne soit la même.

Jean-Michel Vincent

www.agirlocal.org

Agirlocal création et appel

Agirlocal

fondation et appel à 50projets

L’association Agirlocal est ouverte à toutes et tous, personnes physiques et morales, comme membre adhérent ou membre associé (pour contribuer à l’objet de l’association comme institution, sans cotisation ni droit de vote).

Après 10 mois de délibérés, elle a été créée le 11 décembre 2020 par 14 citoyens, 3 communes, membres fondateurs et 3 personnes morales membres associés à la fondation, la Banque des Territoires,  CY Cergy-Paris université et l’ESSEC. Au 16 décembre 2020, parmi les personnes morales, seule l’instance de décision de la Banque des Territoires a validé son adhésion, comme membre associé. Les autres ont jusqu’au 11 juin 2021 pour valider leur adhésion comme fondateur ou associé à la fondation.

L’association Agirlocal

La démarche de constitution de l’association Agirlocal  , en 2 pages : https://agirlocal.org/pourquoi-comment-agir-local/

L’AG constitutive AG constitutive Agirlocal  et ses statuts : Statuts Agirlocal

Pour adhérer à Agirlocal : contact@agirlocal.eu

L’appel à identification de 50 projets:

La création de l’association a été immédiatement suivie d’une AG ordinaire pour lancer l’appel à 50 projets qui lance la dynamique objet d’Agirlocal : AG appel à 50projets 

L’appel proprement dit : https://agirlocal.org/50-projets-organisation-et-calendrier/

Communication création Facebook


Pourquoi créer une association Agirlocal ?

C’est une bonne question : Pourquoi rassembler des citoyens, des entreprises, des institutions comme des communes, la Banque des Territoires, l’enseignement supérieur ?

Parce qu’on n’a plus le temps. La menace climatique est là. Selon les scientifiques du climat, il reste une douzaine d’années (deux mandat municipaux) avant le déclenchement des 2°C de réchauffement de l’atmosphère ; irréversible disent-ils.

Alors pourquoi agir local ? Parce que nous pouvons en décider. Pour peu que l’on se réunisse pour organiser les compétences locales. Et déteindre les uns sur les autres. Sans attendre les grandes décisions internationales, la COP 26 en ce moment, ni les lois nationales. Elles ont fait la preuve de leur nécessité mais aussi de leur insuffisance.

Ce n’est pas une raison pour les ignorer, au contraire mais en France, 30 millions de citoyens, 5 millions d’entrepreneurs et un demi-million d’élus locaux ne seront pas de trop pour écarter la menace.

Agir local n’est plus une option. Nous avons créé l’association Agirlocal pour y arriver, ensembles ; avec pour commencer, 14 citoyens de tous âges, d’horizons et de métiers différents, actifs ou retraités ; les trois maires de Jouy le Moutier, Maurecourt et Vauréal, la Banque des Territoires, CY Cergy-Paris Université et l’ESSEC, (sous réserve de validation par leurs instances de décision).

Comment s’y prendre concrètement ?

Regardez Pasteur. Est-ce qu’il a ignoré les microbes pour inventer la vaccination ? Non, bien sûr. Nous c’est pareil. Les gaz à effet de serre, ce sont les microbes. Pour agir localement, efficacement, il nous faut apprendre à compter carbone aussi facilement que l’on compte en euros. Et c’est plus facile.

Ensuite il faut trouver des projets locaux efficaces. Là, nous avons un allié de poids : économiser du CO2edéveloppe pouvoir d’achat, emploi et bien-être, réduit la pauvreté ; et permet d’investir dans le renouvelable, le vivre mieux, dirige la création monétaire sur l’économie réelle et non la spéculation.

Développer des projets locaux efficaces, c’est comme prendre soin de soi, le goût des médicaments en moins. Mais quels projets ?

A quelques-uns, ici et là, avons fabriqué des projets locaux efficaces qui ont abouti. La preuve : en voici une liste, pas complète mais documentée. Sauf que nous ignorons ici ce que d’autres ont fait là, avec succès. Peut-on rester ignorant d’un traitement qui sauve ? Non.

Alors nous avons constitué une association pour lancer un appel à identification d’une cinquantaine de projets réussis. Pour que chacun, localement, puisse prendre ceux qui sont les plus adaptés à son territoire et les reproduire.

Ca va changer quoi ?

Je reviens à Pasteur : la vaccination, ça change quoi ? Les anticorps, le métabolisme de notre corps.

Nos territoires, c’est pareil. Il y a un métabolisme de nos territoires : ce sont les productions et les consommations locales, les flux entrants et sortants de personnes, de marchandises, de connaissances et d’argent.

On mange, on boit, on  travaille, on dort, on se distrait, on apprend et c’est comme ça qu’on émet des gaz à effet de serre, qu’on déforeste. Il nous faut faire autrement.

Et pour commencer en changeant, un peu, nos comportements : cela ne demande pas d’argent. Il y a 10-20% de gaz à effet de serre à gagner, autant d’argent que l’on peut réinvestir dans des projets plus coûteux comme l’isolation de nos bâtiments ou le vélo, pour faire mieux, gagner plus de pouvoir d’achat, d’emplois, de bien-être, de réduction des inégalités.

En fait, ce que l’on propose c’est d’agir dans 6 champs d’action : notre nourriture, nos déplacements, nos bâtiments, nos énergies ; mais aussi la biodiversité dont nous faisons partie et enfin l’éducation populaire et la formation. A l’expérience, chemin faisant, nous allons monter en compétence, nous enrichir les uns les autres.

Voilà ce qui va changer. Avec une cinquantaine de projets locaux efficaces que nous allons reproduire en les adaptant à nos territoires, partout en France et peut-être ailleurs. Pour changer le métabolisme de nos territoires. Là où nous vivons, là où nous en déciderons, avec ceux qui le veulent.

Cette démarche ne sort pas du chapeau d’un magicien. Elle se fonde sur les réflexions et travaux de plusieurs milliers d’acteurs locaux sur 15 ans, rassemblés, hiérarchisés et présentés sur un site vitrine créé en 2015 www.agirlocal.org

Il ne vous a pas échappé qu’il existe un institut Pasteur ; Pasteur c’est nous dès que l’on sait compter carbone ; l’institut Pasteur, c’est  Agirlocal, nous mais organisés, en mode efficace.

Si vous voulez en être, où que vous soyez en France ou ailleurs, une adresse pour adhérer : contact@agirlocal.eu Pour en savoir plus sur les fondateurs et plus tard, sur vos adhésions, https://agirlocal.org/liste-des-fondateurs-et-associes/

En savoir plus sur la démarche (En deux pages) : https://agirlocal.org/com-creation-agirlocal-linkedin/

Pourquoi-comment agir local, Comment transposer 50 projets sur mon territoire ? (En deux pages) : https://agirlocal.org/pourquoi-comment-agir-local/

Sans attendre, nous lançons (demain si tout va bien) l’appel national à identification d’une cinquantaine de projets locaux efficaces.

Réussir, ensemble, ça vous tente ?

Pour le Collectif,

Le Président d’Agirlocal

Jean-Michel Vincent

 

Communication création Agirlocal Linkedin

25 COP et plusieurs lois transition nationales ont fait la démonstration de leur nécessité et de leur insuffisance pour contrer la menace climatique sans action locale méthodique, outillée, massive. Il suffit de voir la courbe publiée à l’occasion du 5ème anniversaire de la COP 21 pour mesurer l’ampleur de la tâche.

Ce chemin là, « penser local pour agir global », nous ne l’avons pas emprunté.

A l’expérience, localement nous avons un allié : économiser du CO2e développe pouvoir d’achat, emploi et bien-être, réduit la pauvreté ; et permet d’investir dans le renouvelable, le vivre mieux, dirige la création monétaire sur l’économie réelle et non la spéculation : www.agirlocal.org

Aussi, devant la seule pénurie montante à laquelle nous avons à faire face pour contrer localement la menace climatique, le manque de temps, nous créons un collectif, l’association Agirlocal et nous vous proposons de vous joindre à ce collectif.

Un collectif, c’est-à-dire au lancement de la démarche :

  • 14 citoyens de tous âges, d’horizons et de métiers différents, actifs ou retraités
  • 6 acteurs institutionnels  : les trois maires de Jouy le Moutier, Maurecourt et Vauréal, la banque des territoires, CY Cergy-Paris Université et l’ESSEC lesquelles se rassemblent dans CY Alliance ; (sous réserve de validation par leurs instances de décision).

Pour agir localement, ensemble, c’est-à-dire là ou nous pouvons chacun en décider et avoir un impact.

Pour agir efficacement, ensemble, avec :

– une vision opérationnelle de la menace climatique,

– l’organisation de compétences territoriales qui, à ce jour, s’ignorent plus ou moins,

– la mise en vitrine systématique de projets démonstrateurs efficaces, à impact carbone démontré, invisibles aujourd’hui ;

De la maison à la région, dans le temps qui reste : deux mandats municipaux avant le déclenchement des 2°C de réchauffement de l’atmosphère.

Pour combler cet impensé collectif de l’action locale méthodique, outillée, massive, par le développement de notre intelligence collective ; sans exclure donc l’articulation avec les niveaux nationaux et l’international mais au contraire en allant au devant.

Et pour cause :

La construction de cette intelligence collective a un objectif concret : changer le métabolisme des territoires ; métabolisme entendu comme les productions et les consommations locales, les flux entrants et sortants de personnes, de marchandises, de connaissances et d’argent qui émettent massivement des gaz à effet de serre, nourrissent la menace climatique.

Cette démarche est expérimentée : elle s’inscrit dans la continuité de réflexions et travaux de plusieurs milliers d’acteurs locaux sur 15 ans, rassemblés, hiérarchisés et présentés sur un site vitrine créé en 2015 www.agirlocal.org

Cette démarche est :

– Méthodique parce que nous avons collectivement une obligation de résultat. D’où un appel national à identification de 50 projets locaux efficaces à impact carbone démontré ; pour mise en vitrine et partage.

– Progressive parce que réunir citoyens, entreprises, élus et leurs institutions l’exige. Les uns pour s’investir, les autres pour présenter cette proposition à leurs instances de décision. Tous pour s’organiser et agir.

– Massive parce que dans le temps qui reste, deux mandats municipaux, la mise en mouvement de 30 millions de familles dont 5 millions d’entrepreneurs et un demi-million d’élus locaux, articulée avec l’action de quelques milliers de décideurs n’est plus une option. Il ne tient qu’à nous de la mettre en œuvre.

Sans attendre, nous lançons cette semaine l’appel national à identification d’une cinquantaine de projets locaux efficaces.

Pourquoi-comment agir local, Comment transposer 50 projets sur mon territoire ? (En deux pages) : https://agirlocal.org/pourquoi-comment-agir-local/

Si vous voulez en être, où que vous soyez en France ou ailleurs, une adresse pour adhérer : contact@agirlocal.eu

Pour en savoir plus sur les fondateurs et plus tard, sur vos adhésions, https://agirlocal.org/liste-des-fondateurs-et-associes/

Réussir, ensemble, ça vous tente ?

Pour le Collectif,

Le Président d’Agirlocal

Jean-Michel Vincent

Liste des fondateurs et associés

Au 16 décembre 2020

Liste des membres fondateurs et associés

Ont fondé Agirlocal vendredi 11 décembre 2020, 14 citoyens de tous âges, d’horizons professionnels variés, actifs ou retraités, et sous réserve de décision par leurs instances, les 3 communes de Jouy le Moutier, Maurecourt et Vauréal (au prochain conseil municipal), la Banque des Territoires de la Caisse des dépôts et Consignation (c’est fait depuis lundi 14 décembre), la nouvelle Université de Cergy-Pontoise appelée CY Cergy-Paris Université et l’ESSEC lesquelles se rassemblent dans CY Alliance (soutien affiché, décision dans un peu plus de temps).

Pour les personnes morales, sous réserve de validation par leurs instances de décision, validé

FONDATEURS FONDATEURS ASSOCIES A LA FONDATION
Personnes physiques Collectivités territoriales, maire membres associés, représentants
Maxence de Block  Jouy le Moutier,

Hervé Florzack

Banque des Territoires, Camille Picard
Pierre Fabien 

 

Maurecourt,

Joel Tissier

CY Cergy-Paris Université, Véronique Balbo-Bonneval
Jean-Jacques Fréjaville 

 

Vauréal,

Sylvie Couchot

Essec,

Chantal Dardelet

Jean Kirchhoffer 

 

Patric Kruissel 

 

Maxime Loubar 

 

Pierre Mayet

 

Stéphanie Mouchotte 

 

Louis Moutard 

 

Katia Savelieff

 

Gerald Rutault 

 

Jean-Michel Vincent

 

Bertrand Warnier 

 

Yann Wild

 

 

L’appel à 50 projets Organisation et calendrier

30 novembre 2020 V du 24-02

L’appel national à 50 projets locaux efficaces

Organisation et calendrier

Tout bien réfléchi, nous avons décidé de donner du temps au temps à cet à appel lancé avec la Banque des Territoires (de la caisse des dépôts et consignations) et le soutien de CY Cergy Paris université et de l’ESSEC. Du temps aux porteurs de projets pour répondre, du temps pour aider ceux qui en ont besoin. Compter carbone n’est pas encore entré dans les mœurs. Voir l’appel reformulé avec le concours de la banque des territoires et Auxillia, plus lisible, plus communiquant: Télécharger le dossier de candidature complet (zip)

Nous vous proposons donc un rendu en deux étapes : le 15 mars, un premier rendu, pour vous identifier et nous donner une première idée de votre projet abouti. Il faut 2 heure pour remplir  la fiche sans l’impact carbone. Une deuxième étape jusqu’à fin mars pour la compléter, avec notre aide si vous le souhaitez, notamment sur le critère efficacité carbone1

Sans attendre, si vous avez mené à bien un projet, merci de vous signaler par mail simple à 50projets@agirlocal.eu 

Vous connaissez un porteur de projet ? Merci de nous permettre de prendre contact avec lui. 50projets@agirlocal.eu

Nous n’écarterons la menace climatique qu’en coopérant.

Le dossier de candidature à télécharger ci-dessus étant désormais le fil conducteur, les éléments ci-après rédigés antérieurement sont laissées pour le cas où l’adresse de cet article a été transmis par les 344 lecteurs de cette page au 24 février 2021.

L’appel:

Le pourquoi et le comment de cet appel national à identification d’une cinquantaine de projets locaux efficaces, à impact carbone démontré, est décrit en 2 pages à https://agirlocal.org/pourquoi-comment-agir-local/

La crédibilité de l’appel repose sur le travail de plusieurs milliers d’acteurs locaux ces 15 dernières années présentés sur le site agirlocal.org. Comme l’esquisse de liste suivante, incomplète, en témoigne : 3 démonstrateurs développés en Île-de-France, une douzaine de projets et deux douzaines d’idées de projets. https://agirlocal.org/liste-50-projets/

L’organisation et la calendrier de l’appel sont les suivants :

  • Une association support, Agirlocal 

Agirlocal est la personne morale support de cet appel. L’assemblée générale constitutive a eu lieu le 11 décembre dernier. Les statuts ont été déposés le 26 décembre 2020.

Selon ses statuts, l’association a pour objet «  de prendre toutes initiatives et mener toutes actions permettant aux habitants, entrepreneurs, élus locaux de contrer à leur niveau le changement climatique par des projets locaux efficaces, en nombre raisonné, de la maison à la région. Elle a pour fil directeur « Agir local pour contrer à son niveau le changement climatique » tel que précisé dans l’article 3. Les éventuels exercices d’activités économiques sont précisés à cet article 3. »

Les statuts précisent notamment : « La cinquantaine de porteurs de projets recherchés en font partie de droit. Ils élisent leurs représentants au conseil d’administration selon des modalités à définir avec eux, le moment venu. »

Le statut de membre associé, sans cotisation ni droit de vote mais prêt à faire de l’ingénierie publique concourante permet en particulier l’adhésion d’établissements d’enseignement, d’entités publiques en général.

Statuts

  • Les acteurs qui se mobilisent sur cet appel

Une première étape a été franchie en février dernier avec le lancement à l’ESSEC de la démarche « penser local, agir global » : présentation de la situation, d’outils, de méthodes et de questions, échanges ; elle a été poursuivie à l’Université de Cergy-Pontoise par une réunion de travail, séquence interrompue par la construction d’une usine citoyenne de fabrication de masques, puis reprise dés le lendemain du deuxième tour des municipales avec 3 communes et rejointe en septembre par la Banque des Territoires.

L’appel est lancé à ce stade par 14 citoyens, les maires des 3 communes qui ont décidé de mutualiser leurs projets et la Banque des territoires.

L’adhésion à Agir local des personnes morales est en effet soumise à l’a validation de leurs instances de décision pour les 3 communes de Jouy le Moutier, Maurecourt et Vauréal, de #CY Cergy-Paris Université dans le cadre de son projet de transition, du groupe de l’#Essec qui a monté le projet Together. Le  (Banque des Territoires) a quant à lui validé son adhésion en tant que membre associé le 14 décembre.

L’appel et l’association sont ouverts à toutes celles et ceux, habitants, entrepreneurs, institutions, élus qui veulent se rassembler et agir local pour écarter la menace climatique efficacement.

  • Méthode-calendrier

– La démarche est méthodique, progressive. La méthode d’identification proposée est outillée, le format du rendu au plus économe en temps de travail.

Ils sont décrits ici : https://agirlocal.org/50-projets-methode-format-du-rendu/

– Le rendu de ce premier appel est donc fixé en deux étapes à l’adresse suivante : 50projets@agirlocal.eu

Télécharger le dossier de candidature complet (zip)

Pour toute question, merci d’envoyer un mail à cette même adresse.

Et pour adhérer à Agirlocal: contact@agirlocal.eu

50 projets méthode format du rendu

1er décembre 2020 V du 18-12

50 projets locaux efficaces

Méthode et outils d’identification

Format du rendu

 

La raison d’être de cet appel national est de réduire de 80% nos émissions de gaz à effet de serre, à deux mandats municipaux d’ici. Le moyen pour atteindre cet objectif de réduction est d’identifier et de mettre en œuvre une cinquantaine de projets locaux efficaces, massivement reproductibles, convergeant sur la réduction de nos émissions ; et par là développer l’emploi et le bien être sur le territoire, y favoriser la biodiversité, éliminer les produits nuisibles à la santé.

Pourquoi répondre à cet appel à identification de projets efficaces?

Après confirmation de leur potentiel, les projets seront présentés sur le site www.agirlocal.org. Il sera proposé aux adhérents et partenaires de l’association de les répertorier aussi sur leurs sites.

Ainsi chacun des contributeurs pourra montrer ce qu’il a mené à bien pour que chacun en profite, et bénéficier des expériences des autres pour aller plus vite, dans l’urgence climatique qui nous guette tous. Voir « Comment transposer 50 projets sur mon territoire ? »  https://agirlocal.org/50-projets-sur-mon-territoire/

Le rendu de ce premier appel est fixé au mercredi 31 mars  au plus tard, à l’adresse suivante : 50projets@agirlocal.eu

Pour adhérer à l’association : contact@agirlocal.eu

Critères d’efficacité des projets

Par local, efficace et massivement reproductible il faut entendre des projets qui cumulent les critères suivants :

– Ils peuvent être développés localement, de la maison à la région, quel que soit le lieu de leur premier développement, (production et mise en œuvre d’écomatériaux comme le chanvre, permaculture, changements de comportements…)

– Ils sont fortement réducteurs de gaz à effet de serre, (isolation des bâtiments, chauffage urbain aux énergies renouvelables et de récupération…).

– Ils sont porteurs de développement écologique, social et économique, (tiers lieux-coworking, photovoltaïque…)

– Ils exploitent un gisement stratégique identifié de reproduction massive, par des acteurs locaux (covoiturage, vélo…)

Pour être efficaces et développables localement, il est proposé de retenir des projets dans 4 champs d’action à porte de décision locale, directement mesurables : la nourriture, 33% des émissions[1], les déplacements 30%, le bâtiment 25% et les énergies 12% ; et 2 champs d’action transverses la biodiversité et l’éducation populaire-formation. L’idée centrale étant de modifier aussi l’agriculture, l’industrie et l’importation de carbone, par la demande.

Pour filtrer large, nous déclarons efficaces tous ceux qui réduisent d’au moins un pour cent les émissions sur leur territoire et en France.

Ce choix met les citoyens que nous sommes,-habitants, entrepreneurs, élus locaux-, au cœur de la maîtrise de notre propre avenir et celui de nos enfants.

Par exemple REV, la rénovation énergétique du Valmoutier est un projet qui a été développé à Jouy le Moutier par une association avec le concours de l’agglomération de Cergy-Pontoise. Il est reproductible sur 5 millions de logements en France, pourrait diviser par deux les émissions de ces millions de logement si ce gisement était pleinement exploité.

REV développe de l’emploi non délocalisable, améliore le confort des logements, diminue les charges. Il peut amorcer une agriculture de production d’éco-matériaux et donc diminuer d’autant les importations de produits pétroliers à partir desquels sont fabriqués les isolants.

Son potentiel de réduction des émissions de gaz à effet de serre est de 4% au local et environ  1,9% au national.

Pourquoi 50 projets locaux de réduction des émissions?

Le chiffre de 50 est indicatif ; à l’expérience les projets efficaces réduisent de un à quelques pour cent les émissions du territoire. Une cinquantaine pourraient réduire nos émissions de 2% en moyenne  par projet.

Il est probablement impossible d’exploiter à 100% un gisement stratégique identifié, comme par exemple les 5 millions de logements éligibles à REV. D’où l’objectif de réduction de 80 % à l’horizon des deux mandats ; et un objectif zéro émissions avant 2050 : les derniers 20% seront les plus difficiles à mettre en œuvre.

Cette cinquantaine de projets locaux n’a pas à être inventée sur chaque territoire ; beaucoup ont été développés, un peu partout, certains sur place. Le calcul de réduction des émissions n’a probablement pas toujours été fait.

Où trouver des projets locaux efficaces 

 Ce travail d’inventaire est nécessairement collectif. L’appel national à identification a pour objet de recueillir méthodiquement les projets efficaces aboutis.

Concrètement, le site vitrine www.agirlocal.org  en décrit certains, inégalement ; Voici une première esquisse de liste de projets : http://agirlocal.org/liste-50-projets/

Le milieu local en compte quelques uns ; le livre « ces maires qui changent tout » de C Rivat en inventorie d’autres. Le site du CGGD et enfin le CEREMA fournissent des ressources à explorer. Il y en a d’autres.

Le réseau des directeurs généraux des services des villes, ceux des directeurs départementaux et régionaux des territoires, celui des associations, des entreprises locales, devrait permettre d’en récolter le plus grand nombre.

Et ce qui devrait faire le plein de projets est la réunion des projets pragmatiques des villes et des campagnes qui sont déterminées à oeuvrer pour la transition à l’issue de ces élections municipales. Copenhague à l’étranger qui a visé zéro carbone en 2009 et va atteindre cet objectif en 2025, le C40, association des métropoles internationales dont Paris fait partie et son Plan climat, sont également des sources à explorer.

Si votre territoire n’a pas de projet éligible, vous connaissez peut-être des projets qui devraient être présentés à cet appel. Sollicitez les porteurs, aidez-les à répondre.

Quel outil de calcul de réduction des émissions ?

Au plan local,

Pour calculer le dénominateur de ce pourcentage, l’évaluation des émissions du territoire sera faite par le tableur de calcul carbone à la commune : V3-tableur-bleu-émissions-CO2e-à-la-commune ou (https://agirlocal.org//wp-content/uploads/sites/15685/2020/12/V3-tableur-bleu-emissions-CO2e-a-la-commune.xlsx)

Pour accéder au mode d’emploi : https://agirlocal.org/mode-calcul-emissions-co2e-a-la-commune/

Cette évaluation, gratuite, calculable en mois d’une heure, fournit des ordres de grandeur dont nous contenterons faute de mieux. Cette évaluation est néanmoins suffisante pour trier entre les projets de décoration écologique et ceux qui sont efficaces.

Au numérateur il revient à chaque territoire de mesurer l’efficacité de chaque projet et son gisement. Il est utile de lancer un atelier carbone à cet effet. Le site vitrine www.agirlocal.org donne quelques exemples d’évaluation.

Il y a eu mieux mais la demande récurrente adressée aux pouvoirs publics de reprendre et mettre à jour l’outil complet développé en Île de France il y a une dizaine d’années par une direction régionale du ministère (DREIF, aujourd’hui DRIEA, quelque chose comme une demi DREAL) est restée à ce jour sans suite ; voir http://agirlocal.org/resume-d-amenagement-durable/

Au plan national,

Il est demandé d’estimer, autant que possible, le gisement national stratégique de réduction des émissions de gaz à effet de serre du projet présenté en le supposant complètement développé et généralisé.

Il ne s’agit pas d’un calcul précis mais d’une estimation, la plupart du temps à coup de règles de trois. Les émissions nationales sont celles de l’empreinte carbone, calculée par le Haut Conseil pour le Climat.

Format du rendu :

Il est demandé de remplir une fiche type  en la documentant au mieux des notes et dossiers disponibles, accessibles de préférence sur internet.

Cette fiche type, commentée, est téléchargeable ici : Télécharger la fiche de candidature ; elle renvoie aussi à un exemple de remplissage, avec le démonstrateur de rénovation énergétique du Valmoutier, et les documents disponibles associés.

Le seul remplissage de cette fiche impose une sélection des documents utiles et des réponses aux questions clé tant pour l’efficacité du projet que pour sa reproductibilité par d’autres.

Mais elle a été faite pour vous éviter de passer du temps à réécrire des documents pour répondre à l’appel, au moins dans un premier temps. Rendre un projet reproductible demande en effet du travail, à effectuer dans un deuxième temps ; nous verrons ensemble comment et par qui. L’association y contribuera dans la mesure de ses moyens.

Nous nous étions donné  jusqu’à fin janvier pour y apporter des précisions à ce format du rendu. Voici le format travaillé pour être plus lisible: Télécharger le dossier de candidature complet (zip)

Pour répondre à l’appel : 50projets@agirlocal.eu

Si vous n’êtes pas en mesure d’apporter toutes les réponses mais que vous pensez votre projet à la hauteur de l’efficacité attendue, proposez le.

[1] Ce pourcentage résulte de la mobilisation des bâtiments, des transports et des énergies. Il ne s’additionne donc pas avec les autres

Comment transposer 50 projets sur mon territoire ?

30 novembre 2020 V du 18-12

Comment transposer 50 projets sur mon territoire ?

Pour peu que l’on soit maire d’une commune de 1000 habitants, la question paraît ridicule. Elle l’est si on en reste là.

Mais la couverture nationale par 1250 communautés de communes et d’agglomération fournit une échelle de territoire où trouver les compétences de proximité nécessaires au développement des projets.

Cela ne veut pas dire que les projets  sont développés systématiquement à cette échelle. L’expérience montre que chaque projet a son échelle de territoire optimale, de la maison à la région ; et donc aussi son équipe projet et ses financements.

Nous devons donc rechercher des communautés de projet. Et ne pas raisonner seulement collectivité territoriale même si l’élu territorial est clé, mais bien aussi avec les habitants, les actifs venant travailler d’ailleurs, les entrepreneurs et les établissements d’enseignement.

Quelques pistes :

Organisation des compétences

Pour transposer les projets sur votre territoire, il est proposé d’identifier localement un élu, un citoyen et un fonctionnaire municipal sur chacun des 4 champs de projet  quantifiables, alimentation-déplacements-bâtiments-énergies renouvelables et sur les champs transverses de la biodiversité et de l’éducation populaire-formation;

Ces groupes auront pour première charge d’identifier et de mettre en forme les projets efficaces inventés sur le territoire local ou ailleurs. Une première identification pourra alors être opérée pour établir un plan d’action. Et la communication préparée pour annoncer le lancement local.

La connaissance approchée des émissions locales de gaz à effet de serre, comme celle du gisement local de chaque projet sont clé. Vous trouverez la méthode et un outil qui permet d’approcher ces émissions, gratuitement dans ce document : https://agirlocal.org/methode-identification-50-projets/

Localement, les territoires ont chacun leurs caractéristiques (population, emploi, revenu médian mais aussi part de surface agricole utile dans le total du territoire, type et âge du bâti, infrastructures de transport, production d’énergie renouvelable, potentiel de biodiversité, établissements d’enseignement, compétences locales) et donc leurs gisements locaux.

Une cinquantaine de projets identifiés permettra à chaque territoire d’adapter ceux parmi les 50 qui sont localement les plus efficaces et d’en inventer d’autres si nécessaire.

Coût :

Tout projet a un coût financier. Sauf les changements de comportement.

La place de l’éducation populaire et de la formation est évidemment essentielle en matière de comportements. Ce qui permet d’enclencher un cercle vertueux : économies d’argent réinvestissables dans des projets plus coûteux qui développent encore plus de bien être, d’emplois, de compétences…

Commencer par là est d’autant plus profitable que le CO2 émis reste un siècle dans l’atmosphère ; ce qui conduit à commencer par les projets les plus efficaces, les moins chers, les plus faciles à mettre en oeuvre. Les changements de comportement en sont un, pas le seul.

Parmi les projets efficaces qui ont un coût, ce critère simple permet de choisir, compte-tenu des financements disponibles, les meilleurs rapports efficacité-coût,: la TeCO2 économisée à l’euro dépensé.

Mode de décision :

Nous avons à faire deux types de projets ; ceux que l’on peut décider seul, comme habitant, entrepreneur ou élu et ceux que  l’on ne peut faire qu’ensemble.

Les projets que l’on peut décider  seuls ont cet avantage : ils donnent directement du pouvoir d’achat à ceux qui les mènent à bien, d’autant plus de pouvoir d’achat qu’ils sont efficaces. Et permettent de réinvestir. Pourvu que l’on tienne les comptes de ces actions.

Mais ceux que l’on doit faire ensemble ont le même avantage, collectif et en retour, individuels.

D’où cette idée de mettre au point un compte analytique transition, communal, intercommunal, d’entreprise… permettant de mesurer dans la durée les investissements et dépenses faites, les économies réalisées. Aux deux bouts, l’Etat et les habitants pourraient faire de même.

Agirlocal, ensembles

Ce n’est pas pour ajouter une association de plus que nous avons créé Agirlocal; c’est pour y arriver, ensembles, à écarter la menace climatique.

Pour adhérer: contact@agirlocal.eu